‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 205 sur 225 · XLV. — DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

XLV. — DÉCEMBRE

soustenir la guerre, vous entretiendrez ce propos et scaurez en quelle forme vouldroient cappituler avec moy, et me le ferez scavoir, et je vous feray prompte response. Toutesfois, je croy que nostredit sainct Père, actendu la commodité que luy pourra revenir deladicte ligue, ne fera difficulté y entrer (1).

Monsi^ de Bayeulx, vous ferez mes recommandacions à la Seigneurie et les remercierez de ma part du bon et entier vouloir que je congnois ilz ont à la délivrance de mon seigneur et filz. Et leur direz que ma fille s'en retourne et a laissé mondit seigneur et filz en très bonne disposition et sancté, délibéré de prandre la fortune où il est comme magnanime prince doit faire et en sorte que sa personne n'en vauldra moins. L'Empereur ne s'est jamais voulu condescendre à la raison, quelzques honnestes offres que luy aient esté faictes. J'espère que Dieu ne le obliera et fera délivré par autre voye.

Quant aux foryssuz dontm'escripvez, les instructions précédentes envoiées par delà pour cest affaire, èsquelles les dernières se réfèrent, portent ce que est à faire sur cela, comme j'escriptz à mondit cousin le conte de Carpy, dont vous en envoyé ung double.

Et à Dieu^ Mons»' de Bayeulx, qui vous tiegne en sa saincte garde.

Escript à Lyon, le... (2).

(1) Tout ce paragraphe est écrit en marge de la main de Robertet pour remplacer la phrase suivante biffée par lui. « Au demeurant, quant à ce que me faictes scavoir que, ores que nostre sainct Père ne vouldroit entrer en icelle ligue, que peult estre la Seigneurie y entreroit seuUe pourveu que lui augmentasse l'aide que doiz fournir pour faire la guerre, — et, quanta cella, ce me seroit chose difiîcille pour les affaires qu'ay d'ailleurs, et croiez que m'y suis mise si avant pour le désir que ay de veoir une paix universelle en la Chrétienté et délivrance de mondit seigneur et fîlz qu'il ne m'est possible de plus, — toutesfois, si le principal pourparlé venoit à rompre, je me résouldray en cela pour vous y saistisfàirc. »

(2) Le même ms. 573 contient, intercalé entre les deux parties de cette lettre, un modèle de commission au nom du comte de Carpy, portant qu'il aura pour traiter avec le Pape les mêmes pouvoirs que l'évêque de Baveux pour traiter avec les Vénitiens.

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