‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 215 sur 225 · LU. — 19 JANVIER · texte numérisé non relu

LU. — 19 JANVIER

remectant le demourant à Dieu, auquel gist mon espérance. Et, s'il vient à tant qu'il faille mectre la main aux armes, les efïectz sont casuelz et souventesfoiz est advenu que, à ceulx qui ne veullent entendre à la raison, la malheureté tombe sur eulz.

Mon cousin, jecroy que vous avez fait ce qu'il vous a esté possible de destourner le Pape de faire ce qu'il a fait et qu'il vous a grandement despieu quant les choses ne sont venues ainsi comme les désiriez. Je vous prie de entendre, en ce que possible vous sera, la fin où tend nostredit saint Père et si sa Saincteté a l'ymaginacion que vous m'escripvez que mondit Seigneur et filz pour sa délivrance l'abandonnera et par ainsi demeurera délaissé de tous deux. Vous luy pourrez dire et asseurer que mondit Seigneur et filz ne fera jamaiz riens contre ne au préjudice de l'Église et que, se sa Saincteté voulloit percister en ceste souspeçon, je luy manderay quelque personnage de foy par lequel je luy feray dire choses qui luy donneront occasion de penser le contraire et le divertir de la souspeçon qu'il a de mondit Seigneur et filz.

Mon cousin, j'escriptz à sa Saincteté en respondant au bref qu'elle m'aescript; ma réponce se refert à ce que vous escriptz.

Au demourant, quant à ce que m'escripvez de traicter avec la Seigneurie de Venise et leur envoyer vi^x mil ducatz, ma délibéracion est de traicter avec eulx, ainsi que leur ay fait entendre en respondant à ce que m'ont mandé, et espère, avec l'ayde de Dieu, que ferons un tel effort que noz ennemys trouveront qu'ilz ne sont où ilz pensent [estre].

Mon cousin, ma fille est arrivée d'Espaigne et est icy avec moy. On m'a dit que le bruyt court en Itallye et ailleurs que mondit Seigneur et filz est d'accord avec l'Empereur. Ce sont parolles pour parvenir à ses fins. Je croy que les sages qui congnoissent les faintes espaignoUes n'en croyent riens.

Priant Dieu, mon cousin, qui vous tiegne en sa saincte garde.

Escript à Saint Just sur Lyon, le xvine jour de janvier.

LOYSE. ROBERTET

LU

19 janvier 1526.

Jean-Joachim à Brinon.

Ar. Nat. J 965, 2, 11 (dans J 966). — Original.

Au dos : AU excellentissimo mio Signer osservantissimo, el signer de Veillaines, primo présidente di Roan, primo consegliero

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di Maclama Régente, cancelero d'Alanzon et ambasciatore di Francia in Angliterra.

Signor mio observantissimo. Da Ronciglion el tredece del présente scrissi a V. Excellencia quanto al' liora conveniva. Ho poi ricevuto le doe sue humanissime lettere, l'una del v, l'altra del viiii ; et, a quelle hora respondendo, imprima dico che a Madama, si corne son stati l'altri, fu accettissimo el discorso per Monsi'e rever^o Legato fatto a V. Excelcia, del quale et de la sua bona voluntà verso lei dil Re christianissimo et sua libération, appresso l'havere molto ringratiata sua Signoria reverma, la prefata Madama quella prega al voler cosi continoar', come de lei spera, confida et si promette.

Monsi'e Figulelm', bene espedito de lettere et d'instruttion de Madama, hoggi s'è partito de quà per condurse a la maggior diligentia ch' el potrà da Mons'"" revern^o Legato. Et, perche V. Excel^ia da lui il tutto iutenderà et vederà, penso per questo mancho fastidirla con sta mia lettera, in conclusion' perô dicendo che, attesala diffidentia che mostrano haver' el Papa et Venetiani, se quel serenissimo Re, segondo la lor demanda et desiderio, volesse cusi declararse in la liga, com' el nostro bisogno, anzi de la comun' et universal' causa, veramenti sarebe, tal déclaration', con alcuna contribution', renderebela cosa, non solo de difficile facile et de dubia certa, ma in ogni sua pane, segondo l'aviso et juditio générale, de periculosa secura la farebe; et, da quella saldata et messa in opéra, più sicuramenti si potrebe intendere in l'altra impresa claquai lato persuasa; in exécution delà quale, se questa d'Italia non procède o non concorre, mi par' veder' grande difficultà. Adunque, V, Excel«ia, che meglio di me intende l'importantia d'il negotio, per la conclusion' de quello sapera molto ben fare et le conveniente persuasioni et le opportune remostrance. Et intenderà ch' infîn' aqui le ministri de rimperator' non fanno pur un solo segno di voler dissolver' l'esercito che tengono in Lombardia, anzi, ogni di più stringendoel castelo di Milano da loro assediato et serrato, intendeno al fortificare et con ogni diligentia vittuagliar'le terre delà Duchi a comeLodi.Cremona, Pavia et l'altre terre guardabile; il che si fa più chiari che l'Imperator', secondo la domauda del Papa^ fra il tempo di dui mesi a lui assignati et che spirano el xnno del scguente mese, non dissolverà l'armala sua et meno lassera la duchia di Milan' pacifica al duca di Baril ; dalche troppo chiaramente si cognosce de l'intention' et animo suo, disposto ettendenteà la monarchia. Ma se l'imprese et. discgni soi, con l'auttorità et possanza di quel seren^o Re, mosso

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