VI II BIBLIOGRAPHIE
British Muséum ou Record Office, dont M. Brewer a publié les analyses.
§ 2. DÉPÊCHES ANGLAISES. — Apart uuc OU deux cxccptions, toutcs les dépêches anglaises dont nous avons eu connaissance sont analysées dans les volumes m et iv des Lettres et Papiers d'État. La presque totalité en est tirée du British Aluseiun ou du Record Office ; quelques-unes seulement ont été empruntées à d'autres collections, en particulier à la bibliothèque de l'Université de Cambridge.
La publication de M. Brewer nous a été de la plus grande utilité et nous aurions mauvaise grâce à la critiquer; toutefois, et il ne pouvait en être autrement dans un travail aussi vaste, il faut reconnaître qu'en dépit de sa connaissance approfondie des événements et des hommes de cette époque, M. Brewer a commis parfois des erreurs de date et d'attribution ; nous aurons à en relever plus d'une au cours de ce travail.
Pour les documents du Record Office, le recueil de Brewer sert de catalogue ; les dépêches y ont pour cote les numéros même qu'elles portent dans cet ouvrage. Au British Muséum, la plupart des pièces utilisées par nous se trouvent en original dans les mss. de la Bibliothèque Cottonienne. : les dépêches relatives aux affaires de France sont dans la série des Caligula,, celles d'Italie dans les Vitellius, celles d'Espagne dans les Vespasien, celles des Flandres dans les Galba. Seule, Ja série des Vespasien n'a pas eu à soufïrir du célèbre incendie qui dévora une partie de cette collection. Les papiers des trois autres séries sont tous plus ou moins endommagés. Le mauvais état dans lequel ils étaient restés adonné lieu assez récemment à la mise en ordre des fragments conservés ; il en est résulté la création d'une nouvelle pagination qui ne concorde plus avec les références des ouvrages un peu anciens et notamment avec celles de Brewer. Aussi avons-nous pris soin d'indiquer à la fois les deux paginations en mettant l'ancienne entre parenthèses.
Beaucoup de ces pièces ont été intégralement publiées. Sansparler du recueil de Rymer où sont éparses quelques lettres missives, celui des State Papers de la Commission royale et celui des Original Letters d'ELLis contiennent un grand nombre de dépêches des années 1525 et 1526. De plus, Fiddes a donné à la suite de sa Vie de Wolsejj quelques pièces intéressantes depuis reproduites par Galt.
Enfin, il ne faut pas oublier que la Bibliothèque Nationale possède les copies de Bréquigny qui sont encore fort commodes.
§ 3. Dépêches italiennes. — Des documents italiens, nous no connaissons que ceux qui ont été publiés.
BIBLIOGRAPHIE ÏX
Des dépêches d'origine romaine sont imprimées en assez grand nombre dans le recueil des « Lettere de'Pvincipi », en particulier beaucoup de lettres du dataire Giberti et quelques autres de J.-B. Sanga, de Fr. Guicciardini, de G. Monti. La correspondance du comte CASTiGLiONE,nonce de Clément VII en Espagne en 1525, aété publiée, mais elle est presque sans intérêt pour nous, la première lettre qu'elle contient étant du 13 décembre 1525.— Dans ses Documenti stoviei, Molini a donné des pièces tirées des manuscrits de la Bibliothèque Nationale. — Les Négociations de la France avec la Toscane àa M. A. Desjardins contiennent plusieurs dépêches de Giberti, de N. Schomberg et de Léandro de Domo.— Les documents récemment imprimés par M. P. Balan, pour la plupart purement officiels et d'apparat, ne sont guère susceptibles d'utilisation historique.
Pour Venise, on a le Catalogue exécuté au compte du gouvernement anglais par Rawdon Brown; il renferme les analyses de beaucoup de dépêches envoyées par les ambassadeurs de la Seigneurie à leur gouvernement ou par celui-ci à eux. Malheureusement, si l'on excepte les lettres d'Andréa Navagero, pour lesquelles M. R. Brown a eu à sadisposition des copies exécutées par Cicogna, toutes ces analyses ont été faites à l'aide du Diario de Marino Sanuto ; or, c'est Là une source qui, malgré sa valeur et son utilité incontestables, ne doit pas inspirer une confiance aveugle. Il convient donc de ne se servir du Catalogue vénitien qu'avec pru- (lence. — Quant aux deux recueils de relations vénitiennes, celui d'Alberi et celui de Tommaseo, comme il ne s'y trouve aucun rapport des années 1525-26, le profit que nous en avons pu retirer a été médiocre.
La Confession de Morone, successivement publiée par M. T. Dandolo et M. G. Mueller et analysée par M. de Gayangos, est un document qu'on ne saurait négliger. D'ailleurs, c'est à peu près la seule pièce de provenance milanaise qui nous ait rendu de réels services. Passé celle-là, les nombreuses publications suscitées en Italie par le nom de Morone ne nous ont fourni que des documents presque toujours sans date, médiocrement intéressants, et auxquels nous aurons rarement à nous référer.
§ 4. DÉPÊCHES espagnoles.— Làencore il existe un Catalogue dressé par les soins du gouvernement anglais. Ce travail a été fait par deux érudits : au premier, A. Bergenroth, sont dus les tomes 1 et n, ((ui vont jus(|u'à l'année 1525 ; le second, P. de Gayangos, a continué le recueil, ([ui est encore en cours de publication. De