‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 5 sur 225 · X BIBLIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

X BIBLIOGRAPHIE

l'œuvre de Bergenroth, il n'y a rien à dire : ses analyses sont claires et nous n'avons aucune raison d'en suspecter l'exactitude. 11 n'en est pas de même de celles de M. de Gayangos ; à dire vrai, ce sont moins des analyses que des traductions à peu près intégrales; mais elles manquent trop souvent de fidélité : les libertés que prend avec les textes M. de Gayangos vont quelquefois jusqu'à en dénaturer complètement le sens. Les invraisemblances et les contradictions dont fourmille le tome m du Catalogue Espagnol avaient déjà éveillé nos méfiances lorsque les critiques de M. Friedmann dans son Histoire d'Anne Boletjn (t. i, p. xni) vinrent nous montrer que d'autres que nous tenaient suspecte cette publication. Pour la contrôler, dans l'impossibilité où nous étions de recourir aux originaux espagnols ou flamands, dispersés dans les dépôts d'Espagne, de Belgique et d'Autriche, nous nous sommes servi des copies de Bergenroth, acquises après la mort de ce savant par le Musée Britannique. Nous avons pu ainsi vérifier le bien fondé des reproches de M. Friedmann et travailler sur des textes, sinon parfaits, au moins très supérieurs aux analyses de M. de Gayangos. Ces copies (Add. mss. 28574 et 28575) contiennent presque toutes les lettres du duc de Sessa, celles- des Commissaires Flamands et quelques dépêches de Najera, de Sanchez etc.. Un autre ms. Add., le 28173, formé de transcriptions faites à Bruxelles, fournit un second texte des lettres des Flamands. Ajoutons que le Musée Britannique ne possède de la sorte en copie que la moitié à peu près des pièces du Catalogue Espagnol ; pour le reste, c'est-à-dire pour la plupart des lettres de Praet^ de Najera, de Sanchez, de Lope de Soria, etc., nous n'avons eu à notre disposition que les médiocres traductions de M. de Gayangos. — Le récent ouvrage de M. A. Rodria;uez Villa nous aurait été fort utile en cette occurrence si cet auteur n'avait jugé bon de se borner à de simples extraits ; la chose est d'autant plus regrettable que plusieurs des citations ainsi choisies par M. A. Rodriguez Villa sont tirées de dépêches que M. de Gayangos a omises dans son Catalogue ; dans les mois sur lesquels ont porté nos recherches, on peut relever au moins quinze lettres dans ce cas.

Avant le Catalogue Espagnol, une partie de la correspondance des ambassadeurs de Charles-Quint avait été publiée par Lanz, Bradford et Leglay.

Page 1