‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 68 sur 225 · LA PAIX PUBLIÉE A LONDRES (-0 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

LA PAIX PUBLIÉE A LONDRES (-0 SEPTEMBRE

Régente poursuivait des négociations en Angleterre et se résignait à payer de grosses sommes à Henri VIII, c'était non seulement afin d'être assurée de la paix de ce côté, mais encore et surtout parce qu'elle espérait que la crainte de voir les Anglais s'unir à ses ennemis rendrait l'empereur plus traitable et hâterait la délivrance de François 1er. Or, ^ ce dernierdessein, qui était certainement celui que Madame avait le plus à cœur, un traité secret n'était d'aucune utilité; la publicité seule de la paix de Moore et sa prompte connaissance par Charles-Quint présentaient tous les avantages que recherchait la mère du roi de France.

Brinou et Joachim exécutèrent les ordres qu'ils avaient reçus; jusqu'au dernier jour ils ne cessèrent de solliciter une prompte publication des traités. Leurs efforts furent à la fin couronnés de succès :1e Cardinal, d'accord avec le Conseil d'Angleterre, accorda que la paix serait publiée huit jours après sa conclusion, soit le mercredi 6 septembre. Au reste, en renonçant ainsi à faire de la remise des ratifications françaises la condition préalable de la publication, Wolsey exigea une garantie : ce fut de retenir les ambassadeurs comme otages jusqu'à ce que Madame ait délivré ces ratifications, qui comprenaient, en même temps que sa confirmation des traités, les obligations des Princes et des Villes, et les approbations des Parlements et des États. Il fut convenu en outre que réciproquement la publication de la paix serait faite en France dans le même délai qu'en Angleterre, et, pour que cette condition sortît effet, les négociateurs français durent prendre sur eux, sans en référer à la Régente, d'ordonner cette publication aux gouverneurs de Picardie et de Normandie (1).

Quant à l'Angleterre, tout s'y passa ainsi qu'il avait été convenu : les traités furent publiés à Moore le mercredi 6 septembre (2) et trois jours après, le samedi 9, on les promulgua au son des trompettes dans la ville de Londres (3).

(1) Lettre du 3 septembre, P. J., xxn.

(2) Le procès-verbal de cette publication se trouve au lî. M. ms. Harleian 442, f57.

(3) Briiion et J. Joachim à Madame, 9 septembre, P. J., xxvi. — Hali, (p. 705) rapporte cette proclamation k Londres au 8 septembre. — M. Biîkwhk (TV, 1633) doime sous la date du 8 septembre le cérémonial de la ratification du traité de paix à Grcenwich; cette pièce, fort mutilée, ne porte aucune date, mais on ne peut l'attribuer au mois de septembre; on sait, en effet, qui^ la ratification du roi d'Angleterre ne devait être donnée ([ne contre la rcniisc préalable des confirmations et obli.a:al ions- françaises, et, en fait, nous verrons qu'elle n'eut lieu que le 28 avril 1526. C'est donc à cette dernière date, et non au mois de septembre 1525, qu'il convient de la rapporter.

CHAPITHE V

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