‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 76 sur 225 · PENSIONS DES SEIGNEURS ANGLAIS · texte numérisé non relu

PENSIONS DES SEIGNEURS ANGLAIS

130.857 écus à la couronne le total des versements à effectuer entre les mains du Cardinal. Il fut d'abord question d'acquitter cette dette dans un délai de cinq ans, mais les Français obtinrent qu'on l'étendît à sept ans (1). Dès lors, il convenait d'y ajouter la somme qu'atteindraient durant ces sept ans les 12.000 livres de l'indemnité de Tournay et les 2.800 de la pension ordinaire, soit 103.600 livres ou 59.200 écus à la couronne; on arrivait ainsi à 190.057 écus à la couronne qui, répartis sur sept exercices, donnaient des annuités de 27.151 écus à la couronne ou 25.000 écus au soleil. Ces 25.000 écus étaient payables (comme les 100.000 écus du roi d'Angleterre et les JO.OOO de la reine Marie) aux deux termes de mai et novembre, le premier terme étant celui de novembre 1525 (2). On ne passa pas de convention à ce sujet; mais, W'olsey ayant demandé des sûretés (3), Madame confirma par ses lettres patentes du 17 décembre 1525 les engagements qu'avaient pris en son nom les ambassadeurs français (4). D'ailleurs, afin de se conserver quelque moyen d'action sur Wolsey, ces derniers ne lui délivrèrent pas cette pièce avant que le roi d'Angleterre eût ratifié les traités (5).

Il en fut des pensions dos seigneurs anglais comme de celle du Cardinal : on n'en acquitta point les termes échus depuis 1521. Les ambassadeurs promirent simplement que leur gouvernement les servirait de nouveau de la même manière qu'il faisait avant la guerre; encore faut-il ajouter qu'ils déclarèrent qu'il n'en serait ainsi qu'à

(1) Biiuoii el J. Joncbiin à Madame, 3 septembre, P. J.. xxii.

(2) Ut sup., P. J., XXII et XXIV.

(4) RvMER, XIV, 100. — Il y a entre les ehiffres fournis par cette pièce et ceux que nous avons donnés plus haut d'après les lettres des ambassadeurs des différences sensiljles; elles doivent être attribuées à ce qu'on n'y a pas len\i compte des termes de l'indemnité de Tournay et de la jiension ordinaire qui devaient échoir pendant les sept ans. Il ne s'agit en effet dans cette reconnaissance que des termes arriérés de l'indemnité et des 100. OOU écus. En fait, Wolsey reçut chaque année 25.000 écus au soleil (cf. B. N. ms. fr. 12.158, passim). Il est à remarquer que ces écus ne lui furent comptés que 38 sous tournois, comme ils l'étaient au roi d'Angleterre, tandis que leur cours légal en France était plus élevé. — Sur les paiements faits à Wolsey, cï. aussi Joacbim au Grand Maître, 5 mars 1530, ut sup.

(5) Cf. Brinon et J. Joachim à Madame, 30 octobre, P. J., xxxiv.

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