‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 93 sur 225 · OBLIGATION DE FRANÇOIS I"' (17 MARS 1Ô:2G · texte numérisé non relu

OBLIGATION DE FRANÇOIS I"' (17 MARS 1Ô:2G

A la date du 19 janvier, il était décidé à la cour de France que M. de Vaulx serait dépêché en Angleterre dès que ces pièces auraient été réunies (1). Elles ne le furent qu'après le 7 mars., lorsque Bordeaux, Tours et Rouen eurent enfin souscrit l'obligation réformée qu'Orléans avait consentie le 3 du même mois (2i. — Cependant, Madame, suivie de toute la cour, s'acheminait à petites journées vers la frontière d'Espagne où devait s'effectuer la délivrance de son fils. J. Joachim faisait partie de sa suite; la Régente, après lui avoir donné son congé vers le milieu de février, se ravisa et le retint auprès d'elle jusqu'à l'élargissement du Roi ; en attendant, on expédia par un autre messager les actes de ratification et d'obligation réclamés par Brinon (3).

Ce dernier avait réussi à faire reculer au 10 avril le terme des délais de livraison, mais le silence gardé sur les traités aux États de Normandie du l^r mars faillit créer de sérieuses difficultés : revenant sur ses promesses du 10 février, le Cardinal déclara le 2 avril à l'ambassadeur que, si on ne fournissait pas la ratification de ces États, les traités ne seraient ni confirmés ni jurés par son maître; pour la remplacer, il n'exigea rien moins que la ratification de François l"" lui-même et le président de Rouen fut dans la nécessité d'écrire à son gouvernement qu'on lui fît parvenir en toute diligence cette dernière pièce (4).

Ce fut deux semaines après que Jean Joachim arriva enfin à Londres. Sa dépêche s'était trouvée retardée par les fêtes de Pâques et une indisposition de la Régente ; du 17 mars, où François 1er était entré dans son royaume, elle avait été remise de jour en jour jusqu'au 7 avril où Vaulx reçut définitivement son congé du Roi et de sa mère. Il apportait avec lui deux pièces très importantes. L'une était la promesse autographe de François lei- et l'autre une obligation en forme de lettres patentes par laquelle ce souverain s'engageait à payer au gouvernement anglais les deux millions

(1) J. Joachim ;ï Briiion, 19 janvier, P. J., lu.

(2) Obligation d'Orléans, 3 mars. Rymer, xiv, 123; de Bordeaux, 7 mar.s. 'Ij'd,, 124; de Tours, 7 mars, ibid., 125; de Rouen, 7 mars, iOid., 126; — Madame accorda le 16 février des lettres patentes d'indcmuilé aux gens d'Orléans, qui furent enregistrées le 14 mars au Parlement (Ar. Nat. Xia 1529, f" 181 r" et V»), et le 13 mars des lettres semblables à ceux de Tours, qui furent enregistrées le 14 mai, (/(/., ihid., f"^ 181 v» et 233 r» et V).

(3) Dans sa lettre du 2 avril, Brinon écrit en cSet que toutes les « ratifications sont entre ses mains, fors la ratification de la ville de Bordeaux, que M. de Vaulx a retenue )\ Brinon à Ilobertet, 2 avril, P. J., lix.

(4) Id., Ihid.

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