‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 92 sur 225 · BRIXOX ET LES ANGLAIS · texte numérisé non relu

BRIXOX ET LES ANGLAIS

le pria de solliciter une prorogation au 30 mars ou du moins au 10 du même mois (1).

De son cùtè, le président de Rouen s'occupait d'assurer la ratification des traités par le loi d'Angleterre II (Uit le 10 fé\-rier une entrevue avec le Cardinal et lui communiqua une lettre de Madame où celle-ci annonçait qu'elle enverrait les obligations des Villes (( dedans le terme prorogé ou peu après, fors celle des Estatz de Normandie ». Wolsey dit alors qu'il s'emploierait à retenir son maître pendant quelques jours encore à son château deGreenwich, qu'il était sur le point de quitter, et qu'ainsi, dès que les obligations seraient arrivées de France, on pourrait procéder à « la solennité du serment ». L'ambassadeur saisit cette occasion pour faire observer que la réunion des États de Normandie était une opération fort longue et que MM. de Maulevrier et de Lisieux, désignés pour les tenir, ne pourraient se rendre « si tost » dans la province. Il en profita pour demander au ministre anglais que son gouvernement voulût bien se contenter pour le moment de la remise des autres obligations et approbations en échange de la ratification et du serment du Roi. Celui-ci y consentit : il fit même une autre concession, qui était que, si l'on n'apportait point de France la confirmation autographe de François le'*, il suffirait d'en fournir « le blanc emply » (2). — Quelques jours après, le 13, le président de Rouen fut mandé à Greenwich. Il y obtint du Roi lui-même des promesses analogues ; Henri prit fort bien ce qui avait été fait à Paris pour l'obligation de la ville et promit de ne pas différer « la sollennité des sermens de ne fournir et bailler ses ratifications » à cause du retard apporté à la tenue des États de Normandie (3).

Il ne s'agissait donc plus que d'attendre les obligations des Villes et les approbations des Parlements qui n'étaient pas encore parvenues à Londres.

(Ij J. Joacliim à Brinon. 3U janvier, P. J., uv. Vaulx loeommanda d'ailleurs à son collègue de ne pas souffler mot en France de la prorogation qu'il obtiendrait : ce silence devait avoir pour ofîel de rendre les agents français plus diligents.

(2) Brinon à Madame. 11 lévrier. P. J.. i.vi.

['^) Le même à la même, 14 février, P. ,).. i.vii.

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