‹ La politique monétaire du BrésilChapitre 3 sur 86 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

l'oUVERTURE DES ports BRfelLIENS EN 1808

Au commencement du xix" siecle, et au point de vue de la circulation, le Bresil pouvait se diviser en trois zones bien tranchees : les vilies commercantes du littoral, la riigion miniere, lereste du pays.

Les vilies, en nombre limite (Rio, Bahia, Pernambuco, Maranhao et Para; Fortaleza, presque rien), centralisaient I'echange . Toutes les transactions avec la metropole y etaient concentrees, et presque tout le numeraire disponible s'y trouvait reuni.

La region miniereetaitsoumisea un regime special. L'etablissementde fabriques, d'usines, de grandes proprietcs rurales logiquement exploitces y etait interdit ; on leur defendait d'acquerir des esclaves,af5a de ne pas faire de tort a Sexploitation des gisements. Tout avail ete organise dans le sens de faire decelleci I'objet qu£.3i exclusif de I'activite des habitants de la region. En outre, les aleas de cette industrie, surtout en sa phase primitive, lui donnaient Failure et I'aspect d'un veritable jeu, et detournaient la population des methodes plus stables et regulieres de I'agriculture et de I'eievage. La pauvrete generale y etait de regie, interrompue par de rares coups de fortune quand un placer nouveau etait decouvert, ou une poche diamantifere de richesse fabuleuse mise a jour. Far contre, la region miniere n'etait qu'une fraction de la contree soumise au regime commun de la recherche intensive des mines ; elle ne representait pas lo % de la surface de la capitainerie de Minas Ge-

raes, a la totalite de laquelle s'appliquaient les restrictions draconiennes des lois inspirees par le mirage de I'or et du diamant. Entravec dans son developpement, une difficulte supplementaire lui etait imposee par la defense de circulation de la monnaie; la poudre d'or et le billon de cuivre y suppleaient, avec les pieces speciales, a cours local, pour le racliat de Tor en poudre .

Pour le reste du pays, ainsi que pour la zone cultivee des districts auriferes moins strictenient soumise a la loi d'exception des provinces minieres, la situation etait dilTerente. L'unite economique etait la f agenda, la grande propriete agricole, autour de laquelle se groupaient les esclaves, les aggregados, hommes libres sans terres, auxquels !e faiendeiro permetiait de vivre dans sa propriete et d'en cultiver une partie pour leurs propres besoins.

ha.faieiida se suftisait a elle meme ; les esclaves exploitaient la terre et en retiraient les produits negociables, sans compter ralimentation de tous ceux qui vivaient sur son sol ; les produits, vendus sur les marches du littoral, permettaient d'acquerir le sel pour Televage, les etolfes et autres commodites; Fexcedenl, s'il n'etait pas perdu au jeu, se transformait en bijoux, en. nouveaux achats d'escUives ou de terres. Cette succession de faits, intermcdiaires entre I'economie naturiste et les echanges compliques d\ine vie plus intense et d'cllbrts plus divises, constituait un cycle parfait, dont le resultat final, en casde succes commercial, se manifestaitparla grande extension prise par les laiifundia et dans le grand nombre de negres employes dans les plantations.

Lesgrandei fortunes de I'epoque etaient done immobilieres, caracterisees par I'exploitation extensive basee sur le travail africain.

Sans emploi fructueux, I'interet etant d'ailleurs condamne pour des motifs re'igieux, le numeraire se rarefiait dans Pinterieur des terres.

Le moyen d'echange, pour solder les operations de simple troc, etait principaletnent le betail. La monnaie refluait done vers la cote .

Trois zones distinctes, par'consequent : les villes commercantes du littoral, ou se centralisaient les transactioos et le numeraire ; la region agricole, sans besoin d'argent, vivant de ses propres ressources naturelles, a vant le betail comme element d'appoint pour parfaire les echanges; les districts miniers, ou le travail agricole etait quasi nul, oil les moyens de subsistance etaient presque tous importes des grandes proprietes environnantes, et pa\'es en poudre d'or, la seule production locale.

Telle etait la situation au moment oil D . Joao, regent du ro\'aume a cause de la demence de la reineD. Maria, quitta Lisbonne, fuyant devant les troupes victorieuses de Junot.

Mille problemes nouveaux devaient etre solutionnes a tres courte echeance, problemes provenant des nouvelles exigences creees par le transfer: de la Cour au Bresil, bientot erigi; en royaume, et des difficultes presque insurmontables issues de la legislation en vigueur .

N'envisageons que le cote economique des faits.

La production des mines d'or etait en decadence depuis pres detrente ans. Pour proteger le commerce et I'industrie metropolitaines il etait defendu d'ctablir au Bresil des fabriques de n'impone quelle sorte, sauf letissage de quelques cotonnades de tout dernier ordre . Les transports se faisaient difficilement par renu-emise des navires portugais, monopole absolu de ce pavilion. Le standard of life des habitants de la Colonic, meme de ceux qui appartenaient aux classes les plus aisees, etait intiniment au dessous de celui des refugies europeens .

Le Prince Regent s'etait fait accompagnerde sa Cour, des bureaux adniinistratifs avec toutes leurs dependances. Les courtisans avaient emmene d'autres familiers ; I'exode s'etait precipite par I'arrivee des troupes imperiales; et les chroniques

du temps narrent que tous les na vires portugais ancres dans le Tage appareillerent avec la flotte anglaise qui portait D. Joao, les deitinees de la metropole et de sa Colonic bientot cmancipee.

Cette invasion dei5.ooo personnes, apres avoir touche barre a Bahia, piinetra dans la baie de Rio le 8 Mars 1808. Le probleme du gite se posa tout d'abord, ct fut resolu par I'occupation, plus ou moins imposce ii I'habitant, dcs meilleures demeures de la viUe. Mais la question la plus serieusc ctait tout autre : il fallait trouver les ressources pour payer V administration, la maison royale, les benefices, les pensions, tout le train de vie, en somme, mene a Lisbonnc. II etait impossible de compter sur des envois de recettes venant d'Europe.

C'etait done sur son propre foods que le Bresil devait vivre et entretenir la Cour portugaise .

Deux grandes mcsures furent prises pour faire face aux difficultes : I'ouverture au commerce de tous les ports bresiliens (i), I'abolition des anciennes entraves mises a Petablissement de fabriques (2).

L'effet de ces decisions ne se fit pas sentirde suite nld'une facon egale. L'ouverture des ports equivalait a privilegier le commerce anglais : seules les flottes britanniques dominaient les mers. Les transports au long cours par vaisseaux portugais diminuerent enormement.

En 1816, apres la paix, aucun obstacle n'empechait !a navigation des autres marines ; le nombre de navires ayant touche alors a Bahia et a Rio se trouve inscrit dans le tableau suivant.

(i) Luttrc Royale Ju 2i: Janvitr iSoii, datcc dc Bahia (:) Decrct du lO'' Avril lU'-'o.

liAIIIA

Entrees

Siirlios

Enliocs

Snrlics

Cabotage par iiavircs portugais . . .

Total

Cette predominance des biitiments anglais etait plus accentuee pendant la duree du blocus continental. Une mesure speciale, fruit de la reconnaissance de la Cour de Lisbonne envers ses allies seculaires qui venaient de lui rendre encore un service signale en operant le transfert de la Famille Royale a Rio, fut un decret-du 19 Fevrier 1810, par leqael les droits de douane de 24 "/„ furent abaisses a i5 °/„ pour les marchandises anglaises. Celles-ci payaient moins que les arrivages de Portugal, qui acquittaient 16 °/o ; cette situation anormale cessa en 18 1 8, date de I'egalisation des deux taxes a i5 7o-

La liberte d'etablir au Bresil de nouvelles industries ne pouvait pas produire dti resultats immediats. De telles organisations ne s'improvisent pas. Ni capitaux, ni personnel specialistc, rien ne se trouvait au Bresil pour fairc surgir du jour au

lendemain les manufactures que Portugal lui exportait auparavant .

La conjonction des deux ordres royaux, sur la liberte de trafic maritime et la liberte de fabrication, ne pouvait done, dans les premiers temps, que produire une seule consequence: transferer aux Anglais le monopole de commerce dont la metropole avait joui jusqu'alors. L'activite manufacturiere de la Grande Bretagne lui conferait les avantages d'une production a meilleur compte, surtout comparativement au Portugal. La protection douaniere, dont les chill'res representatifs ont deja ete cites, la privilegiait encore. Finalement, la demande, intensifiee par Tarrivee a Rio d'une grande masse de consommateurs exigeants, et surtout^par la rapide contagion de leur example sur une masse quatre fois plus grande d'anciens habitants de la ville, venait encore augmenter le champ commercial ouvert aux lies Britanniques .

Une grande et subite augmentation des engagements visa-vis de PEurope en resulta, sans la contrepartie d'un developpement correspondent des productions locales. Toutes les tentatives faites par le Regent viserent relever le niveau moral el intellectuel de la Colonie ; les efforts pour rendre plus active I'utilisation des ressources du Bresil ne furent pas tons egalement heureux, et, surtout, ne purent produire leurs consequences qu'a longue echeance. Une periode de crise dans la balance des comptes etait done le coroliaire force du nouvel ordre politique .

Pour subvenir aux exigences de la situation financiere, les droits de douane furent eleves a 24 %, mais les deux exceptions ouvertes pour le Portugal (qui paj'ait 16 et I'Angleterre (qui ne payait que 1 5 "Iq) diminuerent le rapport de ces appareils fiscaux.

La contrebande, impossible a reprimer le long d'un littoral accostable de plusieurs milliers de kilometres et sans navires douaniers, etait rendue plus facile par la pratique

adoptee de rece\-oir sans paiement d'impots routes marchandises etrangeres importees par rintermediaire du Ponugal, Tallegation ctant faite que les taxes en question avaient dii etre acquittees a I'entree de ce pays ; de la sorte, toute espice de fraudes se commettaient sur le continent, pour permettre Tarrivee des marchandises, a Rio ou a Bahia, franco de droits.

Les anciennes sources productrices de recettes ne pouvaient se developper d'un bond, etsuffireaux nouvelles depenses. Una crise budgetaire extremement grave pesait constamment sur les deliherations gouvernementales.

Un vice de la circulation monctaire, preccdemment cite, venait aggraver I'etat des choses . Le rapport de Tor a I'argent etait de 12 ' ', dans les pieces d'or nationales, et de i3 dans les pieces coloniales ; premiere cause d'exportation de la monnaie nationale de plus haute valeur que sa concurrente, des que les affaires s'etablirent sur un pied commercial comparable a ce qui se passait dans le reste du monde. Cela ne s'etait pas encore fait jusqu'en 1808, a cause de Texclusivisme regnant entre le Brcsil et sa metropole. D'un autre cote, la piece coloniale elle memese basait sur une appreciation de Pargent, vu que le rapport existant de 13" ,, etait inferieur a celui qui dominait le marche mondial des metaux, rapport egal a i5,6i vers 1808. Mais par une contradiction curieuse de la loi de Gresham, la monnaie d'or continuait a circuler : phenomene attribuaBle a la rarete du metal blanc sur les places bresiliennes, a la difficulte des transports maritimes et au manque de renseignements precis sur ces problenies financiers de place a place . Ce fut, neanmoins, un simple ajournement, car un moment survint oil Texode s'etablit et priva le Bresil presque entierem.ent de toute monnaie d'or.

La circulation et le developpement des recettes etaient done les deux preoccupations dominantesde I'activitc du Gou-

vernement regentiel. Examinons les mesures adoptees pour faire face aux difficultes.

Des i8o3 (3), dans le nouveau reglement des mines d'or suggere par la de'cadence progressive de I'exploitation, un article special condamnait la circulation de Tor en poudre ou en barres, comme monnaie ; mais cet ordre resta lettre morte, par Fimpossibilite generale d'executer les auires articles du reglement. Peu apres son arrivee a Rio, le Regent ordonna que les fonderies d'or fussent pourvues du numeraire indispensable pour le rachat de la poudre d'or et des barres qui continuaient a s'echanger couramment (4). Le stock metallique du Tresor Royal etait trop faible pour pouvoir subvenir a une telle demande de monnaie. II fallut rapporter cette decision et transferer Toperation a I'activite commercial. Un decret ordonna la creation d'une banque d'echange a 100 contos de riis de capital, dont la mission serait recevoir les barres et les payer en especes monnayees (5). Un autre ordre prohiba la circulation de I'or en poudre, ne permettant que celle des monnaies legales ; pour attenuer le manque de metal blanc il fut ordonne d'acheter les pesos espagnols et de les poinconner a raison de 960 reis (6). Un delai de trois mois etait concede pour la presentation de la poudre d''or aux fonderies afin d'y etre transformee en barres; seules les fractions de moins d''une once pourraient circuler. Le manque de numeraire pour les echanges aux fonderies avait etc prevu ; en pareil cas on emplissait des modeles imprimes de traites sur les Juntas da Fa\cnda des capitales des Capitaineries ou sur le Tresor Royal ; ces traites seraient acceptees partout comme monnaie. Ce fut le premier exemple au Bresil d'une circulation fiduciaire emise sur base metallique.

(3) AlvarA du t3 Mai if-io3. • " (-j) Decision du 2 Avril i8o3.

(5) Decret du 4 Aofit ifioO. La banque fut fondce, m.Tis apres dc mauvaises affaires elle fut dissoule par decret du 5 Septcmbrc lUn.

(6) Alvara du i=r Septembrc 1808.

La production des mines continuaii ii decroitre et Pon vit bientot emettre des billets de depot de poudre d'or pour des valeurs infimes, a partir de i vintem de I'oi/ava ou 112 milligrammes). Par le meme decret, il etait interdit a Minas Geraes d'accepter comme monnaie les pesos contremarques, leur entree ou leur sortie des limites de la Capitainerie etant absolumentdefendue, le stock existant ne devant circuler que comme monnaie regionale, tout cela parce qu'on avait decouvert un grand nombre de pieces fausses de cctte monnaie (7) et surtout parce que la marge entre le prix d'achat de I'argent par le Gouvernement et la nouvelle valeur marquee au poincon etant tres grande, 200 reis, le Tresor voulait en etre le seul beneficiaire, en etant a Minas le seul vendeur d'especes.

Cette situation ne pouvait qu'empirer. Les petiies coupures imprimees pour le troc de I'or en poudre furent de suite falsifiees, car elles avaient ete faites sans la moindre precaution centre cette speculation illicite. Le nouveau type de billet grave (8) ne corrigea que partiellement le mal. Peu a peu, les connaissances commerciales se developpant, la marge de benefice du Tresor sur les pesos et sur le billon parut trop elevee, d'autant plus que la guerre de la Peninsule, ou les soldats anglais recevaient leur solde en cette monnaie, en faisait refluer naturellemcnt une certaine somme vers le Portugal et de la au Bresil. II fallut elever le prix d'achat du metal blanc : la circulation speciale des regions minieres 'pour Tachat de Tor fut poinconnee avec 6 7j °/o d'augmentation de tarif (9) ; les especes espagnoles furent tarifees, pour Tachat, a 700 reis d'abord ( to) a 800 reis ensuite (11) et a 820 reis (12); I'avant dernier chilTre, d'ailleurs, etait adopte en Portugal des le decret du 17

'(7) Alvara du I2 Octobro iftoS.

(8) Ordro du 15 Juin 1S13.

(0) Alvard du 18 Avril I'Joi).

(10) Circuiaire au 6 Juin 1805; ordrc adminUlratif du n Mai tCrt).

(11) Ordre du 19 Juin iftxi.

(i;) Ordio du 13 Scptembre 1819.

Octobre 1 808, mais ne s'appliqua au Bresil que quand la circulation locale commenca a recevoir des pesos en plus grand nombre.

Le billon fut unifie par la meme occasion, et on poinconna les anciennes pieces de 40 reis au double de la valeur nominale primitive. II en resultait un double benefice : pour la valeur nominale actuelle des pieces et pour leur frappe future. La mesure, en soi, etait desastreuse, car elle ouvrait la porte aux poinconnages faits par les particuliers, et donnait naissance a la crise monetaire du billon dont nous parlerons bientot. '

Les consequences de cette legislation se firent sentir en peu de temps. Le gain obtenu par I'achat des pesos' et leur mise en circulation avec augmentation de valeur nominale etait un appat pour un Tresor anemie, toujours a court d'argent et qui en avait constamment besoin pour les depenses locales de reorganisation administrative et pour Pcnvoyer aux troupes afin de soutenir la lutte contre Napoleon. La piece espagnole n'a3'ant que ''/,„ de fin contre les "/,, de la piece portugaise, I'operation permettait d'acheter avec 6I400 d'or huit pesos, lesquels apres le poinconnage a gi5o reis valaient 7$68o, et ne contenaient que le metal fin correspondanta 7S340 de monnaie locale. II est vrai que I'affinage des metaux etant imparfait, le titre des pieces d'or n'etait pas rigoureusement de "/si ou 0,91666, mais oscillait entre 0,905 et 0,914; de meme pour I'argent, qui marquait de 0,907 a 0,888, au lieu de 0,91666.

La difference n'en etait pas moins assez considerable pour tenter des financiers peu scrupuleux dans I'embarras, surtout lorsque derriere eux se trouvait la tradition seculaire du Portugal sur les alterations monetaires.

Le benefice de ces agissements, qui durerent de 1810 a 1827, fut de 1 .348:692$oo5 sur une somme de 1 5.234:982$o8o, valeur apres poinconnage.

Get expedient vereux avait pour motifs avoues le manque presque absolu de monnaie divisionnaire, et la necessite de rendre les transactions plus faciles (i3; ; Pallegation faitc (itait exacte en partie. Mais ie revers de la mtdaille se momra sous peu. La circulation locale composee maintenant de pieces d'or et d'argent permettait le libre jeu des rapports commerciaux entre les deux metaux. L'or se trouvait deprecie vis-a-vis de Pargent, le rapport entre eux etant de 1 2 et de 1 3 selon les monnaies; il etait acquis sur cette base et expoite en Europe oia son veritable niveau se retablissait sur la base d'environ iii. Le benefice obtenu par I'adulteration des monnaies etait depasse par les inconvenients de Texode de l'or. Plusieurs causes tendaient a presser le mouvement de sortie : les depenses militaires dans la Peninsule, I'agio du metal a Londres (41% en 1 81 3), centre principal de nos achats de marchandises. Et cela, malgre une balance des comptes favorables au Bresil pendant presque toute la periode, comme le prouve le tableau suivant ou se trouvent les chiliires de quatre annees, cites par Mr. Vieira Souto en son etude sur le Commerce International du Bresil.

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