‹ La politique monétaire du BrésilChapitre 5 sur 86 · EN PENCE · texte numérisé non relu

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Peu a peu, la circulation metallique se reduisit a celle de I'argent, et bientot celui-ci meme vint a manquer. Des 1818 (14) I'envoi de numeraire Tut defendu pendant liuit mois, a cause de la disette de monnaie regnant a Rio ; la mesure fut maintenue en 1820, pour un an,mais pratiquement sans fixation de terme(i5) et sucessivement renouvelee en 1822 et 1826 (16).

Pour la sortie du metal blanc, un nouvel element entra en jeu : le papicr-monnaie.

Des 1771,1'administrationdudistrictdiamantiferede Minas avail la faculte de tirer des traites pay ables a I'arrivee des fonds

(m) Dccret de 19 Novcinbrc 1818.

(15) Dccret de2oJuin 1820.

(:6) Dcerets de 3 Scplcmbi c 1822 et du 12 J.mvier 182O.

envoyes par PAdminisiration Centrale de Lisbonne. Ges bilhetes da extraccao, tel ctait leur nom, toujours ponctuellement rembourses jusqu'en 1776, circulaient comme monnaie, et etaient mcme recus par le fisc pour racquittement des impots. Mais a partir de cettedate, le remboursement fut fait de facon irreguliere, et la depreciation des billets s'ensuivit : ils baisserent a 30 % de leur valeur en 181G.

En 1780, le gouverneur de la Capitainerie de Minas Geraes, D. Rodrigo Jose de Menezes , a vait propose au Cabinet de Lisbonne un plan d'emission base sur Tor, ctablissant comme monnaie regionale Targent et le cuivre frappes au quadruple de Tor depose en garantie,et creant un papier-monnaie convertissable aux memes termes. La metropole n'avait pas donne suite a I'idee .

Pius tard, les billets des fonderies, crees par decret de i8o3, tires contre les Juntas de Faienda et le Tresor Royal vinrent etablir une nouvelle circulation fiduciaire. Quoique sujeti a de nombreuses falsifications, ils avaient cours dans toute la Capitainerie, et restaient parfois fort longtemps entre les mains du public avant d'etre presentes aux fonderies pour leur remboursement. On les nommait bilheies de perinuta.

Les bilheies da exlraccao comme les bilhetes de permuta etaient, du moins a leur origine, des certifxats de depot negociables. A la longue, ils dcvinrent un veritable titre d'emprunt, gage non par un depot determine, rnais par la masse generale de I'actif des administrations' contre lesquelles ils etaient tires. De la au papier-monnaie propremeiit dit le pas etait facile a franchir.

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