SOLDES
igoo. Budget-or. . . .
» » papier . .
Of, il faut remarquer que dans les depenses plusieurs credits sont inscrits par exigence de comptabilite, mais qui ne representaient pas des debours du Tresor.Telssont, par exempie, les deux sommes suivantes, qui n'etaient effectivement que des regularisations de comptes :
Paiement de la dette du Banco Hypotliecario cedte
a.\x Banco da Republica. 82.233:o7o$i9S
R6gularisation de la comptabilite du Chemin de Far
Central 9.8i8:972$i39
Le deficit papier de 109.066:7321307 se reduisait ainsi a 1 7. 01 4:6891973, plus que couvert par le solde-or de 8.o63:37i$336, transforme en papier au change moyen de I'annee,
Les changes subirent de violentes oscillations, dues aux agissements des speculateurs, franchement aides par les banques etrangeres, sans element correcteur de la part des interets nationaux. Au contraire, ce role qui aurait du etre devolu au Republica., avait ete ce que nous avons deja decrit au sujet de la hausse de Juillet 1900. Les taux pendant I'annee 1900 furent ceux que nous transcrivons ci-apres, demontrant une tendance manifeste a la hausse .
MOIS
COURS EXTRfi-NtES
MOYES'NE
MOIS
COURS EXTREMES
MOYENNE
Janvier • .
Juillet . .
Fevrier . .
7 iS/iO
Aniit . . .
Mars . , .
Seplembre .
Avril . . .
Octobre . ,
Mai. . . .
Novembre .
Juin . . .
Decembre .
Les causes de cette amelioration sont complexes. Le retablissement de I'ordre dans le budget federal, I'accumulation de ressources a I'etranger, Passainissement de la place de Rio apres la crise des banques, tous ces facteurs exerc=iient leur influence dans le sens de la hausse. La restriction des envois d'or a I'etranger, par suite du funding-scheme et de la baisse des importations, produisait le meme effet. Mais, par dessus tout, I'element preponderant se trquvait dans le developpement extraordinaire des exportations : de 1 899 a I'annee suivante, leur valeur avait presque double, plus que double meme, si I'on reduit les chiffres-papier en monnaie metallique, au change moyen de chacune de ces periodes, plus haut en lyoo qu'en Tannee precedente . Voici, d'ailleurs, les chifFres :
ann6e
CHANGE
IMPORTATIONS
EXPORTATIONS
DIFFERENCE
MOYEN
D'autres mesures etaient en elaboration qui allaient apporter un fort appoint a la situation economique du pays, et que la loi budgetaire enumerait, afin d'autoriser le Gouvernement a agir : le rachat et Taffcrmagc des chemins de fer jouissant
d'une garantie d'interets concedee par I'Union ; I'elevation k 25 "/o de la part des droits de douane payee en or.
En attendant, et comme resultat de la gestion financiere de igoo, quelques donnees numeriques peuvent etre citees.
La circulation au 3i Decembre n'etait plus que de 699.631:719$, en diminution de 34.095:43-^$ sur cel'le existant a la meme date de I'annee precedente.
Le maximum en circulation avait ete atteint en Aout. 1898, 788.364: 6i4$5oo; pres de 89.000 contos avaient done ete detruits, soit par suite du funding-scheme, soit par les amortissements du Banco da Republica. La crise des banques, ndanmoins, avait retarde un peu Pexecution integrale du contrat du i5 Juin 1898. En effet, au change de 18 pence, la diminution du papier-monnaie en cours correspondait environ a £ 6.65o.ooo, et remission de titres du funding, au meme moment, s'elevait deja a £ 7.198.476-8-0.
Le timbre, mieux reglemente et percu, de 9.000 contos montait a iS.ooo en 1900. Les versements des contrats de construction de navires de guerre en Europe etaient pay^s ; I'emprunt de 1897 entierement amorti, dette qui avait exige un envoi de fonds de £ 1. 122.083 en 1899. II n'existait pas de traites du Tresor en circulation. Lescomptes avec le Banco da Republica avaient ete soldes, et le Gouvernement en etait maintenant le principal creancier, tous les prets ayant €ti efFectues avec les ressources normales de I'exercice.
La fermete et I'energie les pli:s severes etaient indispensables pour mener a bien une ceuvre pareille, et de tels resultats ne pouvaient etre obtenus qu'aux depens de bien des soufFrances individuelles, bien des repressions d'abus ou de simples mauvaises. habitudes, enracinees dans les mceurs administratives ou commerciales. Pendant toute la duree de la presidence Campos Salles, ces hostilites ne desarmerent point, et vinrent a provoquer de veritables emeutes. Au commen-
cement, ce fut le commerce, a cause de Textension donnee aux impots de consommation et du systeme draconien choisi pour les perce\'oir. Des reclamations faites au Gouvernemeni en termes aggressifs ne furent pas admises, justement pour cela ; et depuis lors ce fut une lutte personnelle, systematisee, entre le president et les classes productrices, lutte injuste et profondement antipathique aux 3'eux de juges impartiaux, non imbus des passions du moment, car ce president et son ministre des finances etaient en train de rendre au pays tout entier le plus eminent des services que Ton eut pu souhaiter : le retablissement de I'ordre dans les finances, la rehabilitation du credit du Bresil.
La critique des actes etait tellement passionnee, que les verites les plus evidentes, les calculs arithmetiques eux-memes, etaient nies par les elements d'opposition au Gouvernement.
Et ce fut contre le pays tout entier, on pent bien le dire, a.vec le seul appui d'un parti politique qui I'aidait par devoir intellectual, tout en etant tostile au point de vue des methodes gouvernementales d'application des lois, que le president put continuer a developper son programme, dent I'execution loyale du funding-loan n'etait que Pun des chapitres, et meme pas le plus important.
II y eut rarement, dans le cours de I'histoire bresiiianne, un exemple plus flagrant d'une minorite infime, eclairee, energique,clairvo3'ante et insensible a l'injustice,dirigeantavec patriotisme et conscience vers le port de salut les masses populaires, profondement hostiles et aveugles aux services sans pareils qui leur etaient rendus. Entiere justice n'est pas encore faite a cette periode presidentielle ; nous en sommes encore trop rapproches, et les cicatrices des blessures porlees par les evenements de I'epoque sont encore trop douloureuses . Mais elle viendra, et s'imposera avec la serenite et le lumineux raj'onnement des verites indiscutables.
Mais, pendant toute laduree du combat centre le deficit, de 1898 a 1902, aucun repit n'etait concede au Gouvernement, et toutes ses intentions, denaturees a dessein, trouvaient des barrieres pour etre realisees.
U en fut ainsi, notamment, pour la magnifique operation autorisee par le budget de 1900, et methodisee par celui vote pour I'annee suivante, pour le rachat et I'afFermage des chemins de fer, jouissant de la garantie d'interets federale, mesure tentee en 1888 et 1890, mais qui ne put etre menee a terme qu'a partir de 1901 .
Pour provoquer la construction de voies ferrees au Bresil, pays neuf et presqueinconnu, le Gouvernement Imperial avait eii recours a la garantie d'interets concedee a des chemins dont la propriete souvent ne faisait pas retour a I'fitat. La formule adoptee, variant de 6 a 7 % pendant des periodes pouvant aller jusqu'a Go ans, avait produit des resultats desastreux pour le Tresor, sans ameliorer outre mesure la situation des compagnies, dont les lignes etaient trop morcelees pour constituer des reseaux normaux, ou Pamortissement des depenses, les frais d'exploitation et les facilites de progres eussent pu se faire avec le plus grand avantage pour les interets economiques generaux de la region servie, des capitaux engages et du Tresor bresilien.
Un economiste bresilien, Mr. Jose Carlos Rodrigues, directeur et principal proprietaire du Jornal do Commercio, ayant etudie la question a plusieurs reprises, avait propose des plans de rachat, qui avaient naturellement varie d'accord avec les changements survenus dans I'exploitation des lignes, la situation financiere des compagnies, I'etat du Tresor. En 1900, il fut charge par le ministre des finances de reprendre cette etude et d'entamer a Londres les pourparlers indispensables pour racheter les chemins de fer, en constituer des reseaux et les affermer. Apres de longues investigations ct des negociations tres difficiles et laborieuses, une serie de rachats
furent effectues, obeissant a un plan general que le Congres approuva par un article du budget vote en 1901 pour I'annee suivante .
Ce plan consistait a racheter tous les chemins de far jouissant de la garantie d'interets federale mo vennant paiement de leur valeur, en titres-or portant 4 ° '„ d'interets et '/. 7o d'amortissement. Cestitres constitueraient une serie speciale, intitulee Rescission-bonds, qui seraient amonis par le fonctionnement d'une caisse de rachat, creee a Londres, et alimentee par la difference entre les sommes payees comme garantie d'interets et celles exigees par les arrerages de la nouvelle emission, ainsi que par le produit de I'affermage ou de la vente des chemins de fer rachetes, la vente des lignes ne pouvant se faire que pour presser le rachat des titres. La Caisse serait geree par trois directeurs : le delegue du Tresor a Londres, les agents financiers du Gouvernement et un directeur de banque ayant des succursales au Bresil . Tous les irois mois, le Gouvernement aurait a remettre a la Caisse de rachat les sommes percues des chemins de fer, ou les tifres de la Dette achetes avec ce produit, et tous ces fonds seraient deposes a la Banque d'Angleterre, d'oii ils ne pourraient sortir que pour les operations de rachat des Rescission-bonds. Le Gouvernement se reservait le droit de \ endre les lignes, pour un prix jamais inferieur a celui de I'achat, oude les affermer aux memes compagnies qui les exploitaient ou a d'autres, au mieux des inierets de I'operation principale du rachat, et tout en sauvegardant le developpement du reseau national et les garanties d'execution des contrats.
Les depenses de surveillance seraient payees par la Caisse de rachat. Le Gouvernement se reservait en outre le droit de reviser, d'accord avec les autres parties contractantes, les contrats d'affermage en cours, afin de les rendre uniformes oude les consolider avec ceux qui auraient a etre celebres a I'avenir, sous la condition de ne pas diminuer les sommes stipulees a I'origine pour paiement des affermages.
Le resume des operations faites se trouve dans le tableau suivant, qui montre les previsions du negociateur au moment durachat, I'habilite demontree par lui dans les pourparlers, sa prudence dans les calculs d'amortissement.
Toutes les donnees sent relatives a 1901-1902, annees oii les rachats eurent lieu.
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En igoS, un nouveau rachat fut fait, celui de la Southern Brazilian Rio Grande do Sul Railway Company, moyennant emi ssion de £ 2 . o 1 3 . 640 en litres de 4 "/o or .
Ainsi le total des operations etait monte a £ 16.619.320.
Le produit des recettes destinees a I'amortissement et Petat de la circulation de ces titres ont depuis lors varie de la facon suivante :
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