‹ La Politique Orientale de NapoléonChapitre 181 sur 201 · Yuir plus haut, le mémoire Godrika · texte numérisé non relu

Yuir plus haut, le mémoire Godrika

l’opimo>' des contemporains

voudrais bien pouvoir finir et que je ne suis pas même capable de commencer ». Et il conclut : « Le partage de la Turquie européenne est un événement qu’il est à désirer que l’on puisse arrêter en simple projet exécutable seulement dans de meilleures circonstances... 11 doit être présenté à l’Angleterre comme un acte comminatoire, destiné à une exécution immédiate s’il ne produit pas sur elle l’effet de vaincre l’obstination de son gouvernement à refuser à l'Europe et au monde la paix dont l’un et l’autre ont besoin. »

On sait les ré? ’tats de l’entrevue d’Erfurt. Il n’est point question de partage turc dans la convention qui en fut le résultat, et l’Empereur réussit à ne faire à l’alliance russe, encore utile, que des sacrifices insignifiants. Au sujet de la question d’Orient, il réserva tout l’avenir et garantit encore une fois à peu près complètement l’intégrité de l’empire ottoman.

Dans le même temps, Sébastiani, revenu de Constantinople, encourageait les desseins que sans doute Napoléon entretenait sur l’Orient. « Sultan Mustapha régnant n’a point la lumière de son prédécesseur et en a toute la faiblesse. Son règne me paraît devoir amener la fin de cette dynastie ; car, si un mouvement populaire le renversait lui-même et plaçait sur le trône Sultan Mahmoud son frère, la Turquie serait gouvernée par un prince faible, doux et valétudinaire, atteint d’une épilepsie incurable. La famille des Ottomans est menacée de s’éteindre tout naturellement. » Et plus loin : « Le Di van de s’écartera pas de l’union avec la France. Je suis même obligé de dire à Votre Majesté une vérité bien constante et universellement reconnue : l’Europe est pleine d’admiration pour le vaste génie de Votre Majesté ; mais l’Orient reconnaît dans votre personne sacrée l’envoyé de Dieu . . . Les Arméniens, véritablement attachés à la France, la serviraient avec zèle et fidélité, si la France occupait quelques-uns des pays qu’ils habitent. Les Grecs de l’Archipel, depuis la dernière guerre d’Orlof, sont détachés de la Russie et maintenant leurs regards sont tournés vers la France. D’ailleurs, doués d’une imagination mobile et active, ils s’entretiennent chaque jour des victoires de ^ otre Majesté,

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s’exaltent par des récits et nourrissent le désir et l’espoir de faire partie de son vaste empire, surtout depuis la conquête des îles Ioniennes... Les Turcs eux-mêmes regardent tout le reste de l’Europe comme appartenant à la France, et cette opinion est infiniment avantageuse »

Voici enfin un mot que Talleyrand met dans la bouche de l’Empereur. C’était à la veille des négociations d’Erfurt, auxquelles Talleyrand avait été appel'- Sur AdYaive fin

Levant, lui dit Napoléon, il ne faut us presser. Vous

insisterez beaucoup sur cela, car le o i Roumiantzov est ardent dans la question du Levant. . mrez qu’on ne fait rien sans l’opinion publique et r que, sans être

effrayée de notre puissance réunie, 1 „op voie avec plaisir se réaliser la grande entreprise que nous mtoi'tons. La sûreté des puissances limitrophes, l’intérêt bien Tendu du continent, sept millions de Grecs rendus à la ! etc., voilà

un beau champ pour faire de la philand jpn . Je vous donne sur cela carte blanche ; je veux seulement que ce soit de la philanthropie lointaine. Adieu1 2. » C’est tout à fait le ton d’un ajournement aux calendes grecques.

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