‹ La Politique religieuseChapitre 15 sur 92 · XXVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVIII PRÉFACE

services el aux vertus de l'Église. Ce résultai d'expérience, fort désagréable à nos libéraux, leur a fait accuser /'Action française de surenchère. Nous ne les accusons pas de paresse ni de timidité. Qu'ils veuillent bien se rendre compte que nous suivons noire logique ainsi qu'ils ont suivi la leur. Ces Messieurs deva'enl se borner à promettre au clergé catholique une situation égale à celle des rabbins el des pasteurs du saint Evangile; mais, de son côté, le nationalisme français avait le droit de reconnaître une dignité politique et morale unique à l'Église, puisque les services qu'elle a rendus à la France ne souffrent pas de comparaison.

De nombreux catholiques en sont devenus nos amis. Ils nous en ont même su un gré bien exagéré, car, parmi nous, le bon esprit agit plus que le bon vouloir. De ce que nous ne partagions pas la foi catholique, il n'en résultait pas du loul que nous dussions ni la persécuter ni lui manquer de justice o'i de respect. Du moins, rien n'est plus clair pour les hommes du XXe siècle. Si le XIXe en a jugé autrement, s'il nourrissait uns âpre haine du catholicisme, c'est qu'il avait l'unique religion de la Liberté. « Pas de liberté contre la Liberté », disait-il à loul ce qui rétamait pour l'Eglise.

L'Eglise n'est pas libérale, c'est un fait. Elle en eut le dommage. Mais voici qu'elle a rega-

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