PREFACE XXXV
Bons effets d'une expérience.
S'il pouvait arriver que les pages de ce recueil eussent la vertu d'amener un républicain catholique à la monarchie, je m'en réjouirais de grand cœur, mais je me féliciterais encore davantage qu'un anticlérical patriote en fût induit à examiner les frivoles raisons de son hostilité au catholicisme. Ces cas de conscience politique se sont déjà présentés. Ils ont toujours été dénoués de même manière, en faveur de l'Église.
L'expérience de /'Action française a montré qu'une prompte justice peut être faite de trois ou quatre préjugés qui ont beaucoup couru :
a) La iurlulaine gallicane ne tient plus dès qu'on fait observer que, depuis le Concile, le catholicisme ayant complété sa définition, il faut le voir comme il se voit et comme il est, non comme il plail de le rêver.
b) L'idée d'une église nationale, analogue aux églises russe, prussienne, anglicane, naguère caressée par certains nationalistes, est désormais