‹ La Politique religieuseChapitre 22 sur 92 · XXXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXVI PRÉFACE

jugée une calamité quand on se rend compte qu'à l'écart du Siège romain, en l'absence de traditions et des interprétations de l'Église, la lettre hébraïque des Écritures, les commentaires des rabbins et leur exégèse, en un mol l'esprit juif gagne tout ce que perd l'esprit du catholicisme.

c) L'opposition du Romain au Français renouvelée naguère par M. Clemenceau s'est évanouie aussitôt qu'il a été montré que, la France étant notre nom de nation, Rome est celui de notre civilisation.

d) L'épouvantait du Syllabus a cessé d'affecter aucun esprit réfléchi.

Ces avantages intellectuels, d'ordre très général, n'ont rien à voir avec les progrès de la foi ou de la pratique. Mais leur effet direct est d'établir, avec un respect profond, le sentiment du privilège catholique en terre française.

Est-ce trop? Je réponds aux conservateurs timorés que le simple courant des idées du siècle aboutit de lui-même à suggérer ce sentiment.

Est-ce trop peu? L'expérience est faite. Avant de le condamner comme insuffisant, il faut en connaître les fruits. Chez nous, à /'Action française, celte convention du respect de l'Église, une fois établie, aura suffi non seulement à

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