XXXVIII PRÉFACE
L'Ennemi commun.
Où l'esprit libéral et révolutionnaire, obscurément hostile, sourdement méfiant, ne voyait qu'oppositions, ne relevait qu'antipathies, un esprit d'attention et de vénération se rend compte d'affinités qui conduisent à motiver, par conséquent à fortifier les unions. Le catholicisme et le patriotisme, le catholicisme et l'ordre français, le catholicisme et la pensée humaine, le catholicisme et la civilisation générale, loin de se repousser, s'attirent. Cet attrait naturel décidera l'esprit bien né à se mettre de cœur avec les Catholiques, pourvu qu'ils soient des catholiques véritables et de l'obédience de Rome, d'un « catholicisme intégral » l. Les autres
1. Nous avons souvent exposé, à cel égard, nos raisons donl plusieurs son! éparses dans ce livre. Mais nous les retrouvons rassemblées avec une vigueur singulière dans celle belle page d'un écrivain qui ne s'est jamais décidé ni classé el donl loules les préférences naturelles auraient pu être pour le monde libéral, M. Paul Sondaij rédacteur an Temps. C'est dans le Temps (3 juillet 1911), dans le plus grand journal de la République, que M. Souday nous apporta celte prérieuse contribution à Vanalusc de nouveaux étals d'e/t-