‹ La Politique religieuseChapitre 45 sur 92 · D'après Y Action française du 15 décembre · texte numérisé non relu

D'après Y Action française du 15 décembre

tuions pas tous de manière uniforme les nuances du langage politique commun. Si nos actes étaient les mêmes, si nous considérions de la même manière nos obligations envers la patrie, les mobiles de ces devoirs différaient parfois gravement.

Pour parler sans figure, il y avait au milieu de nous des catholiques et des athées, des panthéistes et des païens, et enfin des positivistes participant à des degrés inégaux et très variés de Littré, de Taine ou de Comte. Tout à fait d'accord sur les faits, tantôt ils les nommaient de noms fort différents, tantôt ils les justifiaient par des systèmes très contraires.

Cependant, on ne pouvait dire qu'il y eût parmi nous, au-dessus de la simple concordance politique, des divergences et des contrariétés universelles. Sur certains points, même de morale transcendante, de religion ou de métaphysique, notre opinion était à peu près unanime. Il est vrai que c'était sur des points négatifs. Ainsi il s'en fallait que nous fussions tous catholiques; mais, tous, aussi bien les athées que les panthéistes et les positivistes que les païens, nous nous accordions à rejeter le protestantisme. Ainsi encore, il s'en fallait que nous fussions même d'accord sur l'existence et sur la nature d'un Dieu ; mais tous, aussi bien les catholiques que les athées et les positivistes, que les panthéistes ou les païens, il se trouvait que nous rejetions le déisme philosophique, tel qu'il apparaît chez un Kant, un Rousseau, un Cousin ou un Jules Simon.

Le déisme, le protestantisme et, à raison plus forte, le judaïsme s'éliminaient naturellement de notre pensée.

Je ne discute, ni n'explique, ni n'approuve. Je cherche à exposer les faits. Ils étaient tels. Et, à moins d'être aveugles, il nous fallait bien distinguer sur la rive opposée, dans les rangs de nos ennemis et des ennemis du pays, chez Dreyfus en un mot, des faits de psychologie religieuse tout, à fait analogues à ceux qui s'étaient opérés chez nous, mais, comme il convenait, inverses. Chez Dreyfus, les catholiques étaient peu nombreux; la plupart de ces catholiques dreyfusiens appartenaient à la vieille petite secte des catholiques libéraux et au groupe de ces latitudinaires qui, selon la jolie expsession de Barrés, s'en vont toujours demander au pape la permission de se faire protestants. Les protestants, tout au contraire, protestants de naissance, protestants de doctrine, fourmillaient : leur entraînement a été si fort en faveur de Dreyfus qu'on n'admirera jamais trop la résistance que leur firent certains protestants. Il serait superflu d'ajouter que les Juifs de France se joignirent à leurs confrères du monde entier. Mais l'on n'a pas assez retenu ce fait remarquable : quelques-uns des membres les plus considérables de la Ligue contre l'athéisme, ceux qui représentaient Cousin et Jean-Jacques Rousseau, Jules Simon et Kant, se prononcèrent avec fracas pour Dreyfus; c'est-à-dire pour l'individu contre

l'organisation, pour le particulier contre la patrie, pour le droit de l'homme contre l'institution de la famille humaine.

Que conclure de ce tableau? C'est, je pense, que les diversités politiques des hommes ne se sont point classées comme diversités de leur foi. Pour le dogme, un catholique est plus voisin d'un protestant ou d'un juif que d'un déiste, d'un déiste que d'un païen, d'un païen que d'un athée, d'un athée que d'un positiviste, et nous venons de voir que, politiquement, dans une des affaires qui ont causé les classements les plus complets et les plus significatifs, le catholique, le païen, le positiviste et l'athée ont généralement marché ensemble, tandis que faisaient bande à part, et bande fort serrée, le déiste, le juif et le protestant h

1. C'est pour n'avoir pas fait cette distinction nécessaire qu'un homme comme M. Anatole Leroy-Beaulieu, par exemple écrit, rêve, calcule absolument en l'air. Je lui. disais un peu plus tard dans la Gazette de France du 13 octobre 1904 i — « D'une part, il a rassemblé les faits utiles, en un petit monceau bien propre et bien net. Mais, d'autre part, il a raisonné, non point sur ce monceau des faits rassemblés par ses soins, mais sur d'autres idées qu'il avait autre part en tête, héritage venu d'ailleurs. Après avoir constaté l'incompatibilité des deux courants religieux, il s'est dit : — Et pourtant 1 Ces idées sont voisines I Catholiques et protestants sont chrétiens. Chrétiens et Juifs sont déistes. Déistes et bouddhistes sont partisans d'une révélation.

Ces concordances étranges, ces discordances non moins étranges peuvent être expliquées le plus commodément du monde par des locutions toutes faites. On peut dire que les extrêmes se touchent et passer son chemin : ainsi fera quiconque n'aura pas compris la question. On peut encore soutenir que, menacés de persécution par le catholicisme, le juif et le protestant ont dû faire cause commune. Mais cette explication ne tient pas compte du déiste qui, depuis l'article 7, les discours de M. Jules Simon et maint autre phénomène du même genre, reçoit des catholiques un accueil assez cordial. Cependant, ce déiste, façon Vicaire savoyard, a quitté le gros de l'Église pour se joindre aux gens de la synagogue et du prêche. En outre, si les catholiques menaçaient la liberté de penser chez le déiste, ne la menaçaient-ils point également chez le positiviste, le païen et l'athée? Cependant, ces trois derniers groupes ont paru conclure des alliances politiques assez étroites avec les plus ardents de nos catholiques romains.

Pourquoi ne ferait-on pas une grande alliance ou confédération r 1° des chrétiens, 2° des déistes, 3° des partisans d'une révélation... Cela est 6imple, aisé, logique, symétrique, cela semble aller de soi et marcher tout seul, i Ça ne va pas. Pourquoi ? Parce qu'une alliance, une confédération, étant choses pratiques, sont des accords pratiques, que les accords pratiques sont réglés par les lois de l'action, et que c'est précisément d'après une loi de ce genre que le Catholicisme et le Protestantisme, l'Autorité et la Liberté, a discipline et le libre examen sont en désaccord.

L'explication pourrait être l'objet d'une enquête curieuse. Il serait curieux et je crois qu'il serait facile de savoir si les quatre écoles philosophiques et religieuses qui ne se rencontrent point dans le ciel, mais qui se sont fort bien accordées sur la terre à propos de Dreyfus, ne se rencontrent point, sur cette même terre, en de graves questions de politique réaliste. On interrogerait, par exemple, sur la famille ou sur la tradition, sur la continuité politique et morale, alternativement M. Giard et le P. Ollivier, le marquis de la Tour du Pin et M. Hugues Rebell, M. Pierre Laffitte et M. l'abbé Charles Maignen, tant d'autres dont les noms seuls font des étiquettes vivantes... 11 est bien à prévoir que, la malignité aidant et le désir de se séparer de son frère, les interlocuteurs mettraient tout leur esprit à se définir, par là même, à se distinguer, pour peu qu'ils fussent prévenus de la rencontre. Mais, si l'on évitait de les prévenir? Si, au lieu de consulter leurs personnes réelles, on s'adressait à leurs ouvrages? Si, négligeant les intentions et les tendances qui divergent comme les volontés, on s'en tenait aux idées pures? On verrait très certainement que ces idées convergent; mieux que cela, qu'elles concordent, coïncident, rentrent les unes dans les autres, et s'identifient dans leur lettre et dans leur signification. On verrait qu'il y a une doctrine politique commune à tous ces cerveaux si divers. Et l'on verrait, par contre -épreuve, que, cette doctrine commune, on la répudie

communément chez Dreyfus : M. Cornély la répudiait comme antichrétienne et impie, M. de Pressensé comme un résidu de catholicisme; à quelque titre et pour quelque motif que ce fût, ils s'accordaient à la réprouver exactement comme nousmêmes à la professer.

Cette doctrine n'a pas besoin d'être définie. On la définit ici chaque jour et, tant que nous ne sortons pas de son enceinte, nous vivons dans le plus parfait accord. Dès que nous la quittons, le désaccord se prononce, à la vérité. Un disciple de Bossuet et de Bonald estime que les lois reconnues- de la Physique politique ne se conçoivent point sans la révélation : il leur faut Dieu pour auteur et explicateur. Mais un autre lui réplique, comme Laplace, « qu'il n'a pas eu besoin de cette hypothèse ». DJautres encore présenteront des systèmes d'une autre sorte, car les variations de sentiment religieux ou métaphysique peuvent se multiplier indéfiniment. Plus on s'éloigne de l'ordre des lois et des faits politiques, plus l'on se découvre étranger et philosophiquement ennemi; mais plus l'on redescend vers cet ordre précis, plus les concordances redeviennent nombreuses et importantes. Mieux encore : dans certains esprits la communauté des pensées politiques semble en raison directe des divergences religieuses. J'en ai un bon exemple dans le double cas, véritablement privilégié, de MM. de la Tour du Pin et Hugues Rebell. Non seulement M. Hugues Rebell développe comme M. de la Tour du Pin la doctrine

communautaire, nationaliste, antidémocratique et « archiste » jusqu'à la conséquence du royalisme le plus pur; mais l'auteur des Chants de la pluie et du soleil est royaliste de la même façon, dans la même mesure et selon les mêmes nuances que l'auteur des Aphorismes de politique sociale : famille, commune, corporation, État, ils conçoivent tous deux de la même manière la constitution et le jeu des grands organes de la nation '. Mais, tandis que l'un a toujours professé le catholicisme traditionnel, l'autre se tient au panthéisme naturaliste dont ses moindres écrits témoignent.

Extrême unilè de conscience politique, extrême diversité de conscience religieuse, telle est donc la formule d'une situation dont il me reste à exprimer • les conséquences pratiques.

1. Prenez, au contraire, le passage du catholique au protestant. On peut juger l'hiatus peu considérable. Il est immense au point de vue social, puisque le protestant, en vertu d'un individualisme foncier, admettra le divorce que le catholique rejettera, en quoi il ne se rencontrera ni avec le déiste individualiste, ni avec le juif, mais seulement, à l'autre bout de l'horizon, avec le positiviste du la stricte observance, qui tient avant tout à la stabilité du foyer. Le même phénomène se répétera quand il s'agira de l'autorité dans l'État, de la hiérarchie: à peine hore du catholicisme, elle se heurte aux philosophies du sens propre et à tous les succédanés de « l'insurrection de l'individu contre l'espèce ». (Auguste Comte). — Noie de 1912.

Deux questions pratiques se posent : comment régler la question religieuse dans l'État? comment la régler dans nos rapports individuels?

A mon avis (qui pourra bien choquer quelques personnes, et de celles qui sont les plus proches de ma pensée), les sociétés de type supérieur excluent de leur enceinte toutes les formes de la divergence religieuse. La cité antique l'excluait, et à très bon droit. A très bon droit encore, l'Empire romain. A très bon droit enfin, la chrétienté du moyen âge, qui se défendit du schisme et de l'hérésie et qui même débarrassait sa frontière de l'infidèle et du païen, cette seule vue offusquant sa -foi, principe de force et de vie.

Mais la chrétienté du moyen âge, l'Empire romain, la cité antique, possédèrent, à leur façon, l'unité de conscience religieuse; c'était un bien à conserver, résultant d'une suite d'heureuses évolutions. Or, ce bien, pour nous, est perdu. Telle est la donnée naturelle et historique de notre temps. Il ne dépend de personne de la changer. La société | civile et la vie religieuse sont devenues distinctes. Je n'admettrai jamais, ceci faisant une contradiction dans les termes, que la vie religieuse soit devenue une question privée : si, en fait, il n'existe plus d'unité de foi, il y a du moins des groupes, des sous-groupes, des confessions et des communions. Ce sont autant d'organisations, de petits

États intellectuels et moraux ou, si l'on aime mieux, de petites ou grandes provinces morales dans l'État. L'État serait bien fou de ne pas les connaître. Il serait encore plus fou de tendre à les détruire ou seulement de croire qu'il peut leur échapper.

Que fera donc l'État moderne?

11 me semble que sa première fonction doit être de distinguer s'il n'y a point parmi les confessions en présence quelque groupe qui soit son adversaire naturel. Une secte est-elle anarchiste? Une communion, par ses dogmes ou ses antécédents, prêche-t-elle à l'individu un système de révolte théologique? Soit comme groupe politique, soit comme gérant de la civilisation générale, soit comme organe des intérêts supérieurs do la nation, l'État se sent-il menacé par teHe ou telle organisation religieuse? Je pose ces questions parce que l'histoire les pose : devant une secte d'iconoclastes ou de skoptsky, de mormons et de quakers, il est bien difficile de nier les droits de l'État à certaines appréhensions. On ne peut donc lui dénier non plus le devoir de se mettre en défense et d'exercer une surveillance ferme et discrète. Telle est sa charge et, si l'Etat fiançais l'exécute bien, les protestants, les juifs et les déistes seront vite placés dans l'impossibilité de lui nuire. Ils y seront d'autant plus impuissants que l'État se sera mieux efforcé de s'appuyer sur les groupes « arehistes », traduisons : ceux qui enseignent la nécessité de l'organisation politique et morale.

Mais, dira-t-on, entre ces derniers groupes politiquement fédérés, dogmatiquement hostiles (les catholiques d'une part et d'autre part les athées, les païens, les positivistes), telles et telles circonstances devront se produire qui obligent l'État à se prononcer : dans les sujets d'enseignement ou de cérémonie, qu'il s'agisse d'un Te Deum chanté à Notre-Dame ou du programme de la classe de philosophie, il faudra bien que l'État adopte une foi.

L'objection ainsi limitée et précisée, il est possible de répondre. Tout d'abord, la décentralisation des grands services publics permettra de congédier sans les résoudre un très grand nombre de questions irritantes; par la liberté d'association, la question des budgets des cultes disparaîtra nécessairement peu à peu. Le second budget théorique, celui de l'Instruction publique, passant à la charge de grandes compagnies autonomes, la question de l'enseignement sera aussi simplifiée *. Napoléon posait très mal cette dernière question. Elle a été embrouillée encore par la glose des catholiques libéraux.

Ceux-ci dépouilleraient l'État de ses pouvoirs essentiels. Et, d'autre part, le Premier Consul donnait à l'État les pouvoirs d'un concile ou d'un pape! Mais, peut-on répondre aux premiers,

1. li: Allemagne, où l'antagonisme du catholicisme et de la Réforme reparaît quelquefois, posé en termes fort irritants, Jes écoles se distribuent entre les confessions, et ce régime semble donner des résultats pacifiques. — Note de 1912

comment l'État pourrait-il tolérer lous les enseignements s'il y a des enseignements menaçants pour sa constitution et, par exemple, cette philosophie de l'anarchie, mère du dreyfusianisme? Et, peut-on répondre aux seconds, comment l'État imposerait-il ou adopterait-il, au nom de ses maîtres, une doctrine théorique, lui qui ne peut l'élaborer ni la juger, faute d'y être compétent? L'État, ici, n'est qu'une bête 1. Il peut sentir, à la manière dont les bêtes le sentent, un danger, le danger intellectuel ou moral qui le presse, et s'y opposer au moyen de quelque défense; il ne saurait intervenir au positif, c'est-à-dire énoncer un

1. Dans son beau livre : Nationalisme, Catholicisme, Révolution, M. l'abbé Maignen a combattu cette partie de l'exposé, mais en ajoutant que, pratiquement, nos conclusions ne sont pas en désaccord avec les siennes et qu'à ce point de vue notre thèse est « beaucoup plus conforme à l'enseignement de l'Église et à la raison que celle des catholiques libéraux ».

Il faut signaler au lecteur un point important.

Notre doctrine, en abolissant les « budgets théoriques », en séparant l'école de l'État, en supprimant l'école d'État, fait disparaître une difficulté; car, au nom de leur dogme même, les catholiques doivent demander à l'État d'imposer dans ses écoles l'enseignement de « la religion naturelle », c'est-à-dire: Dieu, l'âme et l'immortalité. Du point de vue de l'utilité sociale, tous les positivistes préféreront à la doctrine du déisme et du spiritualisme inorganique l'enseignement pur et simple du catéchisme romain, l'infime minorité des élèves protestants (1/80 de la population scolaire) devant d'ailleurs bénéficier de toutes les dispenses de droit. Quant à croire qu'il soit plus difficile aujourd'hui de faire admettre le catéchisme que la profession de foi du Vicaire savoyard, c'est, purement et simplement, une hallucination libérale. — Noie de 1912.

catéchisme ou un formulaire, qu'il soit genevois ou romain. Sa fonction n'est ici que de contrôler, nullement d'orienter. II connaît de l'enseignement comme il connaît des confessions religieuses. S'il se mêle ainsi de leur économie, cela ne peut être qu'au nom de sa sécurité et du salut commun. Pour tout le reste, liberté. C'est son intérêt le plus clair.

Aussi, de son service, du service de l'État, les maîtres de l'enseignement secondaire passeront sans secousse au service des familles, qui sont souveraines en matière d'éducation; les maîtres de l'enseignement supérieur ne relèveront que d ^eux-mêmes, des jugements de leur public, de la discipline générale de leur science et de leur compagnie, religieuse ou laïque.

Ainsi retranché et fortifié dans sa fonction propre d'État, il semble que l'État moderne, délivré des fardeaux et des responsabilités de l'éducation, n'ait désormais aucune raison précise d'embrasser une foi religieuse et philosophique plutôt que la foi opposée. Mais des causes fort énergiques (le sentiment, la tradition, la somme des plus grands intérêts nationaux) l'inclineront non seulement à respecter le catholicisme, mais à le distinguer et à l'honorer, comme la plus ancienne et la plus organique des réalités nationales. Une politique d'hostilité ou d'indifférence au catholicisme tournerait naturellement l'axe de l'État du côté des protestants, des déistes et des juifs, qui sont ses sournois ennemis :

il n'existe en France aucun groupe hétérodoxe ami de l'État qui soit constitué assez solidement pour fournir à l'État un solide appui; les positivistes sont une poignée, et tous les autres libertins moins nombreux encore. Il faut bien se garder d'aliéner à l'État ces libres esprits qui, rejetés dans l'opposition, pourraient être ainsi rapprochés, sinon par leurs doctrines, tout au moins par les circonstances, des trois communions anarchistes, auxquelles ils rapporteraient l'influence intellectuelle. Mais il est matériellement impossible que ceux-ci veuillent imposer à l'État des systèmes fort divergents professés par un petit nombre.

Et, du reste, que veulent les libertins? Rien du tout. Us ne demandent même pas la liberté, puisqu'ils la possèdent et qu'au surplus cette liberté-là ne dépend de personne. Il n'est au pouvoir de personne de les empêcher de penser ni. même, depuis les dernières perfections du machinisme, d'imprimer. Que demandent les catholiques? D'abord, leurs coudées franches. Ensuite, que l'État s'abstienne de les protéger. Un prêtre éminent1, parlant de l'hypothèse d'une restauration monarchiste, disait à un royaliste : — Surtout, ne nous protégez pas. La protection officielle serait notre fléau. Le trône ferait à l'autel à peu près le même tort que l'autel au trône... Tels étant les sentiments de nos catholiques, ils auront peut-

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