FEES
, me 27 ‘ A CCVorler D y
ne A En 3. DATI CZ TADE 8)
2 Cri Ca 2 LICE A TÉ4T - 13° The D) à ns. F2 L 24 ‘% os 7724 LA 12 rañkorie/
Lnpr ele Lecere
mie, était un ami d'Erasme, et comme lui, sans se déclarer expressément pour Luther, il s'éleva contre les abus qui s'étaient glissés dans l'Eglise. Son successeur, Jean Dantiscus (Gdanszczanin), célèbre comme homme d'État et comme poëte latin, était en correspondance avec les docteurs luthériens les plus distingués.
Les progrès que firent dès le premier moment les opinions religieuses de Luther, engagèrent Sigismond [er à publier, en 1520, à la diète de Thorn, un édit par lequel il défendait, sous peine d’exil et de confiscation de biens, d'introduire en Pologne, de vendre ou de lire les écrits de Luther. Jean Laski, archevêque de Gnèzne et pri-
mat du royaume, tint la même année un synode-
à Piotrkow, où l'on prit, ainsi qu'aux assemblées du clergé tenues en 1527 et 1550, des mesures contre les progrès de la réforme; mais le plus zélé antagoniste des novateurs fut André Krzycki, chancelier de la reine Bona, et, depuis 1524, évéque de Przemysl, qui, en 1522, publia, sous le titre d'Encomia Lutheri, un recueil de satires contre le réformateur de Wittenberg.
Le premier qui enseigna publiquement en Pologne le protestantisme fut un moine apostasié de Dantzig, nommé Jacques Knade. Ce novateur fut arrêté par les ordres du roi, mais il trouva moyen de s'évader ; et bientôt, à son exemple, d’autres orateurs se montrèrent en public et préchèrent les doctrines nouvelles.
Les magistrats de la commune, effrayés par l'édit de Thorn, s’opposèrent à l'introduction d'un nouveau culte ; mais le peuple dantzikois se révolta en 1525, destitua ses chefs, en nomma d’autres, et donna aux églises des ministres luthériens. Sigismond 19 accourut en 1526 pour réprimer ces désordres, punit les opposants et rétablit tout sur l’ancien pied. Mais bientôt le torrent réformateur renversa toutes les digues, et les habitants de Dantzig se déclarèrent presque tous protestants. Comme il était fort à craindre qu'une défection ne suivit cette scission religieuse, et.que la ville ne se soumit aux ducs de Prusse, Sigismond [er cessa d’inquiéter les habitants pour leur croyance, et en 1557 Sigismond- Auguste, son fils, y autorisa formellemeut l’exercice de la religion protestante. En 1556, il fut fondé à Elbing un gymnase luthérien dont Guillaume Gnaphacus, ancien professeur à La Haye, échappé aux cachots de l’inquisition, fut le premier recteur. Dans le reste de la Pologne, la réforme eut ses prédicateurs dès l’année 1525.