TOME II
à 982 pieds au-dessus de la mer. Les villes se trouvent dans nne plaine , et c'est par elle qu'on doit mesurer la hauteur du pays.
Le climatde laPoIogneestfroid.sansêtre rigoureux. Si les Karpates interceptent la chaleur qui vient du midi , les bois de la Prusse et de la Litvanie défendent le pays du froid intense du nord et de l'est. La température moyenne pendant toute l'année à Warsovie est-r- 6° Réaumur, à Krakovie -f- 7 4/5, et à Wilna 4 4/5. Pourtant ce terme moyen varie quelquefois; il arrive que le froid et la chaleur prédominent aU ternativement à certaines époques ; par exemple, en 1779, 1783 et 1797, la température moyenne à Warsovie était de-f- 7°, tandis qu'en 1 785 et 1805 la chaleur ne montait qu'à 4 degrés, et en 1799, l'année la plus rigoureuse, elle ne montait qu'à 5 1/2. Les observations météorologiques faites à Krakovie par notre célèbre astronome Jean Sniadeçki ont démontré que la température parcourt 53° de Réaumur, depuis 24» de froid jusqu'à 29° de chaleur. La plus grande chaleur à l'ombre est de 28°, au soleil de 40°, et la terre réchauffée par ses rayons, de 48°. Le froid en 1799, mois de février et de décembre, fut de 26° ;; le 10 janvier 1820, 25° d'intensité. Ordinairement il est de 12 à 18"; rarement le froid dépasse — 24*. L'année est partagée en deux semestres, celui d'été et celui d'hiver. Le bemestre d'été commence le 20 avril, et le semestre d'hiver le 20 octobre. La température moyenne de la première partie est de 11° i de chaleur : au commencement et à la On de la saison, 6° ; au milieu, à peu près vers le 20 juillet, -h 15°. Dans la seconde partie , c'est-à-dire dans la saison d'hiver, la température moyenne est d'un demi - degré de chaleur : au commencement cl à la fin il y a, comme dans la saison d'été, -+-6°, et, en ap. prochant le 20 janvier, — 5°. L'humidité la plus crande est dans les mois d'automne et d'hiver,
L'été ordiaairementest doux, malgré les averses et les tempêtes qui ruinent parfois l'espoir des paysans. Sur 5G3 jours de l'année, il y a 56 jours pluvieux, 146 couverts et 183 de beau temps; la proportion est 1, 4, 5. Les neiges tombent en Pologne depuis le 5 novembre jusqu'au 5 avril La fonte des neiges s'opère vers le milieu du printemps, en mars et avril; c'est alors que la Wis tule déborde et submerge les champs riverains. L'autre accroissement des eaux provient des grandes pluies du mois d'août. Les vents les plus fréquents sont du sud et du sud-ouest; ils appor tent la chaleur et l'humidité. Les vents du nord et de l'est sont froids et secs.
La Wistule et la Warta forment deux artères qui absorbent dans leurs lits tomes les eaux du pays. La Wistule porte directement ses eaux dans lu mer Baltique; la Warta est tributaire de l'Oder, qui tombe dans la même mer.
La Wistule a sa source snr le versant occiden tal des Karpates, dans la haute Silésie, duché de Cieszyn (Teschen), près d'un village nommé Baraoki, à 2,000 pieds au-dessus de la mer Baltique. D'abord c'est une cascade qui jaillit du rocher , puis un ruisseau rapide roulant ses eaux dans un lit serré et pierreux qui va se perdre dans la plaine. Al'embouchuredela Przemszaoù,elle l'atteint pour entrer dans la Petite-Pologne, son lit est déjà large de 25 pieds et s'élève à 750 pieds au-dessus de la mer ; la Sola , autre rivière, l'élargit à 40 pieds, la Skawa à 42, la Raba à 44, le Dunaieç à 48, et l'embouchure du San à 170. Le pont sur la Wistule à Warsovie a 1578 pieds de longueur; mais la largeur moyenne du fleuve entre Sandomir et Torun (Thorn) n'a que 1500 pieds. La Wistule est navigable dès son entrée dans la Petite-Pologne; entre Zator et Sandomir.de 6 à 6° , les bateaux portent 500 quintaux. A Warsovie les eaux ont de 9 à 19 pieds de profondeur, selon la saison. La longueur de son cours est de 150 milles (près de 500 lieues); elle traverse 5°. Le bassin de la Wistule s'étend sur 3.664 pieds carrés selon Hoflman, sur 3,580 selon Liechtenstern, et sur 3,578 selon L. de Zedlitz Neukirch. Plus de 120 rivières et ruisseaux lui apportent le tribut de leurs eaux : nous nommerons les principaux, en faisant remarquer leur importance industrielle et commerciale.
La plupart des rivières qui descendent des Karpates sont flottables : la Sola, la Siatoa, le Poprad et le Dunàieç sont de ce nombre. La première des rivières navigables est la Wisloia,
qui, sur 18 milles de parcours, en a 6 milles Ilottables et 6 navigables. Le San est la dernière rivière ; elle arrive des Karpates, et vient à laWUtule, car le Dniester a presque la même source, et porte ses eaux à la mer Noire, traverse 46 millei du pays; le Dniester est flottable dans un espace de 15 milles, et navigable sur 28 milles. Les affluents des Karpates grossissent rapidement les eaux de la Wistule à l'époque de la fonte des neiges, et apportent dans son lit une énorme quantité de sable, de grès, de caillous, et des blocs de granit qu'ils arrachent aux flancs d<>> montagnes.
Viennent ensuite à la rive droite les eaox qui s'échappent du pays, plutôt marécageux qu'élefé de l'est. Le Wieprz avec la Tysmienica, après 30 milles de voyage, se jette dans la Wistule asdessous de Pulawy; le Bug se joint avec la JV«rev>, et arrive à la Wistule en face de Modlin. La Narew, qui part de la forêt de Bialowieza, parcourt 35 milles d'un terrain boisé, et emporte plus de seize rivières et ruisseaux. Son lit, peu incliné et peu profond, s'étend sur les prairies, dans les broussailles, et forme des marais considérables. La Jhwença, sur la frontière pru>sienne, est la dernière que nous dans le pays dont nous f lisons la Elle a 23 milles de longueur.
Le coteau occidental du bassin de la "Wistule présente des rivières de moindre importance, quoique navigables. La Nida, rendue navigable, traverse un pays d'une beauté ravissante, et trèsfertile en céréales. IaKamwnka a été pour le transport des produits minéraux virons de Kielçé, et pour activer les mat
La Radomxerxa ou Radomka, navigable, et la Bzura, flottable ; l'une dans le palatinat de Sas* domir, et l'autre dans le palatinat de Mazovie, arrosent des contrées boisées et tant soit pen marécageuses. La Piliça, qui interpose son lit considérable entre ces deux rivières, décharge ses eaux près de Mniszow (palatinat do Sandomir), après 30 milles de; cours. Elle prend sa source à 8 milles au nord de Krakovie, dans le même plateau d'où découle la Warta, qui vers l'est. La Piliça borde on pays de qui présente un aspect pittoresque.
La Warta, qui constitue le bassin occidental, et dont les affluents appartiennent exclusivement à la Grande-Pologne, vient du palatinat de Krakovie; sa source est près de la ville de Kromolow, à 2 milles à l'ouest de la Piliça. Elle a
LA. POi
104 milles de cours, et perd ses eaux dans l'Oder, en face de la ville de Kostrzyn (Custrin), dans le margraviat de Brandebourg. Sa direction est au nord-ouest. Sa largeur moyenne est de 450 pieds. A son embouchure elle est de 600 pieds ; son bassin a 851 m. c. d'étendue. Le lit de la Warta n'est pas régulier ; elle déborde et submerge les champs environnantsà la crue des eaux ; dans son trajet elle forme des lacs considérables; des lies l'éièvent à sa surface et possèdent des colonies agricoles. Les affluents de la rire droite sont la Cxama, qui vient du palatinat de Sandomir ; le Ner, rivière flottable ; et le Notée (Netze), qui joint la Warta dans le margraviat, en avant de Landiberg.Cette dernière rivière prend sa source dans un lac à 5 milles au nord du lit delà Warta. Elle court d'abord au nord, par une suite de lacs nombreux, jusqu'à la hauteur de Bydgoszcz (Bromberg), où elle prend la direction de l'ouest, et traverse descontrées boisées et marécageuses. Sa longueur est de 30 milles. Le Notée est essentiellement navigable, et régularisé dans son lit depuis sa jonction avec la Wistule, par le moyen d'un canal de 4 m. ; et la rivière la Brda (Brahe), qui vient de la Prusse Poméranienne.
La rive gauche reçoit Lisxtcarta, qui est à peine flottable; la Prosna et l'Obra. La Prosna n'est pas flottable par sa position géographique. Elle sert aujourd'hui de ligne de frontière entre le royaume de Pologne et le duché de Posen. Sa source est prèsde Wiélun. Elle a 24 milles de long et an lit peu profond ; la crue de ses eaux dévaste les environs. Depuis quelque temps on travaille aa dessèchement des marais où coulait l'Obra : an moyen des canaux on est parvenu a les changer en prairies et en pâturages fertiles. L'Obra prend sa source près du village du même nom, à un mille au nord de Kozmin, et tombe dans la Warta au-dessous de Skwierczyna (Schwerin).
Outre les rivières principales des deux bassins de la Grande et de la Petite Pologne, il y a une foule considérable de ruisseaux qui parcourent dans tous les sens les contrées que nous décrivons. Leur peu d'importance nous empêche de les nommer.
Nous parlerons du système de navigation, il nous importe de préciser la liaison de ces rivières par les trois canaux qui les joignent, quatre fois à la Baltique et une fois à la mer Noire. Un de ces canaux est celui d'Augustow, qui joint la Narew avec le Niémen; le Niémen communique par un autre canal avec la rivière de la Win-
LOGNE. 3tf dawa,qui jette ses eaux dans la mer Baltique, près de la ville de Windawa ; c'est la première issue. La seconde est à l'embouchure du Niémen, dans le Kourisch-Uaff, qui joint la mer près de Klaypeda (Memel); la troisième par la Wistule ellemême, au-dessous de Dantzig, et la quatrième par l'Oder, qui jette ses eaux à Stettin. Cette dernière communication est facilitée par le canal de Bygdoszcz (Bromberg), que nous avons mentionné en parlant du Notée. Ce canal appartient au grand-duché de Posen et rentre dans nos limites, tandis que le canal d'Augustow, quoique appartenant au royaume actuel do Pologne, reste sur la frontière de l'ancien grand-duché de Litvanie. Il en est de même pour le canal de Windawa, creusé au delà du Niémen.
Quant au canal de Bydgosxex, il a 4 milles de longueur et 30 pieds de largeur. Dix écluses égalisent le trajet. Sa construction, commencée en 1772, dura pendant deux ans, et coûta au pays 4,200.000 florins. Son entretien annuel s'élève à 30.000 florins , mais ses revenus montent à 106,800 florins. Le quatrième canal que nous avons mentionné se trouve près de la ville de Brzest-Litewski, dans le gouvernement actuel de Grodno, et il s'appelle canal de Muchawieç; anciennement on le nommait canal de la République, pour le distinguer du canal d'Oginski, fait aux frais d'un particulier, et qui se trouve un peu plus loin. Le canal de Muchawieç joint le Bug avec le Prypeç, qui verse ses eaux dans le Dniéper, tributaire de la mer Noire.
Depuis des siècles on projette de canaliser plusieurs rivières dans la Petite - Pologne, pour faciliter le commerce. Tels sont d'abord le Dniester qu'on devait joindre avec le Bug, par la Werczniçaet le Peltew, prèsde Léopol; ensuite le Bug, qu'on se proposait de joindre avec le Wieprz, entre Toraaszow et Kryniça ; et enfin le San avec le Dniester, par le moyen de la rivière Wyznia, entre Przemysl et Sambor. Une autre entreprise plus gigantesque devait s'opérer à l'ouest : nous voulons parler de la jonction de la Wistule avec l'Oder et le Danube. Un canal qui partirait de la Wistule à Dwooy, dans les confins occidentaux de la Pologne, irait jusqu'à Biisk (Bielitz), à 4 milles de distance ; de là il se prolongerait en Silésie, en aboutissant d'abord à l'Oder, qui finit vers le nord, et puis à la Morawa, qui se jette vers le Danube. L'idée conçue au commencement du siècle passé ne fut mise en projet qu'en 1809. On calcula qu'il fallait deux
mille ouvriers pour exécuter les travaux dans l'espace de quatre ans, et que les frais auraient monté a 2,500,000 florins, monnaie conventionnelle. La guerre de 1809 priva l'Autriche de la moitié de ses possessions polonaises; ce qui fit négliger ce plan, qui peut-être ne fut dressé que pour leurrer les habitants par les grands profits qu'ils devaient tirer en restant sous la do-
Un autre projet consistait à joindre, sur les hauteurs des Karpates, le Poprad, qui tombe dans (a Wistule, avec la Waga, qui court vers le Danube. Le plan fut préparé par l'ingénieur Lemaire. La difficulté de cette navigation, les dépenses énormes qu'exigeait l'exécution de ce plan, et le peu de commerce qu'il aurait soutenu, firent négliger le projet.
Tel est l'état actuel des rivières dans nos contrées : beaucoup de travaux entrepris sur divers points ont en vue le perfectionnement du système de navigation; mais tous ces efforts s'annulent à cause de la dénaturalisation des frontières ■
Il nous reste à parler des tacs et des marais. Dans les palatinats de Lublin, de Podlaquie, et dans l'arrondissement de Bialystok, les marais se prolongent sur une grande étendue. Les lits bas des rivières et la négligence de l'administration concourent à cet état de choses au détriment désintérêts et de la salubrité du pays. Nousavons déjà parlé du dessèchement des marais de l'Obra ; nous devons ajouter qu'on fit la même chose avec les marais de Bzura, de Lenczyça, où un esprit malin, selon la tradition, nommé Boruta, noyait les ivrognes.
Les lacs sont nombreux dans la partie nordouest du duché de Posen, de Kuiavie et du palatinat de Ploçk. Le lacGoplo, qui semble avoir appartenu jadis à la mer Baltique, tient la première place. Il a S milles de long sur 1/2 de largeur; il concourt à former le Notée. D'autres lacs ont peu d'importance, et se prolongent par la Prusse vers la mer. Ces lacs abondent généralement en poissons excellents.
$ II. — La Grande • Pologne ; sa division ancienne, son état actuel ; le terrain , l'agriculture, l 'industrie, les villes.
Le pays de la Grande-Pologne se divisait anciennement en trois provinces distinctes, qui conservèrent jusqu'à nos jours leurs armes et leurs dénominations.
La première est h province de la Giahm-Pologne, qui prit sous son égide les deux autres, sans leur ravir leurs droits, lenrs lois et lem honneurs. Cette province se composait des 6r>r\ palatinats qui suivent :
Le palatinat de Poznanié avec lès districts (powiaty)
et de Poznan (Posen), b de Kosciany (Rosten), c de Walecz(Walentz), d la terre de Wschowa (Fraustadt), e la Starostie de Drahim (Draheim).
Le palatinat de Kalisz avec les districts a de Kalisz, e de Kodin,
6 de Pyzdry (Peisern), d de Kcenla (Exin). Le palatinat de Gnienzo (Gnèzne), district de Gniezno et de Naklo.
Le palatinat de Si&adie avec les districts a de Sieradz, c de Szadek, b de Piotrkow, d de Radamsk,
e la terre de Wielao.
Le palatinat de Lencxyça avec les districts: a de Lenczyça, c de Orlow, b de Brzeziny, d de Inwlodz.
La seconde province est celle de Kouvm, qui conserve son nom encore aujourd'hui ; elle était composée du palatinat de Bruesç en Kmacu, avec les districts
a du Brzest, c de Przedecs,
b de Kowal, d de Kruswiça,
e de Radxieîow.
Le palatinat rf'W/oc/a», qui formait jadis la principauté de Gniewkow, se partageait es deux districts, celui d'Inowloçlaw et de Bydgoszcz (Bromberg) ;
Et la terre de Dobrtyn, qui fit plus lard partie de la Masovie.
La Masovie (jadis partagée en trois doebé*, celui de Ploçk, de Warsovie et de Czersk) forme la troisième province, qui se divise en trois palatinats.
Le palatinat de Masovie avec dix terres : a de Czersk, f de Wizna,
* de Warsovie, g Livr, e de Wyszogrod, h Lomza, d de de Zakroczym, i Zambrow, e de Ciechanow, k Nur.
Le palatinat de Ptoçk, six districts :
a de Racionz, d de Sierpsk,
A de Plonsk, e de Szrensk,
c deBiélsk, f deMJawa;
El le palatinal de Xatca avec les terres : * de Rawa, b de Gostyo, e de Sochaczew.
La division du lerriloirea subi, depuis 1772, des changements graves et qui méritent explication, pour l'intelligence de l'histoire. En 1773, le cabinet de Berlin s'empara de la Prusse polonaise, en laissant libres les deux grandes villes de cette province (Tborn et DanUig), mais il entrava le commerce ; il prit un morceau de la Grande- Pologne qui était sur la rive gauche du Notée, et il l'appela Prusse. En 1795 il alla plus loin, il envahit les palatinats de Posen, de Kalisz, de Sieradz, la Kuiavie, les palatinats de Plock, de Leoczycn et de Rawa, daus la Masovie, et le district de Czenstochowa, dans la Petite - Pologne : total 1061 m. c, et un million cent trente-six mille habitants ; deux cent cinquante villes et liait mille deux cent soixante-quatorze villages. Cette rapine fut appelée Prusse méridionale. En 1795, le même cabinet poussa les frontières jusqu'au Bug, au Niémen et à l'embouchure de Piliça , s'empara du reste de la Masovie, d'une partie de la Litvanie et de la Podlaquie ; Warsovie et Bialystok complétèrent la Prusse méridionale; Niémirow sur le Bug devint le point de réunion entre les trois spoliateurs. En 1807 Napoléon forma d'une partie de la rapine prussienne le grand-duché de Warsovie, détacha la province de Bialystok dans la Podlaquie, en favearde la Russie, alliée du roi de Prusse, et conserva a ces derniers la partie de la Prusse polonaise, au delà de Grudzionz, ville forte ; mais en revanche, il détacha delà Prusse et adjoignit au dnehé de Warsovie l'ancien palatinat de Chelmno (Culm) avec Thorn : total 1800 m. c. Dantzig fut déclarée ville libre. La Wistule devint aussi libre ponr la navigation. Le grand-duché de Warsovie fut organisé en départements de Posen, de Kalisz, de Bydgoszcz, de Plock, de Warsovie et de Lomza.En 1809 on ajouta 900 m. c, avec les départements de Krakovie, de Radom, de Lublin et de Siédlçé : total 2,700 m. c. et cinq millions d'habitants. En 1815, on fit des départements de Posen, de Bydgoszcz et de la moitié de Kalisz, le grand-duehé de Ihsen ; on restitnaà la Prusse orientale la partie de Culm, et du restant du grand-duché de Warsovie, exwpté la ville de Krakovie, qu'on a dit libre, et de Wieliczka, qu'on réunit tout à fait à l'Autriche, on créa le royaume de Pologne avec une Charte constitntionnelle. Cet état de choses dure encore de nos jours, quant à la division territoriale.
C'est en se fondant sur les données statistiques de
l'époque actuelle, que nous formerons le tableau statistique de la Grande-Pologne, dans l'étendue qu'elle avait lors du premier démembrement, en 1772.
Voici ce tableau :
1. Le duché de Posen. . . 556 3. Le palaiinatdeKalisz, moins le district de Czensto-