‹ La Pologne, historique, littéraire, monumentale et pittoresqueChapitre 73 sur 105 · Les districts de Wcngrow · texte numérisé non relu

Les districts de Wcngrow

et de Garwolin dans le palatinat de Podlaquie. 49

\ol5 5,044,765

Nous devons ajouter, pour l'intelligence de l'histoire, que les n°» 1 et 2 constituent la Grande- Pologne proprement dite, avec une partie de la Kuiavie; les numéro» suivants présentent le reste de la Kuiavie et toute la Masovie.

Ce pays présente un terrain d'alluvion, dans lequel la seule Kuiavie est comme une oasis fertile au milieu des sables. Il y a çà et là des terrains gras et favorables à l'agriculture, mais en général la nature y est rétive, et exige beaucoup de soins. La terre ne rend que quatre ou cinq grains pour un.

Les bois y sontclair-semés; les bruyères prédominent. Toutes les forêts sont très-mal aménagées.

Dans le grand-duché de Posen, les bois occupent 1/8 du territoire; dans le royaume de Pologne 1A Dans les anciens temps, les forêts de Sleszyn, Muraynow, Strzemech, Kurnik, Opalenice, Krotoszyn, Orpiszow, Kampinos, Ostrolenka, Lomsa, étaient d'une grande étendue. De nos jours leur importance diminue sensiblement ; il faudrait pourtant éviter de les trop éclaircir : le climat du pays conseille de ménager les combustibles. Le chêne polonais (celui surtout de Krotoszyn et d'Orpiseow) était et est recherché aux marchés de Dantzig et à Stettin pour les constructions maritimes. Il est préféré au chêne de l'Amérique. Le pin, l'aune, lé

bouleau prédominent dans les bois de la Grande- Pologne.

Le travail et les capitaux concourent à perfectionner l'agriculture dans ces contrées. Les fermes-modèles de Turwia (propriétaire Chlapowski), de Sulislawiçé (Biernacki), de Marchwacz (Niemoiowski), Szczypiorno (Ordenga), Opaiowek (Zaïonczek), de Gawlow (Mleczko), dans le village de Biskupicé (Taczanowski), donnent un grand essor à l'économie rurale. Une école agricole, à l'instar de Grignon, est établie à Warsovie; M. Oczapowski la dirige. M. Rurowski publie un écrit périodique consacré à l'agriculture.

Le jardinage n'est point négligé : depuis la pomme de terre jusqu'au raisin et au mûrier, tout est cultivé sur le sol de la Grande-Pologne. Le Notéç, la Warta et l'Oder possèdent quelques vignobles sur leurs bords. A Babimost (Bomst) 500 arpents sont destinés à la plantation des vignes. La Wistule, jadis, depuis Sandomir jusqu'à Thorn, voyait verdir ses bords. Depuis les guerres suédoises dans le xvn« siècle, cela a été négligé dans ces contrées, sinon dans les jardins particuliers et dans le jardin botanique à Warsovie.

Les bestiaux pourraient être mieux dans un pays où la nourriture est à si bon marché. Les propriétaires de village ont des soins particuliers pour les troupeaux de moutons. — Les guerres fréquentes sont sans doute cause de l'amoindrissement qu'on remarque dans la race des chevaux. Jadis on voyait dans tout le royaume de nombreux haras, des chevaux forts et légers à la course, et dont la noblesse polonaise savait tirer de si grands avantages sur le champ de bataille. Aujourd'hui, les chevaux de race viennent de l'étranger ; le bidet du paysan traîne à peine le chariot chargé de bois et de légumes. Le bétail se trouve dans lo même cas ; on n'en élève qu'autant qu'il en est besoin ponr avoir de bon lait et du beurre. L'Ukraine et la Podolie fournissent abondamment et à bon marché ce qui est nécessaire pour la consommation des habitants. La laine polonaise rivalise, aux marchés de Breslau, de Francfort-sur-l'Oder et de Dantzig, avec les laines de Silésie et même de la Saxe; les qualités inférieures surtout sont recherchées ; la laine Gne est exportée en Angleterre pour les fabriques.

Les bois deviennent de jour en jour moins fourrés, et par conséquent le gibier est plus rare» Pourtant on aperçoit ça et là des cerfs, des chevreuils, des lièvres, des sangliers» des loups, des

renards, des martres, des loutres. L'ours devient une rareté. L'âne est étranger au sol. Des lacs et des rivières approvisionnent les cuisines dn riche et du pauvre en esturgeons, saumons, truites, anguilles, barbote, lamproies, perches, sandres, brochets, carpes, brèmes, glanis, picareU, carrelets, goujons, taloches, etc. Les écrevisses se rencontrent partout. Le gibier volatil n'est pas moins nombreux que les poissons : les coqs de bruyère, les coqs ^ de bois, les francolias, les perdrix, les bécasses, les oies et les canards sauvages sont servis sur la table du riche.

En général, on est bien pourvu de tout ce qui satisfait les besoins matériels de la vie; aujourd'hui on entreprer

cune expérience, ne recule devantaucun sacrifice L'état des fabriques est presque sur le même pied que celui de l'économie rurale : partout le mouvement du progrès, mais la perfection, le 6m se font attendre.

Les plus grandes fabriques de draps sont en Posnanie, le long de la frontière silésienne, (lait Iepalalinat de Kalisz eten Masovie. Ce sont pou la plupart les industriels allemands qui dirigent ces établissements. Les ateliers du duché ont souffert beaucoup par la protection qu'on a accordée aux ateliers du royaume : anciennemest leur prospérité se soutenait par l'exportation de leurs produits en Asie à travers la Russie. Mais depuis qu'on a partagé le pays et établi la concurrence appuyée d'autre part par le haut tarif do transit, les fabriques du duché sont forcées Je chercher des débouchés en Allemagne, où le» produits de la Saxe prédominent. Leur décadence fut donc irrévocable. On s'efforce cepeadant de les perfectionner pour qu'elles puissent lutter avec les fabriques de la Saxe : en 1836 oo expédia à Leipzig, d'une seule ville de Posnanie (Schonlanke), mille trois cents pièces de drap; la régence de Bydgoszcz a vu, à la foire de la mcœc année, dans sa capitale, mille neuf cent quarantesept pièces de drap et cent quatorze pièces de revéche. A Wschovra, dans la régence de Posen, il y a deux cents tisserands de drap. On y fait de la toile, mais d'une qualité inférieure à celle de la Silésie. Ravricz, Boiauowo, Leszoo, sont des vil* les renommées en Posnanie pour les fabriques de draps et de toiles. Dans le royaume de Pologne on confectionnait des draps pour 70 mil* bons de florins par an. L'arrondissement de Leaczyça fournissait seul pour 30 millions. Zgierz,

LA POl

Alexandrow, Tomaszow, Brzeziny, Klodavra, Ozorkow (43 millions de produit), Konstantynow, Dombie, Zdunska-Wola, Wielun, Kamienica- Polska, Zalewie, Blaszki, Czenstochowa, sont les villes où l'on fabriquait le plus de draps «de toiles. Mais depuis 1832 ces villes ont déchu de leur prospérité, car le gouvernement moskovite excite les fabricants, ruinés par la guerre, à transférer leurs ateliers dans les limites de l'empire. Malgré toute la crainte que leur inspire le gouvernement russe, ils sont forcés, vu leur état de détresse de porter leur industrie au delà de la j frontière du royaume qu'ils regardent généralement comme la limite de la civilisation et de la sareic de la propriété.

A Bydgoszcz, Krotoszyn, en Posnanie, à Dzialoszyn et à Powonzki, dans le royaume de Pologne, il y a des fabriques de tabac; les tanneries et les mégisseries sont pour la plupart dans la Mazovie ; à Pila (Schneidemuhle) on trouve une mégisserie de cuir dit anglais. Les papeteries se multiplient infiniment ei perfectionnent leurs produits. On trouve des forges à Olesnik, Dmosin, lomaszow ; Uïazd f des verreriesà Brzuzycé, Rodan , « Konopnicé ; des salpétrières à Krzepicé et Inowloclaw ; unefonderie de cloches à Leszno. A Lomna près de Warsovie il existe une fabrique de quincaillerie; à Posen et à Warsovie, il y a des fabricants de voitures, calèches, landaux ; des facteurs de pianos. La chaussure confectionnée à Warsovie est recherchée à Saint-Pétersbourg et à Moskou ; h bière de Warsovie et de Grodzisk en Posnaoie jouit d'une grande réputation dans le pays. Dn reste, tous les métiers se concentrent dans les deux capitales : Warsovie et Posen : la concurrence étrangère n'est pas dangereuse pour leurs produits. L'importation diminue sensiblement.

La Grande-Pologne exporte les grains, le bois, les draps, les cuirs, la laine, la cire, le suif, le hn, la farine, l'eau-de-vie de grains, etc. Elle importe les liqueurs, les denrées coloniales, la laiae fine, le sel, les tissus de coton, de lin, de chanvre et les étoffes de soie.

Gomme partout ailleurs les grandes routes se perfectionnent visiblement: il y a une ligne tracée <|ui devait conduire de Berlin par Posen à Kalisz. Dans le royaume de Pologne, Warsovie est le point central où aboutissent les chemins ferrés dans la direction de Saint-Pétersbourg (par Kowno), Moskou (par Brzest), Kalisz, Krakovie et Zam»st. Toutes ces routes ont été construites solideméat et à grands frais. Les chemins vicinaux sont

OGNF.4 *H

dans un état déplorable : l'administration ne

s'occupe que des routes militaires.

Les villes polonaises, mal famées en Europe, se relèvent de leur avilissement. Ce n'est pas ici le lieu de faire leur histoire ; mais disons en leur faveur qu'au xiv* et xve siècle elles surpassaient en propreté, en beaux édifices et en murailles crénelées beaucoup de villes en Europe. A Bygdoszcz , Gnèsne , Wschovra , Posen , Kalisz , Piolrkow, Lenczyça, Rawa, Gostyn, Pultusk, Plock, Lomza, etc., on voit encore les ruines qui attestent leur ancienne splendeur. Avant de condamner uniquement l'ancienne administration polonaise, que du reste nous ne voulons pas excuser, il faut bien fouiller dans les archives, préciser avec détail les dates de la décadence des villes et des invasions étrangères, et prouver l'histoire à la main qu'il y avait dans le temps moyens et sécurité suffisants pour les faire refleurir. Sous tous les règnes, dans les plus grands désordres, nous voyons les diètes décréter les constitutions (lois) pour améliorer les villes. L'histoire seule peut nous expliquer leur mauvais état. On a reproché à la Pologne sa misère sans jamais remonter à la source du mal; et il y a des géographes qui ont bénévolement répété ces reproches comme des preuves statistiques. Il faut réfléchir quand on copie de tels livres, et surtout ceux qui ont été écrits sous l'influence des trois cours envahissantes. Alors on verra que la Prusse, la Russie et l'Autriche, avant d'introduire quelques améliorations, aux frais des citoyens, dans les villes, les fabriques et les manufactures, ont dévasté et brûlé les villes, fabriques et manufactures que la Pologne possédait avant leurs dominations désastreuses.

Nous l'avons dit et nous le répétons, les villes polonaises se relèvent, prennent un extérieur agréable ; leurs rues sont repavées, ou bien le pavé, enfoui à 'huit, douze et même vingt-huit pieds au-dessous de la surface, reparaît de nouveau, et indique bien au delà des barrières l'étendue de l'ancienne cité. Mais chez un peuple essentiellement agricole, les villes ne peuvent pas grandir subitement, il faut pour cela du temps, de la patience et de la sécurité ; la première et la seconde de ces conditions nous manquent souvent, la troisième n'est guère possible sous une domination étrangère.

Dans la région que nous décrivons, la première place appartient à la capitale du royaume de Po-

logne, Wariovie, qui oompte cent trente mille habitants; après elle viennent dans la Grande- Pologne, Po$m, avec une population de vingt sept mille âmes ; Kaliix, qui en possède douze mille; PloçÀ, neuf mille cinq cents; Letxno (Lissa), huit mille; Bydgosxcx (Bromberg), sept mille; Wschmcm (Fraustad), six mille; Zgierx, cinq mille cinq cents ; Lodx, cinq mille quatre cents; Piotrkov) (Petrikau), cinq mille deux cents; Lencxyça, quatre mille huit cents; ilfakow, quatre mille; Miendxyrxecx (Méséritz), quatre mille; Gnixne, quatre mille; Wiélun, trois mille deux cents ; Sieradx , trois mille deux cents; [Wïe/m(Filehne), trois mille. La population des -villes et des bourgades descend à deux cents habitants. Krumiça, deuxième capitale de la Léehie, n'en possède que cent quarante et n'est considérée que comme un village.

KALISZ (prononcex Kalisch ).

Cette ville est située par 51° AS de latitude et 15° AÙ de longitude, est éloignée de Breslau de quinze milles et demi, et de Warsovie de trente-deux. Elle est chef-lieu du palatinat qui porte son nom, et possède des autorités judiciaires, civiles et militaires. La Prosna divise en trois parties son terrain, et les entoure de ses eaux ; ce qui donne à la cité l'aspect d'un groupe d'Iles.

A la place des hautes murailles, des tours et des marais qui l'entourairntet la défendaient, on voit des jardins bien entretenus, qui pendant la belle saison lui prêtent un air de féte. Jadis Kalise était une ville forte qui résistait aux attaques des envahisseurs ; dans les temps modernes on sentit qu'elle ne possédait plus les moyens nécessaires pour repousser l'ennemi, et on négligea ses fortifications; les murs croulèrent sous la main du temps, on les balaya pour faire place aux jardins. Un incendie arrivé en 1792 détruisit la moitié des maisons (trois cent dix-huit en tout) et les fit remplacer par des édifices d'une architecture moderne.

Les rues dites de Warsovie et de Breslau sont a ssex larges et bien pavées : nombre d'autres, bordées d'arbres, servent de lieux de promenades; la rue de Louise, ombragée dans toute son étendue par quatre rangées de peupliers d Italie, est d'une fraîcheur délicieuse.

L'hôtel de la commission du palatinat, ou maison du gouvernement tient le premier rang

parmi les édifices. 11 est splendidement monté, et il y a des appartements pour recevoir les rois pendant leur séjour dans la ville. Un autre bâtiment remarquable est celui où siège le tribunal. L'ancien collège des Jésuites, élevé au commencement du xvne siècle par Stanislas Karnkowski, archevêque de Gnèsne, primat du royaume, était dans son temps un des monuments les plus remarquables en Europe. La grande salle des séances est longue de 200 pieds sur une largeur do 72 pieds. Dans le temps où cet édifice servait de local à l'école militaire, on y faisait manœuvrer à l'aise deux cents jeunes gens. Cet édifice, élevé pour servir de demeure aux zélés de Borne, après la suppression de leur ordre, resta désert jusqu'en 1795, où le gouvernement prussien, en s'emparant de la ville, rendit l'église et ses dépendances a l'usage des Luthériens. Le gouvernement du grand-duché de Warsovie y établit une école militaire en 1810, qui y resta jusqu'à 1831 ; en 1832 les cadets furent transférés à Saint-Pétersbourg, et l'édifice devint un bureau pour les fonctionnaires mosko* vîtes. En 185S on y établit une chapelle grécorusse. Singulière destinée!.... Du catholicisme l'église passa ou luthéranisme, qui fit place au gymnase guerrier qui devait fournir des brave» défenseurs à la patrie. Ensuite il passe aux fonctionnaires de l'exterminateur de la nation, et de nouveau devient un lien de culte ; troh> principales professions religieuses, la liberté et l'oppression y firent leur siège! C'est toute l'histoire du pays dans ces derniers temps qui passe sous ce* voûtes spacieuses.

L'église de Saint-Nicolas, appartenant autrefois à des chanoines réguliers, est la plus ancienae fondation de cette ville. Sa structure est antique, son makre-autel porte un tableau d'une rare beauté. L'église cathédrale, sous l'invocation de saint Joseph, est belle; on voit dans une chapelle le tableau du patron de l'église : cette peinture opéra tant de miracles, qu'à la fin du xvnr» siècle le pape lui octroya la couronne royale. L'église des Augustins possède un ouvrage en bois ciselé qui représente nn échafand semblable à la guillotine. C'est un ouvrage d'ancienne date, qui ■ précédé an moins d'un siècle l'invention da docteur français. On compte à Kalisz trois ordres de moines, celui des Bernardins, des Récollets et des Franciscains. Le bâtiment de ces derniers est changé en une maison de réclusion.

Les voyageurs trouvent bon gîte dans pis*

sieurs hôtels garnis, parmi lesquels on cite ceux de Pologne, de Wilna et d'Angleterre. L'hôtel de Pologne est un bâtiment spacieux, ayant des bains publics et des salles où l'on donne des casinos, des redoutes. Dans une de ces salles on monte au besoin un théâtre. Une salle de spectacle récemment élevée prête un nouvel attrait à la >illi*. Le vaste parc anglais, appartenant à l'hôtel du gouvernement, est la plus belle et la plus fréquentée des promenades. Le jardin d'Orzechowski a ses mérites et ses visiteurs. On y trouve des bains publics. En dehors de la ville il y a une multitude de jardins qui fournissent en abondance des fruits exquis de toutes espèces.

La ville possède un gymnase, une école primaire et une grande fabrique de draps. Kalisz, comme ville frontière distante seulement d'un mille des barrières, a une douane de première classe, ce qui viviOe son commerce et son industrie. Le nombre des maisons est do huit cents; la population, depuis 1806 à 1850, est montée de six mille à onze mille habitants, moitié Polonais et moitié Juifs et Allemands. Les derniers pendant la guérie de 1831 témoignèrent, comme industriels, qu'ils ne désiraient que la paix. Cette manifestation valut à la ville le.> faveurs du gouvernement russe, qui lit manœuvrer, en 1853, les troupes moskovites et prussiennes.

La fondation de Kalisz est, pour nous servir «l'une phrase consacrée, plongée dans la nuit des siècles. Ptolémée mentionne son existence: donc, elle remonte à plusieurs siècles avant l'ère chrélienne.On dit qu'elle date du vu* siècle, et qu'elle fut fondée à la place d'un village nommé Podbrzezie. Ses souvenirs historiques portent l'empreinte d'une fatale destinée. Chaque guerre dans le pays ravageait ses bâtiments, exterminait ses habitants. En 1250, Kalisz donna son nom à un duché souverain qui s'éclipsa en 1270 pour ne plus reparaître. En 128t, Henri, duc de Breslau, s'empara du château; en 1300, Wilcncs, duc de Litvanie, ravagea la ville ; en 1331 vinrent les croisés teutons qui l'assiégèrent, mais vainement. Kasimir le Grand entoura Kalisz de fortes murailles et le munit d'un château. En 1313, le même roi renouvela ici un traité fatal avec les chevaliers teutons qui, en remettant à la Pologne les terres de Kuïavic et de Dobrzyn, restèrent maîtres de la Poméranie qu'ils avaient envahie. La nation protesta contre cet acte humiliant. En 1665, les Suédois prirent la ville d'assaut et la dévastèrent. Les Moskovites remportèrent une

Page 1