METZ
PANTIN. — PORTE SAINT-MARTIN. — HOTEL D'ANJOU. LE LOUVRE. NOTRE-DAME. — LE PALAIS. — PORTE SAINT-DENIS.
Dans nos recherches historiques, nous nous arrêtons particulièrement aux souvenirs qui unissent la Pologne à la France, et déjà nous avons donne tous les détails qui se rattadicut à l'élection de Henri ill (i. 1, p. 27). Pour compléter ce tableau, nous allons décrire aujourd'hui l'entrée des ambassadeurs polonais à Paris, leurs négociations diplomatiques et toutes les cérémonies qui précédèrent la remise du décret de I élection. Cette relation pleine d'intérêt nous a été communiquée en manuscrit, et on nous pardonnera de conserver le style de l'époque pour ne rien ôter à la vérité.
En lisant ce manuscrit, mille réflexions se présentent à l'esprit. Alors, les Polonais étaient reçus avec pompe, ils venaient offrir une couronne ; aujourd'hui ils ont perdu une patrie, ils n'ont point de couronne à offrir, et ou les reçoit en exilés...
• • Etant averties Leurs Majestés de la venue des ambassadeurs qui étaient proches de leur arrivée à Metz, manda au sieur de Thcvalle, gouverneur de ladite ville, de les recevoir dignement et envoya au-devant I evèqne de Langres et le comte de Brienne, pour aussi les recevoir au nom du roi et les accompagner par les chemins; et M. le duc de Lorraine, sachant qu'ils passaient par ses pays, les alla recevoir à Pontà-Moiisson et les y fil très-bien traiter.
t Et quand ils furent à trois lieues de Paris, le roi de Pologne envoya au-devant d'eux sa maison et sa famille, conduite par M. de Villequier, son premier chambellan, ses autres chambellans, gentilshommes de la chambre et autres de sadite i, ensemble ses pages jusques au nombre