‹ La Pologne inconnue: pages d'histoire et d'actualitéChapitre 38 sur 79 · Laurent, HisL da Oroii des genSt XI, p · texte numérisé non relu

Laurent, HisL da Oroii des genSt XI, p

d'etablir la nomenclature : pretentions do TEmpereur sur la France, TAngleterre, la Prusse, la Pologne, et, reciproquement, de la France sur la Navarre, de TAngleterre sur les Flandres, etc.*. On reclamait et on prenait, pour autant qu*on y trouvait facilit6. En 1698, Louis XIV rialisait le partage de la succession d'Espagne, de compte k demi avec Tempereuj: et TAngleterre, les Pays-Bas y figurant en tiers, au titre d'arbitre. Toutes proportions gardees, ce que Philippe V a retenu alors de Theritage de Charles-Quint n'6tait guere plus que ce qui aliait Stre laissS ci Stanislas Poniatowski, en 1772, dans le patrimoine des Jagellons. II s'en est faliu aussi de pen que la catastrophe de laPologneneMtdevancee, et peutetre meme conjur^e, par le partage de TAutriche, que la France a complot^ en 1740, de concert avec Frederic II, ou par celui de la Turquie, qui ^se trouvait i Tordre du jour depuis longtemps. Au milieu du xviii'' sifecle, « le systfeme copartageant », selon le terme adopt6 dans la langue diplomatique, s*est trouve en possession d*un code et d'une jurisprudence, consacres par Fusage. lis voulaient que les parts fussent egales, pr6voyaient des compensations oper6es au moyen de « trocs :», ou de « surrogats ». Une technique savante y r6pondait, comportant, entre autres

1. VinUrit des princes et iStats souverains de la chritientiy Cologne, 1666.

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moyens d'execution, la disorganisation pr6paratoire des Etats destines au demembrement et au pillage. Et c'est ainsi que les « declarations de partage », annongant k la Pologrie en 1771 le sort qui Tattendait, ont eu pour pr6face Toctroi d'une « garantie constitutionnelle d, tunique de Nessus oules copartageants ont emprisonne leurvictime, lui interdisant de modifier un regime dont elle avait reconnu les vices et dont elle cherchait k se liberer. Mais la preparation remontait plus haut : rupture des dietes, conflit des factions, confederations et rebellions multiples, tout le desordre ou tombait la malheureuse RSpublique a eu notoirement sa source dans ces m^mes influences etrangferes, dont Tintervention n'etait pas limitee k ce pays. « Plus orageuse que la mer qui I'en^ vironne », selon une formule empruntee par Voltaire k BossuetS TAngleterre ne se trouvait pas moins visee. « Nous ne sommes nuUement presses de voir en Angleterre un ministfere durable », 6crivait Choiseul en 1767. a J'espfere que Vanarchie n y prendra pas fin de sit6t^. » En 1764 et 1769, Frederic II et Catherine II avaient recours a des trait^s formels pour obtenir des « garanties » contre une restauration de Tordre monarchique en Suede.

1. Voltaire, Lettres Philosophiques, VIII; Bossuet, Oraison funhhre de la reine d^ Angleterre.

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