‹ La Pologne inconnue: pages d'histoire et d'actualitéChapitre 70 sur 79 · Ogi^ski, Mimoires · texte numérisé non relu

Ogi^ski, Mimoires

geant derri^re Kosciuszko et son sarreau de paysan, porte comme un embleme, et en se faisant denoncer par Boulkhakov comme < dispos6 k accorder la liberie k tons les serfs* id. Dans ce milieu, la magonnerie elle-m^me professait des id6es monarchiques et conservatrices ^, et les journees de juin 1794 y soulevaient une reprobation unanime \ Mais la pl6be elle-mSme ne s'est portee k ces exc6s que sous Tinfluence d*un transport au cerveau, suivi d*un prompt repentir.

Comme Taristocratie dans Kosciuszko, a le dernier des anciens chevaliers et le premier citoyen de TEurope oriental ci », selon Texpression de Michelet, la democratie polonaise rencontrait sa plus haute personnification dans le cordonnierpatriote Kilinski, qui, au lendemain des ^meutes, oil il avait essaye de prevenir Teffusion du sang, recommandait le renvoi a Tarm^e des plus turbulents*.

A Cracovie, convaincu d'intelligence avec les Russes, au moment oii Tinsurrection y eclatait, le maire de la ville entendait ses administres, bourgeois de I'ancienne capitale de Jagellons qui

1. Boulkhakov k Razoumovski, 28 juillet 1792, Reeueil de la Soc. cCHist. russe^ vol. XLII.

2. Abb6 Zalenski, Le Magonnisme en Pologne, Varsovie, 1889, p. 105.

Page 1