Ogiiiski, Mimoires^ I, p
4. Rilihski, Mimoires, Poznah, 1860, p. 265; Kraszewski, La Pohgne pendant les partages^ III, p, 551.
i90 LA POLOGNE INCONNUE
lai semblaient etre devenus Parisiens, parler de guillotine. II en etait quitte,' cependant, pour faire acte de presence, pioche en main, sur les remparts, fi^vreusement mis en 6tat de defense*.
Pour sauver la Pologne, peut-fetre aurait-il fallu « un autre Scylla », comme le sage et doux Staszic passa lui-meme pour Tavoir pense*, mais le pays n*etait pas capable, selon les apparences, d*en produire un.
Apres Maciejowice, le voeu de Henri Dombrowski a bien 6te realise de certaine faQon. Au sentiment de quelques revolutionnaires de notre temps, les compagnonsd'armes de Kosciuszko se seraient mSme, par un detour, « mis dans les rangs de Tarmee des sans-culottes, pour Taider k la destruction de TEurope f6odale^ ». Cette interpretation du courant d*6migration polonaise, qui a suivi en 1795 le troisifeme partage, se portant en Italic, y rencontrant les armees frangaises et se pretant k la formation des premieres 16gions k leur c6te, est discutable. II est historiquement plus juste d'y voir un ph^nomfene analogue k celui dont nous sommes temoins aujourd'hui. Proteges par les autorites frangaises, autoris^s k