‹ La polygamie sacrée au XVIe siècleChapitre 44 sur 57 · PREUVE DU NOMBRE DES PUTAINS DES SERVITEURS DES MOINES · texte numérisé non relu

PREUVE DU NOMBRE DES PUTAINS DES SERVITEURS DES MOINES

On peut bien voir par le grand nombre des Abbayes et Prieurés, qu'il y a un grand nombre de serviteurs et valets ; car s'il y a 1.456 abbayes, ce sont I.45G grands prieurs, autant de prieurs cloîtriers, autant de compagnons d'ordre, autant de doyens, aumôniers, trésoriers et autres officiers ; le moindre desquels a deux, trois, six et huit domestiques. Les Prieurs n'en ont pas moins, les religieux en corps en ont bien davantage, selon que vous avez pu voir par l'état ci-dessus ; de manière que qui voudrait représenter le nombre, il revient à plus de 100.000 personnes, qui font un terrible charivari en fait de paillardise. Ces valets ont plus de 3oo.ooo paillardes, sans compter que la plupart de ces canailles se servent des garces de leurs maîtres. Toutefois, nous réduirons le nombre à la moitié, afin de montrer que ce n'est notre intention de les examiner de trop près, renvoyant néanmoins les lecteurs au traité de la Polygamie sacrée, pour voir de combien les Chrétiens, même la nation française, sont attenus en ceux qui ont introduit et qui maintiennent ce beau célibat, jusque-là qu'il faille que ces viveurs d'omelettes et valets de ces infâmes entrent aux plus honorables maisons, pour y débaucher les tilles et servantes, et pour toute récompense, nous astreindre à nourrir leurs bâtards. Par quoi ci :

Valets et serviteurs monacaux. 5o.ooo

Putains 100.000

Bâtards 100.000

Maquereaux et maquerelies . 6.000

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