La Polystélie Dans Le Genre Pinguicula
l’A. leptoceras Fisch. et Mey., espèce de Sibérie à laquelle Hooker avait d’abord rapporté VA. chrysantha,e n diffère au moins par ses fleurs d’un beau bleu : flores... pulchre cærulei,e .t par ses cinq écailles divergentes au sommet : cyamiis (5) glaberrimis apice divergentibus (4). Les caractères distinctifs de cette section seront donc : perianthio aureo; petalis a receptaculo alvco horizontali remotis; calcaribus longissimis ; parastenione uno pistillum cingente , mox fisso; folliculis a basi recurvis.
LA POLYSTÉLIE DANS LE GENRE PINGUICULA, par BISI. P. A. DAXCiEARD
et It t RUÉ
Le Pinguicula vulgaris L.,que nous avons plus spécialement en vue ici, est une petite plante des marais tourbeux ; placée parmi les plantes dites carnivores, elle a été étudiée comme telle par C. Darwin (2) et Edouard Morren (3). C’est dans le cours d’expériences faites en vue de vérifier les faits avancés par ces savants que nous avons été amenés à faire l’anatomie de cette espèce ; nous ne ferons que signaler aujourd’hui les faits les plus importants, nous réservant de revenir plus tard sur les détails.
Le système radiculaire est ordinairement peu développé; le pivot terminal de la racine disparaît de bonne heure, et les racines latérales partent d’une tige très courte qui porte la rosette de feuilles.
Avant d’aller plus loin, il est utile de rappeler les idées nouvelles introduites dans la science par le travail de MM. Van Tieghem et II. Douliot (t).
<r Simples ou doubles, les faisceaux conducteurs peuvent affecter trois » dispositions différentes. Ils peuvent être groupés en un cercle ou en » plusieurs cercles concentriques autour de l’axe du membre considéré, » unis tous ensemble par un conjonctif dont la région interne est la » moelle, les portions intercalées aux faisceaux les rayons médullaires » et la région externe le péricycle, de manière à former un cylindre cen- » tral entouré à son tour par l’écorce dont il est séparé par l’endoderme. » Ils peuvent être groupés en plusieurs cercles autour d’autant d’axes » diversement disposés, de manière à constituer tout autant de cylindres j> centraux distincts, ayant chacun sa moelle, ses rayons médullaires, son » péricycle et son endoderme tous reliés et enveloppés par une écorce
(1) In Linnæa, Litter.-Berichl, 1838, p. 153.
(2) Les plantes insectivores, traduction d’E. Barbier, annotée par C. Marlins, 1877
(3) La théorie des plantes carnivores et irritables; Bruxelles, 1875.
(4) Recherches sur la polystélie (Ann. des sc. nal. t. III, n*’ 5 et 6, 188G).