SÉANCE DU 22 JUILLET
» commune. Enfin, ils peuvent être isolés, non réunis en un cylindre » central, individuellement enveloppés par un endoderme particulier et » directement plongés dans la masse générale du corps qui ne se sépare » pas alors en écorce et conjonctif.
i> Pour abréger, appelons stèle l’ensemble de faisceaux conducteurs et
de conjonctif qui compose un cylindre central ; nous dirons que la dis- » position de l’appareil conducteur est monostélique dans le premier cas, y> polystélique dans le second, astélique dans le troisième. »
La polystélie est très rare dans la tige des Phanérogames où on ne l’a observée jusqu’ici que dans le genre Auricula, une Primulacée, et dans le genre Gunnera, une Haloragée.
Il faudra ajouter désormais à ces deux cas celui du Pinguicula, dont la tige est polystélique. Cette lige se détruit de bas en haut, de façon à rester toujours très courte. Si on l’étudie sur un pied déjà âgé, on trouve à partir de sa base quatre ou cinq stèles entourées chacune d’un endoderme à plissements bien nets; le péricycle comprend deux ou trois assises de cellules à parois minces; le liber est extérieur aux vaisseaux en îlots ou en bandes assez larges. La présence d’un réseau radicifère très développé gêne souvent pour bien déterminer la place du liber et des vaisseaux primaires; ce réseau est composé de cellules allongées à parois lignifiées et réticulées qui s’anastomosent en files dans toutes les directions, forment une gaine autour des vaisseaux primaires de la tige et autour de la base des feuilles et des racines; c’est une production secondaire du péricycle, qui est identique au réseau radicifère des Auricula et d’une section des Primula (1).
Voir au sujet du réseau radicifère de ces derniers genres :
1° Trécul, Recherches sur l'origine des racines (Ann. des sc. nat ., 3* série, Y, p. 348, 1846).
2° Kamienski, Vergleichende Anatomie der Primulaceen (Abhand . der Naturf. Gesellschaft zu Halle, XIV, p. 143, 1878).
3° Van Tieghem et H. Douliot, loc. cit.
4° A. Lemaire, Recherches sur l'origine et le développement des racines latérales chez les Dicotylédones (Ann. des sc. nat. 7 e série, III, p. 194, 1886).
Les racines latérales qui partent de la tige sont simples; elles s’appuient souvent sur deux stèles fusionnées; leur cylindre central possède souvent sept ou huit faisceaux ligneux et libériens entourés par les deux ou trois assises du péricycle et l’endoderme; au centre se trouve une moelle assez large formée par des cellules à contour hexagonal ; nous n’avons pas vu dans l’écorce de formations secondaires.
GANDOGER.