‹ La pomme au Canada [microforme]Chapitre 40 sur 87 · IRRIGATION · texte numérisé non relu

IRRIGATION

Dans certaines parties du Canada il ne pleut pas assez pendant la saison de végétation pour fournir aux pommiers toute l’eau qui leur est nécessaire; dans les cas de ce genre il est bon d'irriguer lorsqu'on peut se procurer de l’eau et l’appliquer sans grands frais. Mais avant d'installer un système d'irrigation ou avant de planter des arbres en comptant les irriguer, on fera bien de s’assurer, tout d’abord, que l’on aura toujours une provisio à d'eau sûre, régulière et suffisante. Il ne faudrait pas s’exposer, par exemple, à manquer d’eau juste au moment où les arbres entrent en rapport et lorsque l'irrigation serait le plus utile, Avant de commencer à irriguer, il est nécessaire de bien niveler le sol de façon à ce que l’eau puisse descendre sans arrêt et à la vitesse que l’on désire. S'il y a des trous ou des poches où l'eau séjourne, ces endroits seront trop irrigués et dans ce cas l'irrigation fera plus de mal que de bien. Au Canada, on fait généralement couler l'eau dans des fossés ouverts de quatre à six pouces de profondeur. Dan les jeunes vergers, il suffit de creuser une rigole de chaque côté d'une rangée d'arbres, mais pour les vergers en rapport, il devrait y avoir une rigole d'irrigation à tous les cinq à six pieds entre les rangées d'arbres. Mieux vaut irriguer peu souvent mais douner chaque fois une irrigation abondante que d'appliquer des irrigations nombreuses et légères. Lorsque l’on a une abondante provision d’eau. on est toujours tenté d’en mettre trop, et dans ce cas, les arbres continuent trop longtemps à pousser, leur bois ne s’aoûte pas bien et la gelée cause des dégâts. Il est nécessaire d’avoir un bon sy:tème de drainage pour empêcher l'accumulation de l’eau dans un sol trop

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irrigué. Il faut herser après chaque irrigation pour conserver l'eau, et permettre à l'air d'entrer dans le sol; il est même bon de donner plusieurs hersages entre les irrigations. Le sol devrait être humide au moment où l'hiver commence, car les racines sont moins exposées à périr dans un sol humide que dans un sol sec. S'il est nécessaire de donner une irrigation spéciale pour fournir au sol une provision suffisante d'eau pour l'hiver, il faudra attendre jusqu’au moment où l’on ne craindra pas d'activer la

ne mm \ L es Sr = Verger de pommiers irrigué, à Okanagan Lake, C.-B. pousse des arbres; sinon il serait à craindre que le froid ne causât de grands dégâts dans le verger. Le traitement doit varier suivant les sols et l’arbori-

culteur devra déterminer les détails, pour son cas spécial, par des expériences bien faites.

L'ECLAIRCISSAGE DES POMMES

L’'éclaircissage des pommes, très général en Colombie-Britannique, n'est pas pratiqué au même degré dans l'Est du Canada. Il consiste à enlever, au commencement de la saison, une partie des fruits dont l'arbre est chargé. Les fruits qui restent se développent plus à leur aise, et sont généralement plus uniformes, plus gros et mieux colorés que les fruits de er miers non éclaircis. Les avantages de l’éclaircissage ressortent mieux lors que les pommiers sont très chargés de fruits. En éclaircissant, on supprime tous les pauvres fruits, tous ceux qui sont endommagés, qui ont mauvais aspect. On raccourcit d'autant le temps nécessaire à la cueillette finale lorsque la récolte est mûre et on up au pommier cet épuisement qui suit inévitablement la production de très fortes récoltes de fruits et qui le rend incapable de porter une bonne récolte l’année suivante, On doit commencer à éclaircir dès qu’on s'aperçoit que les fruits sont bien noués. On éclaircit de façon à ce que les fruits restants soient répartis sur l’arbre d’une façon aussi égale que possible. Si la récolte est très forte, il suffit de laisser un fruit à chaque bourse. L’éclaircissage n’est pas toujours avantageux cependant; chaque arboriculteur fera donc bien d’expérimenter sur ce point et de s'assurer si cette opération le paie ou ne le paie pas. L'expérience

l, et per- suivante que nous avons faite à la ferme expérimentale centrale d'Ottawa. 4 plusieurs et qui a été signalée dans le rapport annuel de 1915, donne une idée des ré- î — . sultats que l’on peut obtenir. Le Gouvernement fédéral a fait des expérien-

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