‹ La pomme de terre (patate) et sa culture [microforme]Chapitre 29 sur 40 · FORÇAGE DES POMMES DE TERRE POUR LE MARCHÉ · texte numérisé non relu

FORÇAGE DES POMMES DE TERRE POUR LE MARCHÉ

Là où il y a demande de pommes de terre primeurs, il est important que le producteur sache comment on hâte le d'veloppement des tubereules : car, en général, plus les pommes de terre seront tôt sur le marché en bonne condition, plus il en retirera d'argent, La méthode ordinairement adoptée par les meilleurs producteurs est d'em-

ployer une variété extra hâtive et de “germer” les plantins avant le plantage. On

choisit de: tubercules de moyenne grosseur avant qu'ils aient commencé à germer et les place en simple couche dans des caisses peu profondes où plateaux, la couronne tournée en haut. On met ensuite les caisses dans un endroit éclairé, ventilé, frais, où la température soit assez basse pour empêcher la germination. Au bout de quelques jours les tubcreules deviennent verts et leur peau beaucoup plus coriace qu'avant leur exposition. On leur donne alors un peu pius de chaleur, mais les garde toujours dans un endroit éclairé, ventilé, Au bout de la couronne il se développera maintenant deux ou trois fortes pousses, et l'on comprendra maintenant le pourquoi de l'exposition préalable des tubereules pour endurcir la peau ; car la plupart des yeux ne germent pas, et on peut dire que toute la vigueur du tubercule se concentre dans les quelques pousses de la couronne, C'est ce qui était désiré ; car, moins il y a de pousses, plus sera grande la proportion de tubereules vendables. Si l'on donne abondance de lumière et maintient passablement frais l'endroit où sont les pommes de terre, les pousses deviendront très robustes et fortement attachées au tubercule et ne se casseront pas à moins qu’on ne les manie avec très peu de soin. Les tubereules se développeront plus rapidement sur des pousses qui ont crû lentement dans un endroit éclairé, frais, que sur des pousses produites rapidement dans un endroit sombre, et, en outre, les rendements seront beaucoup plus élevés. Les pommes de terre qui ont germé dans l’obseurité sont d’ailleurs très difficiles à manier, ear les pousses se détachent très facilement. 11 n'est pas absolument néaire de placer les pommes de terre avec le bout de la couronne en haut, car, on obtient des résultat: très satisfaisants en vidant les pommes de terre comme elles viennent dans les caisses peu profondes ou plateaux, et les traitant comme il est dit plus haut. Les pousses devraient avoir au moment du plantage environ deux pouces de Jongueur. Si elles sont plus longues, les plantons sont difficiles à manier.

Pour pommes de terre primeurs il faut employer le sol le plus chaud et le mieux drainé qu’on peut avoir, et on enterre les plantons peu profondément de sorte qu’ils profitent de la chaleur du sol superficiel. On plante les tubercules entiers ; car ils pourrissent moins facilement que des tronçons et les pousses ont un plus grand approvisionnement où puiser. On met naturellement les pousses en haut lorsqu'on plante. Comme la plupart des variétés lâtives ne donnent pas de grosses plantes, on peut en général planter un peu plus serré que pour la récolte principale.

ces

En plantant les tubercules entiers, on emploie une grande quantité de plantons à V'ucre ; quelques pr ducteurs en mettent jusqu'à, 40 boisseaux ; mais on en est bien plus que com nsé par la hâtiveté et l'abondance de Ja récolte. On plante les pommes de terre aussitôt que le sol est assez seC pour être travaillé et qu'il n’y a plus danger de très fortes gelées ; mais, comme il y a beaucoup à risquer de la part des gelées, il faut tout faire pour en protéger les jeunes plantes. Un très bon moyen, s'il y à danger de gelée, est de tracer un léger sillon en relevant un peu de sol sur les plantes, qui en général seront ainsi suffisamment protégées. On pi ut ensuite aplanir à la herse ou de quelque autre manière. Pour la production de primeurs dans les provinces de l'Ontario et de Québec, il vaut, en général, mieux cultiver en billons de hauteur moyenne qu’à car le sol est ainsi plus chaud, ce qui hâte le développement des tubereules.

Importance qu'iüyad maintenir les plantes vertes.—Nous n'avons pas de preuves

plus frappante de l'importance qu'il y a à maintenir les fanes de pommes de terre vertes ct à les faire “roître vigoureuserin nt jusque dans le mois de septembre, que les résultats obtenus par le professeur L. R. Jones, de la station € xpérimentale d'agriculture du Veren arrachant des pommes de terre à différentes dates et estimant k produit par 72 d

de la station du

acre. 1] est rendu compte de cette expérience dans le Bulletin n Vermont. C'est une simple expérience qué chaque cultivateur peut faire pour Juimême. Voici le tableau des résultats obtenus :

RENDEMENTS EN TUBERCULES À DIFFÉRENTES DATES—POM MES DE TERRE WIITE STAR, PLAN JÉES LE 20 MAIL.

Rendement par art |

Date de l'arrachage — mois | - PONS MOYEN des Total Vendabtes tubercules mes ==

boisseaux. ux onces

2 août | 16

der septembre 14

On voit que pendant le mois de septembre il Cest développé 119 boisseaux par acre de tubereules vendables, Dans la province de l'Ontario beaucoup de champs en septembre étaient sees et bruns, soit faute de houages ou par suite de maladies. En maintenant les fanes vertes jusque dans le mois de septembre, non seulement le rendement en tubereules est considérablement augmenté, mais la qualité est aussi très améliorée. Lorsque les plantes meurt nt au commencement de la saison, beaucoup des tubercules ne sont pas mûrs. Dans un chapitre précédent nous nous sommes efforcés de faire voir l'importance des bons houages en maintenant une pousse vigoureuse pendant la première partie de la saison ; dans le chapitre qui suit sur les insectes nuisibles et les maladies, nous ferons voir comment on peut maintenir les plantes vertes pendant la dernière partie de la saison.

INSECTES ANUISIBLES ET MALADIES FONGUEUSES.

Dans certaines parties du Canada les insectes nuisibles et les maladies fongueuses e de terre sont, on peut le dire, inconnus ; mais dans les provinces de l’Ontario et de Québec ces deux classes d'ennemis sont très destructives. Si lon veut ©

une récolte maximum, il faut maintenir les feuilles de la pomme de terre intactes et les plantes vigoureuses, il faut combattre les insectes et les maladies, et l'on peut en avoir raison si l’on a “ecours aux préveutifs et aux remèdes éprouvés bien connus. Il n’est

de ja pom

pas 1 saire dat Lulletin de cette espèce de mentionner tous les insectes nuisibles et tu 1 qui attad ent ] me de terre ; mais nous trait 1) j | Po DE TERRE, \! e à! (Color ln Potato B th Dor le neala, Say).—C'est un insecte st bien nu qu'il n'y a re besoin de le ll peut toutef ètre utile de nner un aperçu ch 1 rs pour ceux qui ent ] | cete ] rfait (1 beau rest jaut F1 r dat un tt ll L de bonne heure au printemp Dès que les pt res plantes pri e ont les barl x s'y portent et y déposent bient leurs œufs ( ‘ u ia riace interieure des f | Au bout d'un maine | vors l ‘ ( mettent à dévorer les f le e rapidité trop bien con- La cd ur (BEL le larve qui lispurait ] ta t les fort gelée , y ti ’ TE en in tes parlait | ‘ qui hivernent Ileureuseel dans le vert de Paris et dans d'autres insecticides de | s remèdes contr Û et Nous avons toujours insist iprès de? lecteurs sur l'importan- ‘ vil y a à maint ir le fi ag iussi intact que} ible. Il est bien connu que là ù li | ry! | nme de terre d ré | t récolt ( me, QU uefois il me it pas la peine d'arracl ‘e t e | pui plus perte sera ouvrH es £ es no ra a e à trait t tit \1 sser à la 1 les barbeau | l SET i les ouvriers it rares, ce peut n'ôtr et la tentation est gra e laisser tranquilles les vieux barbeanx qui f es pou de tort au feuille Malheureusement, dans } être la plupart des fermes, on ne fait rien pour détruit lorvphores de la pomme de terre, jusqu'à ce qu'on remarque que le feuillage est nertie dévoré. Il est alors trop tard. Avant que le vert de Paris appliqué to t fuit let, les plante 4 très maltraitées et la récolte en sera considérablenient diminuée, Les producteurs de pommes de terre n devraient pas attendre j à ce que les plantes aient souffert ; ils devraient tenir l'œil ouvert et, aussi-

tôt qu'ils apervoivent les vers, appliquer quelque bon insecticide, Comme les œufs ne posés à fois, les vers n'éclosent pas tous ensemble, et il est ordinairet qu'ils soient tous détruits.

itôt que possible, il faut un in-

L'insecticide le meilleur et le Paris (vert de Schecle), qu'il faut appliquer à la dose de ivee environ 4 onces de chaux pour neutraliser l'effet de

Quatre onces de vert de Paris dans 40 gallons d’eau font périr les inscetes mais sont d’un effet m ins prompt que huit onces. On peut aussi appliquer le vert de Paris à see en le mélangeant avec 50 fois son poids de chaux éteinte à l'air, de plâtre à amendement ou de toute poudre parfaitement sèche, soit 1 livre de vert de Paris avee 50 livres de la pou he. On applique ce mélange lorsque les plantes sont humides de sorte qu'il adhère mieux, en même temps qu’il est plus ang liq ide a, d'autre part, l'avantage de que le temps est see. Le Bug Death (Mort aux insectes) à sec où dans la proportion de 1 livre dans 2 gallons d'eau, est aussi un bon insecticide,

mais il revient plus cher que le vert de

sont pas

ment né

sieurs pulvér

Comme

les doryphores aus

sceticidi

plus écono

8 onces «|

l'arsenie

facile à distribuer uniformément. Le

pouvoir être appliqué |

i On obtient encore de bons résultats aves l'arséniate de plomb, qui toutefois est en général d'un emploi moins économique que

le vert de Paris

L'ALTISE DU CONCOMBRE (Cueumber Flea-beetle, Epitrix cucumeris, Harr.).—Ce petit insecte fait souvent beaueoup de tort aux plantes de pommes de terre ; comme il est si petit, on ne l'aperçoit souvent pas ; mais on voit le résultat de ses déprédations dans les nombreux petits trous qu'il a faits aux feuilles et dans la diminution de la récolte par cette cause.

x: RérPaus

Voici ce qu'écrit au sujet de cet insecte le Dr James Fletcher, entomologiste et bo-

taniste des formes expérimentales de l'Etat, dans on rapport pour 1901 Ce tout petit barbeau, qui n'a pas un vingtième de pour de longueur, est noir, ( ert de courts poils noiratres ; entre toutes les plantes CUITIVEES ON nt lea pommes de terre qu'il attaqu Je plus souvent Il en est qué lquef ‘:: dans les étés très chauds ve, un des pires ennemis en FURÉ t dans les feuilles nombreux petits trous Ci réduisant leur surface au point qu Iles ne peuvent plus r mplir leurs fonctions. Nous

ns recu avis de leurs ravages dans l'île de Vancouver et dans plusieurs endroits en

Ontario, Le meilleur ren ide contre cet insecte parait être les pulvérisations de bouil lie bordelaise, qui ont donné de beaucoup nu leurs résultats que les pulvérisations de et de Paris seul. La pratique des traitements à la bouillie bordelaise sur les pommes torre est aussi ex elente comme étant un préventif etlicace de la brûlure hâtive 1: Ja

nme de terre.” On a remarqué que L . bleseures faites aux fc uilles par l'altise sont des endroits où

de la brûlure hâtive et peut être aussi celles de la ” maladie” de la pomme de

lement retenues et où elles germent pour s'étendre tout autour. A notre

Je meilleur moyen de prévention est de tenir les plantes couv rtes de bouillie bor lelaise ni que recommandé dans l'extrait qui précède.

La PatLunt HÂTIVE, ROUILLI HÂTVE OÙ TAVEN RE DES FEUILLES {Early Blight, A!

lani (E. et \1.) Jones et Grant |. Cette malad e (tait connue jusqu'à ces

lernict LunCe SOUS le nom de Macr: sporiutm solant, E, et M.; mais les investigati ns

à proft ur L. R. dones, botaniste de la Station exnérimentale de Vermont, ont fait

changer le nom en Alternaria solani. Ja brûlure hâtive est loin d'être aussi perni-

et elle ne fait pas

“use que | ae maladie ” ou brûlure tardive de la pomme de tt pourrir les tubereules. Elle est surt ut destructive dans les saisons sèches ou dans les champs négligés, où les plantes ne pouss( nt pas vigoureusement ; elle se développe beaucoup plus rapidement sur les plantes chétives que Sur les plantes saines. Des champs de pommes de terre qui semblent avoir mûri prématurément, doivent souvent cette apparence à la brûlure hâtive. Elle commente ordinairement à apparaître vers le com mencement de juillet, et on la confond quelquefois aver La “maladie” ou brûlure tar- Elle se manifeste sur les feuilles par des taches en anneaux concentriques irréaliers très différentes des crandes taches brun foncé de la “ maladie “Les taches de la brûlure hâtive s'étendent graduellement €t deviennent confluentes. couvrant une wrande surface. Lorsque ces taches arrivent au bord de ja feuille, elles la ivnt enrouler, ce qui TES mble un peu à l'effet de l'échaudure; la feuille entière peut finir par se flétrir ct se sécher, et la plante par périr. Bien qu'on appelle cette maladie “brûlure hâtive ” elle affecte les plantes à la fin de la saison, en septembre, aussi bien qu'au printemps. Elle se propage au moyen de spores qui se posent Sur les feuilles, y germent et trent à travers l'épiderme et les stomates. Elle envahit ensuite les tissus de la plante et au bout de peu de temps produit de nouv Îles spores. Cette maladie passe l'hiver dans les tiges mortes de pommes de terre.

Prévention et remède.—Le traitement de cette maladie agit plutôt comme préventif que corime remède. J1 faut maintenir les plantes couvertes de bouillie bordelaise depuis le milieu de juillet jusqu’à la fin de la saison. Il est bon de brûler les tiges après l'arrachage.

BRÔLURE OÙ ROUILLE TARDIVE, & MALADIE” DE LA POMME DE TERRE (Late Blight, Phytophthora infestans, D. By.).—Bien que le dépérissement prématuré des tiges de pommes de terre soit souvent dû à la brûlure hâtive, qu'on confond souvent avec la brûlure tardive, cette dernière est la maladie de beaucoup la plus sérieuse, car elle se tnand arce une bien plus grande rapidité, et, outre qu’elle fait dépérir les tiges, elle fait pourrir les tubereules. L'histoire naturelle de cette maladie f lieu en 1946, et on connaît maintenant peu de chose de plus à

La maladie passe l'hiver dans les tubereules ; on la porte au champ dans les tubercules et la plante avec les plantons. Lorsque les plantes se développent, elle se déve-

déerite an premier

We] ES

Jloppe aussi et se répand dans tous les tissus des tiges. Vers la fin de juillet ou le commencement d'août elle produit à la surface inférieure des feuilles des myriades de spores minuseules qui en masse ressemblent un jeu à la gelée blanche. Ces spores composent le stade de la “rouille ”, causé par le desséchement des tissus des feuilles où les spores

ont pris leur nourriture, et il apparait des taches brun foncé, C’est à ce moment qu'a lieu l'infection de nouvelles plantes, car les spores sont rapidement transportées par le vent, tombent sur les fi uilles, germent, développent et en très peu de temps détruient les feuilles. La maladie s'étend avee une telle rapidité qu'en quelques jours il ne

reste plus uné e de pomme de terre verte daus le champ entier. On suppose que ds

a lieu de deux manières : en premier lieu, la maladie en enva-

l'infection des tuber

hissant toute la plante atteint les 1 ibereules le long des tiges souterrain : et en second lieu les spores entraînées par la pluie pénètrent dans le sol et arrivent aux 1 ibereules ( i et, si les conditions sont favorables pour leur développement, elles les dernier moyen d it avoir été; vé d'un uière CONr des :xpériences faites ( par J. L. donsen, directeur

C'érès à enhague, résultats ences ont été publiés en petit on intitulé Comment triompher le la Maladie de la Pommi de terre par une Met de Culture simple et facile Comme &« livre avait été avant la 1 werte de la bouillie bord e comme préventif de la “ iladie ”, il est très intér« nt et instructif. Lo citation suivante de ee livre expose en qu lques mots les ré-

esnériences de buttage protecteur spécial en comparaison avec la eul-

à plat. Par ce buttage les talus étaient très élevés et le faîte était mince de manière à ce que la pluie s'écoulât rapidement et n'entraînât pas les spores dans le sol où étaient les tubereules.

‘En estimant la valeur des très importants ré ltats des expériences, il faut se rappeler que les pommes de terre à toutes les stations expérimentales ont été cultivées à côté les unes des autres sans aucune différence: auelconque dans les conditions autre

que dans le buttage seul. Conséquemment, par le parfait buttage protecteur la maladie

diminuée depuis 23.4 ou 18.7 pour cent à 1.4 pour cent, ou, CK] “imé

a été en moyenne

en langage ordinaire, diminuée depuis un degré très élevé à ce qu'on peut pratiquement

: en nombres entiers les taux

appeler une simple trace de la maladie. Si nous expri moyens de tubereules malad dans quatre manières différentes de butter depuis le plat jusqu’au buttage parfaitemeut protecteur (à talus élevés et faîte mince), les chiffres sont : 17:13:3:1.”

Bien que ce haut butt élevé avec inclination des fanes, paraisse avoir empêché les spores d'arriver aux { iber-

protecteur qui consistait en un faite mince avec t

cules, il va sans dire qu'il n'a eu aucun effet pour empêcher les fanes d'être détruites par la maladie.

La maladie fait ordinairement son apparition dans les provinces de l'Ontario et de Québec entre le milieu de juillet et le ler août, quoique quelquefois un peu plus tard. La forte et désagréable odeur qui s’exhale d’un champ de pommes de terre affecté par la “ maladie * est familière à chacun ; et, quoiqu'il soit trop tard pour obtenir les meilleurs résultats après que la maladie a commencé à se propager rapidement, on peut quelquefois l'arrêter par des pulvérisations à ce moment-là. C'est ordinairement dans la récolte principale et dans les variétés tardives que les pertes causées par la maladie sont le plus considérables : car les variétés hâtives sont en général bien avancées avant que les conditions deviennent favorables pour le rapide développement de la maladie, Le temps qui paraît favoriser la propagation de la “ maladie? est un temps lourd, étoufté, chaud, avec beaucoup d'humidité dans l'air. Dans ces conditions il germe des myriades de spores, et la maladie se répand à travers les tissus des feuilles qu’elle détruit avec grande rapidité.

Prévention de la ‘“ maladie” de la pomme de terre.—11 y a environ vingt ans que l'on commença à employer la bouillie bordelaise pour la prévention de cette maladie, la première application connue ayant été faite en France en 1885. Dès le tout commencement elle donna de bons résultats, et elle a depuis lors été toujours de plus en plus appréciée ; néanmoins, même à la date actuelle il y a seulement un bien petit nombre de cul-

SAIVHLNA ON AIN LXAWNDNAUNA ANUA

OL MBA LAIAS se ‘YWYELO

SHALIVHL NON AUUAL AU SANT

tivateurs canadiens qui traitent leurs pommes de terre pour préve nir la maladie. En Amérique les premières expériences méthodiques et continues avec la bouillie bordelaise ont été celles que le professeur L. R. Jones ommencées à la Station expérint ntale l'Agriculture du Vermont. Il à commencé à expérimenter en 1889 et a continué pen- Jant quinze années conséeutives à donner des démonstrations de l'utilité pratique de la bouillie bordelaise comme préventif de la maladie, Dans son rapport pour 1905 il pré-

sente les résultats moyens de treize années d'expériences. Le rendement moyen par acre des pommes de terre traitées à été de 286 boisseaux ; des non traitées, 171 bais-

seaux : la différence est de 115 boisseaux en faveur des pommes de terre traitées. Ceci

devrait être preuve suflisante à tout cultivateur que, même si quelques années la mala-

e ne cause pas beaucoup de tort, néanmoins on est bien des fois compensé de son traon applique les pulvérisations chaque année.

A la fermi expérimentale à Ottawa, cette maladie a reçu beaucoup d'attention, en raison de l'importance de la récolte des pommes de terre en Canada et de la grande perte oecasionnée chaque année par la maladie, Dans son rapport pour 1892, je Dr James Fletcher, ( ntomologiste et botaniste, donnait un aperçu de l'histoire naturelle de ” de la pomme de terre ct recommandait l'emploi de la bouillie bordelaise contre préventif. Il envoya aussi la même année des lettres circulaires aux principaux urnaux. En 1994 il publia un bulletin sur les maladies de la pomme de terre dans lequel il donnait davantage de renseignements, et depuis lors les officiers de la ferme expérimentale ct ntrale se sont efforcés en tous tEMpPs d'engager les eultivateurs à traiter leurs pommes de terre pour prévenir cette maladie destructive. Les expériences ont été commencées en 1892 à la ferme centrale et à celle de Nappan (N.-E.), et les résultats ont été satisfaisants. Les quelques années passées Ja maladie a été pire que d'habitude ot l'effet des pulvérisations a été plus marqué. On trouvera dans le tableau suivant les résultats moyens obtenus à la ferme expérimentale centrale pendant les années 1901, 1902 et 1904. En 1903 la levée des plantes a été très irrégulière en conséquence de la

e sécheresse au printemps, et les résultats ont perdu toute valeur, Comme nous « déjà dit, quelques variétés de pommes de terre paraissent être beaucoup moins sujettes à la maladie que d’autres.

ta: 18 ] lu ma

L'av

Rendement moyen par acre en tubercules vendables.

Plantes de pommes de terre. — ———— mn nie rene ENT | | 1901 1902 1904. | 3 années, Traitées 4 fois et Trutées 4 fois et Traitées 5 fois et Traitées et non non traitées. non traitées, non traitées. | traitées. ec ei = ee PR ps = — = boiss. Ji | boiss Ib. boss Ji | bois Iù | | Traitées... + -oosseemsesesese sn 338 43 | 310 12 | 369 21 | 3937 45 Non trailers seseres 233 11 | 189 64 | 306 39 | 243 15 | | | Gain moyen en rendement par acre | en tubereules vendables en rai- | son des traitements RS 106 32 | 120 18 |! 62 42 94 30

Le coût des pulvérisation de bouillie bordelaise n’est guère élevé en comparaison avee la grande augmentation en rendement qui en résulte, Voici approximativement auels sont les frais :—

Coût de quatre puivérisaiions de Boui delais ae Vitriol bleu, 72 Ibs. à 6 cœntins.; 55 ve sen se ce ve so 0 $4 32 Quatre pulvérisations, 1 cheval et 2 ouvriers, 8 heures à 30c.. 2 40

TS ee = Da 2 $G 7

lra

pour pré tion et applicat du fougicide, Le coût probable s

. en

de la première pulvérisation de | ie borde! \ peut les a] le; c’est pourquoi € td I eoû i lvér ion de vert de Paris savoir 60 centins

ce qui Jai PoN2 comme Île coût extra de l'application de la bouillie bordelaise. 11 a

‘ Ï n qu Ho s est de 94 boisseaux à ; i 10 contins iUX, ceci Î : un profit net de 2,98 par : Comm e | * moins que cette somme,

on s'épal en un le mpe. On a trouvé qu’une

CJ mimence à se propager, maladie, plus on pourra is ; mais Je cultivateur

encer les pulvérisations vi le milicu de inillet, et de Jusqu'en septembre ; or pour cela il faut ordinairement

Nous avons essayé d'autres préventifs ; mais aucun n’a

itisfaisants que la bouillie bordelaise préparée suivant les

anche représentant des pommes de terre traitées à côté d'autres l'avantage du traitement pour protéger le feuillage contre Ja m Les fanes de la parcelle non traitée étaient mortes dix-huit s avant celle la parcelle traité Les expériences avee le Bug Death, dont n avons rendu compte dans les rapports annuels pour 1902 et 1904 sont loin d’avoir donné des résultats aussi satifa ta que Ja bouille bordelaise, Le Bug D ith et Ia bouillie bordelaise ensemble ont toutefois d n 1904 de meilleurs résultats que la bouillie bordela eule. Nous n'av ‘ ce Ï | ne seule saison ; c’est pourquoi 1 né POUVONS } irc? de conelusions définies.

BRÔLURE DES somueTs (Tip Burn).—C’est un désséchement des sommets et du bord des feuilles : ilest dû à la perte de vigueur de la plante par su it du temps

chaud et sec ou de négligence dans les houag

Pi 1 D

crt par cette

cause sont souvent aficctées aus

fonciers empè-

GALE DE LA POMME DE TERRE (Potato Scab, Oospora Scabies, Thax

).—Dans quelques parties du Canada et dans certaines conditions de sol et de traitement du sol, la ile de la pomme de terre a été très importune, en empêchant le déve

ppement nor

des tubereules et les rendant d'un aspect désagréable à l'œil et par te moins vendales. Beaucoup de personnes pensent que la gale est causée par des insectes danse le

sol et est due à d’autres causes que la vraie ; mais on a étudié l'histoire naturelle de la gale que Fon a prouvé être un champignon parasite. Elle est ordinairement préjudi-

ciable surtout dans les terres alea

ines ; et les terres qui ont recu de fortes applications nt un champ particulièrement favor Î

de fumier de ferme frais « de la maladie, surtout si le fumier a été

» pour ja propasation

| é mis dans les sillons et touche immédiatement

les tubereules, La chaux et la cendre ont aussi pour effet d'augmenter la quantité de 1 M A &

sale, Les spores du champignon de la gale se développent dans le champ sur les parties

[l affectées des tubercules et après larrachage sont ainsi emportées à la cave a racinos, I] n'y a aucun doute que beaucoup 4e tubercules sains dans le champ sont infectés dans la cave aux racines ou pendant le transport par quelques-unes des myriades de spores qui tombent sur eux depuis les tubere

malades, On croit que les spores de la gale

peuvent rester six à sept ans dans le sol et ensuite communiquer encore l'infi ction après tout ce temps. Ceci fait voir l'importance qu'il + a À éviter aussi ]

ble les champs qui ont produit des pommes de terre galeuses.

ongtemps que possi-

à servir de

Pour détruire les spores sur los tuboreules destins u avoir recours à deux remèdes qui paraissent être également bons : le I

solution de formaline où formol (formaldchyde), 8 onces ou

remier est une E chopine, dans 15 gallons d'eau ; on y fait tremper les tubercules pendant deux heures, Le second remède est

teint tait

sif, dans la proportion de 1 once dans 7 gullons d'eau,

per les tubereules pendant 1 heure 4 Lorsque les tubereules

-onner pour les planter. On peut employer sieurs fois la

Ce traitement fait qu’on est sûr de planter de la semence sans spores ; ‘jà des spores dans le champ elles infecteront de nouveau les tubereules, s jommes de terre paraît être la même que celle qui affecte quelquesracines, il sera bon d'éviter de planter des pommes dans un champ où

i uses, Les pommes de terre les plus nettes de gale se trou-

n de trèfle ou dans les sols acides. Les engrais tels que le

sulfate de potasse et le nitrate de soude paraissent tenir la ma-

à amendement et le sel commun sont aussi utiles. Certaines

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