‹ La pomme de terre (patate) et sa culture [microforme]Chapitre 31 sur 40 · POMPE PULVÉRISATEUR SUR CHARRETTE · texte numérisé non relu

POMPE PULVÉRISATEUR SUR CHARRETTE

ont besoin de pulvérisations ; or une pompe pulvérisateur est très utile ct nécessaire pour les traiter. On peut aussi se servir d'une telle nompe pour blanchir à la chaux ou peinturer les granges, les hangars et les clôtures ;: on a trouvé que c’est un des moyens les plus économiques de faire ce genre de travail. On peut s’en servir pour désinfecter les étables, nettoyer les voitures ct laver les fenêtres. Aucun cultivateur et

aueun producteur de pommes de terre ne devrait être sans une bonne pompe pulvérisateur. De bonnes pompes propres pour la plupart des travaux coûtent #25 et au-dessus ; on en trouve de moins chères, mais elles ne donnent pas autant de satisfaction, et il est beaucoup plus économique de s'en procurer une bonne dès le commencement. Un grand avantage d'une bonne pompe sur une inférieure c'est qu'avec cette pompe l’opérateur peut produire plus d'effet avec la même dépense de force. La gravure ci-jointe représente Une pompe Spramotor montée sur une charrette spéciale pour pulvérisations. Appliquer une pulvérisation n'est pas asperger ou arroser, Une pulvérisation doit être sous forme d’un fin nuage ; et ceci on ne peut l'obtenir qu'au moyen d'une bonne pompe et d'un bon bee de pulvérisation, le bec étant presque aussi important que la pompe, Lorsqu'on applique une pulvérisation, le but n'est pas de projeter assez de liquide pour qu'il coule en bas des feuilles, mais seulement juste assez pour couvrir les feuilles uniformément ; car, pour produire les meilleurs résultats, l’insecticide ou le fongicide doit être uniformément distribué sur la feuille de manière que toutes les parties en soient bien protégées. Une fine pulvérisati

a enveloppera Ja feuille protégeant la suriace inférieure aussi, ce qui est important, Si Ja pulvérisation n'est pas fine et qu’ qu emploie une graude quantité de liquide, cel

i-ei coulera en bas la feuille, entraî-

nant le fongicide ou le poison qui s'accumulera à l'extréinité de la feuille, et souvent la brûlera. C'est aussi un grand gaspillage de liquide.

On fabrique maintenant pour la plupart des bonnes pompes pulvérisateurs des ajustages nou? le traitement des pommes de terre au moyen desquels on peut traiter à la fois

quatre à six rangs. Dans les derniers perfectionnements les becs sont arrangés de ma-

nière à ce que les jets arrivent par dessous aussi bien que par dessus, ce qui est important, car toutes les parties de la plante au-dessus du sol devraient protégées. Avec ces ajustages un ouvrier avec un cheval peut traiter en un jour une grande étendue de

terrain. Ceci n'est pas toujours la manière de faire la plus économique ; car, par exemple, si un bee ou plusieurs s’engorgent, la machine peut aller un certain temps eans qu'on s'en apercoive, et il y aura une bande non protégée où les doryphores pourrout se repaitre ct où la maladie pourra prendre pied ; la charette peut aussi cahoter et par là ne pas fonctionner uniformément. Il est très essentiel que le travail soit foncier, pour ce qui s’agit de la doryphore aussi bien que de la maladie, Si l’on emploie des ajustages à quatre ou six becs, une bonne chose est d'avoir un homme ou un jeune garçon à l'arrière du pulvérisateur pour surveilier les becs. La méthode que je préière, bien qu'un peu plus lente, est de traiter deux rangs à la fois, un ouvrier dirigeant le cheval et l'autre assis à Parrière tenant un bee dans chaque main, Par Jà on peut mieux diriger le jet et remarquer aussitôt si un bee s'engorge. On est ainsi plus sûr que le travail est foncier, ce qui veut mieux que rapidité, surtout lorsque la maladie ou les insectes nuisent beaucoup, 11 faut au moment du plantage régler l'espacemient des rangs de sorte que le cheval et les roues de la charette passent entre les rangs. On cmploie pour les traitements beaucoup de machines faites chez soi : mais la plupart gaspillent beaucoup de liquide et ne le projettent pas en fin nuage, de sorte qu'il coule en bas les feuilles et s'accumule au bas des feuilles ou se perd sur le sol. I] n’y a pas de doute qu’une grande partie de la difiieulié à détruire les doryphores est le fait que le poison n'est pas distribué bien uniformément sur les feuilles. C'est ce qui arrive aussi pour l'emploi d'un arrosoir à pomme, comme on l’a fait bien des anntes pour traiter les pommes de terre. Il n’y a pas de doute que la raison de la préférence dans beaucoup d'endroits pour l'application du vert de Paris à see contre la doryphore, plutôt qu’en suspension dans l’eau, est que le poison est ainsi plus uniformément distribué. On a inventé plusieurs distributeurs et soufflets pour l’application de poison à sec. L'efficacité de l'application d’un insecticide ou d’un fongicide sera en proportion du soin avec lequel on aura appliqué le mélange. Toute portion de la feuille non protégée offre prise aux insectes ou à la maladie,

FORMULES RECOMM ANDÉES.

Louillie bordelaise—Contre les maladies et les altises. :

Sulfate de cuivre (vitriol bleu).. ., .:. .. .. .. -. .+ 6 1b. CREME ME 5 er racines erranes 4 1b.

Eau (1 tonneau)... .. 40 gallons.

On fait dissoudre le sulfate de cuivre (en le suspendant dans un vase en bois ou en terre contenant au moins 4 ou 5 gallons d’eau). On éteint la chaux dans un autre vase, Si la chaux une fois éteinte contient des grumeaux où des grains durs, il faut secr à travers de la toile grossière ou un tamis fin. On verse la solution de sulfate de cuivre dans ur tonneau, si on ne l'avait pas préparée dans un tonneau ; on remplit neau d'eau à moitié, ajoute le lait de : ‘aux, après l'avoir dilué dans un aemiau d'eau, et brasse parfaitement le mélange, qui est alors prêt. (Ne jamais mêler le lait de chaux et la solution concentrée de su'fate de cuivre avant de les avoir dilués.)

On peut préparer à l'avance une provision de solution de sulfate de cuivre et une de lait de chaux et les conserver dans des tonneaux séparés couverts pendant toute la

saison des pulvérisations.

“delaise empoisonnée.—Contre la dryphore de la pomme de terre en

méme temps que contre les maladies et les altis Ajouter 8 onces de vert de Paris à la formule ci-dessus.

L'ormaline, Sublimé corrosif.—Contre la gale de la pomme de terre.

Ou trempe les tubercules avant de les planter soit—

1. l'endant 2 heures dans une solution de Formol (formaline) du commerce 8 onces dans eau 15 gallons (ou 1 once dans eau 2 gallons) ; ou

o, Pendant 1 heure à dans une solution de Sublimé corr sif 2 onces dans eau 16 rallons, Quand ils sont secs, on les tronçonne pour plants.

La formaline a l'avantage de n'être ni toxique ni corrosive, tandis que le sublimé if. s'il est ingtré, est un poison fatal ; il corrode aussi les métaux. 11 faut done le faire dissoudre dans des vases en bois ou en terre vernie. Il faut planter tous les tubercules traités, et verser toute solution restante dans un trou creusé exprès dans le sol.

Vert de Paris.—Contre la doryphore de la pomme de terre. rt de PE = im core eve messe 0 ON nr LÉ Re EE NET ES D SU TU Re Un 40 gallons.

Une moindre quantité de vert de Paris, soit 4 onces pour les 40 gallons Veau, est suffisante si les insectes viennent d'éclore. On fait d'abord une pâte avec 1e vert de Paris en le mêlant avec un peu d’eau avant de le mettre daus le tonneau ; il se déposera moins au fond, si l’on fait ainsi.

Vert de Paris à sec.—Vert de Paris, 1 livre, avec farine, plâtre à amendement, chaux éteinte ou toute autre poudre parfaitement sèche, 50 livres.

Bouillie bordelaire à la soude (Bouillie bourguignonne).—Contre les maladies de la pomme de terre,

Sulfate de cuivre (vitrol bleu).. .. .............. 6 1b. Soude à laver (carbonate de soude).. .............. à ]b. PR ee ee ea SU Faire dissoudre le sulfate de cuivre comme pour la bouillie bordelaise. Faire dis- + }

t FL IE di ide à la in. UU SUUUC & la 4 }

soudre à pi s d'eau, Verser la solution de eul-

fate de cuivre dans un tonneau, qu’on remplit ensuite d’eau à moitié ; puis ajouter la solution de soude tout en brassant et finir de remplir le tonneau d'eau. La bouillie est prête à appliquer aussitôt. Elle adhère mieux aux feuilles lorsqu'elle vient d’être pré-

parée que ne fait la bouillie bordelaise ordinaire ; mais elle perd rapidement cette qualité ; elle l'aurait toute perdue au bout de 24 heures : pour l'employer aussitôt. Nous ne la recomm bordelaise ordir aire ;

il faut done ne la préparer que comme préférable à Ja bouillie curer de la chaux, on peut s'en Elle a en outre l'avant ige de ne contenir Jamais moins d’obstruer l'ouverture du bec de pulvérisation. ut davantage que Ja chaux, cette bouillie revient b aucoup plus lie borde laise ordinaire,

dons pa

mais, là où l'on ne peut pas se pr avec espoir de bons r‘suitats.

de grains insolubles, elle ri

ricides.—On offre maintenant en vente plusieurs

autres “icides sous divers noms ; mais entre ceux que nous avons essayés à la ferme expérimentale centrale, nous n'e

n avons trouré aucun d’un emploi aussi satis-

faisant que ceux que nous recommandons, quoique nous on

ayons trouvé quelques-uns Importance d'employer de bons inçrdi, nls el de

Nous mn: s producteurs de pommes de terre sur l'in portance qu'il y a à avoir de bons ingrédients pour les remèdes

bien préparer les mélanues. — pouvons trop insister auprès de

On peut éprouver de grandes pertes si l'on fait usage d'un insectieide ou d’un fongicide Il faut en o tion ne s it bien f: itc

de pauvre qualité, À moins qu’un mélange où une ] et appliquée au bon moment, elle peut n’av d'effet, et l'on a perdu son temps et son argent. fanes.

tre préparer les mélanges avec soin.

ir que peu ou point On peut de plus causer du tort aux

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