‹ La pomone françaiseChapitre 1 sur 76 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Quoique la première édition de la Pomone fran* çaise , qui ne contenait que le traitement de la vigne et du pécher, ait été épuisée promptement, nous avons cependant eu le loisir de reconnaître certaines fautes et beaucoup de corrections à opérer, ce qui nous fut un avertissement salutaire pour examiner avec plus de soin les autres parties de la Pomone que nous avions en portefeuille. Plus nous nous sommes consacré à ce travail , plus nous avons reconnu qu^on se presse toujours beaucoup trop de livrer à l^impression les ouvrages qui traitent de la culture (1 ) ; et si nous nous décidons aujourd'hui à donner une seconde édition corrigée et complétée par la culture de presque tous nos arbres fruitiers , ce n^est pas que nous soyons entièrement satisfait de notre travail, mais parce que du moins nous y avons apporté tous nos soins , et quMl nous a fallu céder aux instances de nos amis et aux demandes réitérées de beaucoup de propriétaires. D^ailleurs nous avons trouvé un motif d'encouragement dans les ouvrages qui ont paru depuis la Pomone y et qui tous, sans restriction y ont ad-

(1) La i** édition de ia Pomone a para en 1816 , et depnis cette époqoe I^aoteor à traTaillé constamment a compléter l^onvrage qa^il livre sajourd'bui à IteprewiOB.

opté nos principes généraux , sans cependant que les auteurs de ces ouvrages se soient conformés à Tusage qui veut que ceux qui écrivent sur un sujet déjà traité fassent connaître en quoi les principes qu^ils annoncent différent de ceux des auteurs qui les ont précédés , et cela dans le but de mettre en évideace les erreurs ou les omissions commises de part et d'autre. Nous croyons, dans Tintérêt de nos lecteurs, devoir suppléer à cet oubli en signalant, h mesure que foccasion s'en présentera, les opinions qui diflerent des nôtres, afin qu'ails puissent mettre par eux-mêmes en expérience dans la pratique les points contestés. De cette manière on s'instruira véritablement, toute incertitude cessera; on travaillera avec fruit, et la science horticole fera plus rapidement des progrès. Nous espérons quelorsque'nos principes sur la culture et la taille des poiriers, pommiers, et au très arbresfruîtiers, seront plus répandus , ils serviront, comme ont servi ceux de la taille de la vigne et du pécher, à former de nouveaux professeurs. Notre but, en écrivant )a Pomone , sera atteint si ceux qui viennent après tious trouvent dans les connaissances que nous leur transmettons des moyens d'en acquérir de nouvelles, et contribuent à leur tour aux progrès d'une science bienfaisante pour toutes les classes, et qui, dans tous les temps, a charmé les loisirs et a délassé de travaux plus graves des hommes qu'elle a rendus heureux. ~

LA

POMOISE FRANÇAISE.

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