INTRODUCTION
En 1931, il peut paraître étonnant de présenter un (travail inaugural sur un procédé connu depuis ac longues années. Ce sujet au premier abord, peut paraître banal et sans grand intérêt.
Raisons qui ont dicté le choix de notre sujet
Mais à la réflexion nous avons remarqué qu’un certain nombre de spécialistes ne pratiquaient pas volontiers la ponction du sinus maxillaire. En effect ils éprouvent quelques difficultés pour réussir cette manoeuvre, tantôt chez certains malades la ponction étant faite très facilement, tandis que chez d’autres, selon leur expression, ils n'arrivent pas à passer.
D'autre part des accidents ont été signalés par des auteurs. Dans ces conditions nous avons l’impression que la ponction des sinus maxillaires n’est pas toujours exécutée avec la tranquillité et la sécurité que réclame une manoeuvre journalière. Cet acte opératoire ne parait pas familier en somme à certains rhinologistes. Telle est l'impression que nous avons recueillie au cours de nos conversations avec plusieurs spécialistes sur la ponetion du sinus maxillaire.
Or, notre Maître le Professeur Canuyt insiste dans son enseignement pour dire que « La ponc-
tion du sinus maxüillaire par la voie du méat inférieur » est une méthode simple et facile exeimpte de dangers. Elle doit être faite, sans douleur, sans hémorragie et sans effort.
« Vous devez, nous répête-t-il, vous servir de Ja poncüon du sinus maxillaire, soit pour le diagnostic, soit pour la thérapeutique. sans la moindre appréhension. Vous devez être sûr de réussir la ponction du sinus maxülaire chez tous les malades et vous devez la faire avec la plus grande aisance. II faut que vous arriviez à ponctionner les malades avec la certitude que vous réussirez avec facilité. »
C’est une question de technique.
Il nous a donc semblé intéressant de pablier cette technique opératoire de la ponction du sinus maxillaire et de démontrer que les accidents, Les difficultés sont dues à des erreurs de technique et par conséquent peuvent être évités.