‹ La Ponction sous-occipitale hauteChapitre 25 sur 28 · COMPARAISON AVEC LA PONCTION LOMBAIRE · texte numérisé non relu

COMPARAISON AVEC LA PONCTION LOMBAIRE

Pour le malade.

Ilest un avantage indiscutable de la ponction sousoccipitale sur la ponction lombaire, c’est qu'elle est très bien supportée.

En éffet, après la ponction lombaire, la plupart des sujets présentent une céphalée tenace, parfois des vomissements et une élévation de température; ils sont en outre obligés de garder le lit au moins le jour même, sinon le lendemain. Or, il n’en est pas ainsi avec la ponction sous-occipitale, après laquelle il est exceptionnel que le malade accuse de la céphalée et des signes de réaction méningée.

Cét avantage est considérable, si l’on pense qu'il faut examiner le liquide céphalo-rachidien des syphilitiques à plusieurs réprises au cours de leur existence. Ces malades traités, en bonne santé apparente, et ayant déjà subi l’épreuve d’une ponction lombaire, sont rarement disposés à la subir une deuxième ou une troisième fois, Ce serait en outre les obliger à interrompre leurs occupations pendant au moins

quarante-huit heures.

Tout d’abord, la ponction sous-occipitale est moins douloureuse : elle n’expose pas en principe à la rencontre d’une vertèbre, et la peau de la nuque est peu

sensible.

Suites opératoires. — Habituellement le patient n’accuse même pas de céphalée, ainsi que nous l'avons déjà dit. Mariano Castex et Ontaneda signalent que l’on peut voir dans les heures qui suivent une élévation de température de quelques dixièmes de degré (moins de 38,5). Nous ne l’avons jamais observée.

Ainsi, on peut, en syphiligraphie, retirer des avantages considérables de ce moyen de diagnostic, et suivre plus facilement qu'avec la ponction lombaire l’évolution de la maladie. Jamais un malade, ayant subi une ponction sous-occipitale, ne s’est opposé dans le service de M. Touraine à ce qu'il lui en soit fait une seconde. Il faut cependant laisser le patient se reposer une demi-heure ou une heure après l'intervention, et il importe de le laisser assis. Dans cette position, en effet il existe uhe tension nulle ou négative du liquide céphalo-rachidien au point de ponction, el jamais le liquide ne s'écoule par l’orifice de la piqûre dans l’espace extra-dural,. |

Pour le praticien.

L'opération est d’une facilité remarquable. Avec une technique correcte et un peu d'entraînement, on la réussit presque à coup sûr.

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Le liquide est moins souvent leinté de sang. — Cet accident est assez commun avec la ponction lombaire, en raison de l’abondance relative des veines de l’espace épidural dans la région lombaire.

Le liquide sanglant ne se trouverait que dans une proportion de 1,7 % (Castex et Ontaneda), de 3 % (Pires), pour la ponction sous-occipitale, soit dans une proportion très inférieure à celle de la ponction

lombaire, d’après ces mêmes auteurs.

Quant aux dangers de la méthode, ï1l ne faut pas oublier qu’ils sont réduits au minimum avec une bonne technique. La ponction lombaire n’est pas toujours, elle non plus, dépourvue de gravité. En 1915, Schonbeck pouvait lui imputer 71 cas de mort subite.

Dans un but thérapeutique, on a songé aussi à utiliser la voie cisternale. L’injection de médicaments à ce niveau, dans les espaces sous-arachnoïdiens a été

souvent tentée. Nous signalerons :

les sérums anti-méningococcique, pneumococcique, tétanique :

la médication anti-syphilitique : novarsénobenzol (Pfister, Wartemberg, Ebaugh, Stewart, Édye, Castex-Ontaneda), etc. ;

des médicaments divers :

caféine, lobéline, dans les états de collapsus (Kulenkampf, Eskuchen, Janossy), luminal sodique dans lépilepsie (Ayala).

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A part les injections de sérums, ces essais thérapeutiques ne paraissent pas avoir fourni de résultats probants à l’heure actuelle, et peut-être sont-ils dan-

gereux.

Avantage pour le diagnostic. — Méthode de choix pour la myélographie (Sicard et Laplane), la ponction sous-occipitale est applicable également à l’encéphalographie, et employée dans ce but par de nombreux praticiens parmi lesquels nous pouvons citer Wartenberg, Nonne, Eskuchen, Diaz et Gomez, James, Friedman, Snow, Krasarin, Riser. Castex et Ontaneda préfèrent dans ce dernier cas utiliser la voie ventriculaire.

Enfin, les épreuves manométriques pratiquées au niveau de la Grande Citerne peuvent être d’un précieux concours lorsque la manœuvre de Queckenstedt fournit un résultat douteux par voie lombaire.

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