EME
Au moment où sa pointe traverse la membrane occipito-atloïdienne et la dure-mère, l'aiguille rencontre une résistance assez marquée. Si l’on exerce une pression un peu forte pour franchir cet obstacle, l'aiguille tend à pénétrer brutalement et peut s’enfoncer tout à coup de 1 cm. et plus. Pour éviter cet accident, la main qui ponctionne prendra toujours appui par un doigt ou par son bord cubital sur la peau de la nuque. On exerce ainsi une pression plus
soutenue et plus prudente ;
59 Ne pas -aller au-delà de 2 ou 3 mm. après la dure-mère. Pour cela, l'aspiration discontinue à la seringue ou plus simplement l'aspiration continue à l’aide du dispositif de Touraine est une excellente pratique. De même, il est prudent de mesurer au préalable la distance peau-dure-mère au moyen de l’équerre de Castex et Ontaneda. Cependant il nous paraît que dans le procédé de ponction haute, on obtient des résultats inexacts à 2 ou 3 mm. près, en raison sans doute de l’obliquité plus grande donnée à l’aiguille, et qui augmente un peu son trajet dans
l'épaisseur des parties molles de la nuque ;
6o S’abstenir de faire la ponction sous-occipitale quand on suspecte une tumeur cérébrale, qui constitue une contre-indication absolue, et chez les vieillards artério-scléreux, de crainte de blesser une artère vertébrale, ou une artère cérébelleuse postéro-infé-
rieure flexueuses et dilatées.
Nous pensons que le procédé de ponction sousoccipitale haute de M. Touraine offre de grandes garanties de sécurité. L'expérience porte actuellement sur 220 interventions sans accidents et avec des incidents rares et bénins : quelques malades, en effet, ont présenté une céphalée très supportable ; dans un certain nombre de cas, aussi, on a obtenu à la ponction un liquide teinté de sang.
Vu : le Président de la thèse GOUGEROT.
Vu: le Doyen, ROUSSY.
Vu et permis d'imprimer :
le Recteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLÉTY.