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SCÈNE TROISIÈME

EDOUARD, puis CAVERLY.

EDOUARD

Comme il va me traiter!

J'en ai trop dit... Eh non ! que puis-je redouter? S'attaquer à mon père! il est fou s'il le tente. Thomas Goff ne vient pas... insupportable attente! Que fait-il donc?

CAVERLY, entrant.

Mon cher, tout s'en va.

EDOUARD

Quel effroi!

Le cabinet s'en va , mais rien de plus.

CAVERLY.

Ma foi , Je n'en répondrais pas.

EDOUARD

Qu'un ministre culbute.

Il doit tout, à l'en croire, emporter dans sa chute.

CAVERLY.

Mais s'il emportait tout , j'en serais : donc je crains; Car un roi me va mieux que mille souverains. C'est ce que nous aurions , et plus encor peut-être , Si nous avions demain tous ceux qui veulent l'être: Voilà comme le peuple entend la liberté.

EDOUARD

Et comme le pouvoir l'entend de son côté.

Oh! la sienne a pour base un ordre confortable Qui défend ma maison, ma voiture, ma table: Et la patrie est là. Je vous vois rire; eh bien ! Pour aimer la patrie il faut s'y trouver bien.

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