SCENE PREMIÈRE
EDOUARD, assis près d'une table couverte de pamphlets et de journaux, et se tournant vers les fenêtres.
C'est par-là qu'à mes pieds ils jetaient des couronnes ! Volage opinion , pour que tu m'abandonnes, Qu'ai-je fait? mon devoir; je n'ai plus un appui.
Prenant un des journaux.
La feuille de Mortins ! ah! voyons:
« Hier la loi a passé , grâce à l'éloquence de celui qui « l'avait le plus éloquemment combattue. Hier, aux funé- « railles de Névil, tous les privilèges de la Cité ont été «violés, encore par l'homme sur qui le peuple avait le ♦< plus compté pour les défendre. Nous Taimions , cet
«homme; aussi notre cœur se brise , la plume tombe de « nos mains , et nous nous bornons à dire dans notre douce leur : Anglais, ce n'est pas sur Névil qu'il faut pleurer.»
Jusqu'à lui , Qui croirait s'avilir en prenant ma défense ! Et c'est un cœur bien né , c'est mon ami d'enfance ; Mais j'ai fait à sa honte échouer son dessein ; L'amitié pour toujours est morte dans son sein. Aucune injure , au moins, n'échappe à sa colère.
Frappant de la main sur un autre journal qu'il vient de prendre.
Ma terreur, c'est Godwin. Que dit-il de mon père?
Après avoir jeté les yeux sur le journal.
Ciel, Julia !...
Lisant.
« 11 n'est bruit que du pèlerinage fait à Londres par la «belle lady Strafford , si célèbre sous le nom de lady « Montrose. Dans plusieurs entrevues , tout à fait confite dentielles , avec un jeune orateur qu'elle voulait gagner «à sa cause, elle a, dit-on , dépassé de beaucoup les inc( structions de son royal amant. Mais que ne pardonne-t- '« on pas au dévouement politique !