ACTE 1, SCÈNK II
De son ordre , au contraire , avez-vous fait mépris, Cachez-vous, apostat, ou voyez à ses cris Se dresser de fureur ceux qu'elle tient en laisse Pour flatter qui lui cède et mordre qui la blesse: Des vertus qu'ils n'ont plus ces détracteurs si bas , Ces insulteurs gagés des talents qu'ils n'ont pas. Elle excite leur meute, et les pousse , et se venge En vous jetant au front leur colère et leur fange. Voilà ce qu'elle fut, ce qu'elle est de nos jours, Ce qu'en un pays libre on la verra toujours ; Et s'il faut être enfin ou paraître coupable, Laissant là l'honneur faux pour l'honneur véritable, Souviens-toi qu'il vaut mieux tomber en citoyen Sous le mépris de tous, que mériter le tien.
EDOUARD
Ayez foi dans ce cœur où votre sang bouillonne: Je ferai mon devoir, quoi que l'honneur m'ordonne.