SCÈNE V
LADY STRAFFORD
Cher vous, milord; et tous le jugeaient outremeut. J’avais compté sur lui pour une bagatelle.
LORD DERBY
Ce rien dont vous parlez ?
LADY STRAFFORD
La circonstance est telle , Qu’un petit choc de peuple, entre nous concerté. Les armes à la main , aurait tout culbuté.
LORD DERBY
Savez-vous , milady , qu’il y va de la tête Pour vous?
LADY STRAFFORD
Boni
LORD DERBY
Pour moi-même 1
LADY STRAFFORD, tranquillement.
Et cela vous arTétc ?
LORD DERBY
Tout court , et doit, je crois, m’arrêter en effet.
LADY STRAFFORD
Eh bien 1 c’est une idée à laquelle on se fait ;
Je dirai mieux, on l’aime : elle émeut. Je conspire !... Ce grand mol vous rattache aux destins d’un empire. On a , comme Édouard , sa popularité :
Ce qu’on fait sera su , ce qu’on dit répété :
Tout semble à vos regards réfléchir votre gloire , Et, comme dans sa glace, on sc voit dans l’histoire. Je m’y voyais, quand, seule et marchant au hasard. J’errais parmi les clans, sous le plaid montagnard ; Quand l’écume d’un lac me fouettait le visage , lorsqu'aux rochers d’Athol je m’ouvrais un passage. Sur la bruyère humide à minuit m’égarant , Mouillant mes pauvres piedsdanslesflotsdu torrent ; Mais aussi calme alors que sous l'habit de fête
LORD DERBY , puU um Domestique.
LORD DERBY
Conspirer 1 conspirer 1 Elle aime ce raot-là.
U R DOMESTIQUE , annonçant.
Monsieur MorÜns I
LORD DERBY
A l’autre 1 Au point où me voilà , Si le pied porte à faux , un gouffre vous dévore , Et l’on roule déjà , qu’on croit marcher encore. Tenous-uous bien.