ACTE 1Y, SCENE VIII
EDOUARD
Il m'en coûte
Do garder cet écrit ; mais veux-tu que d'effroi Godvvin reste muet? triomphe, viens, suis-moi... Ou plutôt du projet tu n’as pas connaissance; N’agis pas : laissc-nous agir en ton absence ;
Oui, reste, et j’ose tout. Édouard, mon ami,
Nos deux coeurs si lougteinps pour la gloire ont frémi D'uu même élan d’amour et d’une ardeur égale ; Ne nous séparons j>as à celte heure fatale.
Non, par la noble vie à qui tu vas faillir,
Par la fraternité qu’il te faudrait trahir,
Par l’avenir sans borne ouvert à ton génie.
Non, tu ne peux combattre avec la tyrannie ;
Ton bras ue peut s’armer pour repousser le mien ; Nou, sois ami, sois fils, et reste citoyen.
Edouard.
Assez J
MO ATI NS.
Tu dois me croire, écoute et crois ton frère ; Épargne l’Infamie aux vieux jours de ton père.
Mais perdre mou pays en parjurant ma foi 1
(Apercevant lady StrafTorü. ) Ya-t’eu, Mortins!... Que vois-J c ?
SCÉNli VII.
Les Mêmes . LADY STRAFKORD.
LADT STRAFFORD , è Édouard.
Oui, chez vous ; moi I c’est moi I
Un asile, Édouard !
ÉDOUARD
Le peuple tous menace ?
LADY STRAFFORD
Le pouvoir.
ÉDOUARD
Vous, madame I
LADY STRAFFORD
On a perdu ma trace :
(Tomliant assise. )
Je suis libre, du moins.
ÉDOt ARÜ.
Ne craignez rien ici ;
Vous êtes sous ma garde.
MORTlNS.
El sous la mienne aussi.
ÉDOUARD
Harrington, milady, dans le jour va me rendre Haison d'un attentat que je ne puis comprendre.
LADY STRAFFORD , qui se lève.
Dcmandez-lui raison, non pour moi, mais pour tou>. MORTINS.
J^vais!
EDOUARD
Reste, Mortins.
LADY STnAFFOHD.
Courez.
Que dites-vous !
MORTINS’, à Édouard.
I Le convoi va bientôt passer sous ta fenêtre :
Pour que je puisse agir, garde-toi d'y paraître ; Mais fais-nous un rempart des droits de la Cité,
Et pousse au parlement le cri de liberté.
C’est ton devoir ; je cours où le mien me réclame.
OOJOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO&OOOOOOOiX^OOOWOOOOOClOOOOOOO