AR1TÉ
Tu vas frapper au cœur ta popularité I Elle expire du coup pour ne jamais renaître.
Tu n’es à tous les yeux qu’un renégat, qu’un traître j Tu n’as plus dans la lutte un ami pour souticu,
Et l’honneur de ton père y meurt avant le tien. ÉDOUARD.
Que me dis-tu ?
MORTINS.
Godwin de le ternir est maître.
Édouard.
N’en crois rien.
MORTINS.
Dans sa feuille un écrit doit paraître.
Écrit que j’ai sur moi, que j’aurais déchiré.
S’il ne me l’eût remis comme un depot sacré... ÉDOUARD.
En m’effrayant, Mortins, je sais ce qu’il espère.
Cette lettre, te dis-je, elle accable ton père :
Elle prouve...
Sis,
ÉDOUARD
Quoi donc ?
MORTINS.
Son honneur est perdu
Édouard.
Mais que prouve-t-elle enfin ?
mortins.
C’est un faux 1
Qu’il s’est vendu.
ÉDOUARD
MORTINS.
La voilà : songe, avant de la prendre.
Que ce soir à Godwin j’ai juré de la rendre.
ÉDOUARD
Je rn’cn souviendrai.
MORTINS.
Lis.
ÉDOUARD , après avoir Jeté l« yeux sur récriture.
C’est sa main.
« A sir Robert W al polo, premier lord de la Trésorerie. » Milord,
* J’attends, pour agir, les cinquante mille livres » sterling : qu’on me les remette aujourd’hui même, » et regardes-moi dans cette circonstance comme » entièrement à votre disposition. Vous sentes com- » bien U nous importe à tous deux que cet envoi • reste secret.
» Gilbert Undsey. »
C’est sa main.
MORTINS.
Il a pour le pouvoir voté le lendemain.
ÉDOUARD, après une pause.
Eh bien, puisqu’il l’a fait, il le devait sans doute ! MORTINS.
Quoi ! tu n’as donc pas lu !
ÉDOUARD
Lui? mon père!...
MORTINS.