‹ La popularité; comédie en cinq actesChapitre 47 sur 57 · AR1TÉ · texte numérisé non relu

AR1TÉ

Tu vas frapper au cœur ta popularité I Elle expire du coup pour ne jamais renaître.

Tu n’es à tous les yeux qu’un renégat, qu’un traître j Tu n’as plus dans la lutte un ami pour souticu,

Et l’honneur de ton père y meurt avant le tien. ÉDOUARD.

Que me dis-tu ?

MORTINS.

Godwin de le ternir est maître.

Édouard.

N’en crois rien.

MORTINS.

Dans sa feuille un écrit doit paraître.

Écrit que j’ai sur moi, que j’aurais déchiré.

S’il ne me l’eût remis comme un depot sacré... ÉDOUARD.

En m’effrayant, Mortins, je sais ce qu’il espère.

Cette lettre, te dis-je, elle accable ton père :

Elle prouve...

Sis,

ÉDOUARD

Quoi donc ?

MORTINS.

Son honneur est perdu

Édouard.

Mais que prouve-t-elle enfin ?

mortins.

C’est un faux 1

Qu’il s’est vendu.

ÉDOUARD

MORTINS.

La voilà : songe, avant de la prendre.

Que ce soir à Godwin j’ai juré de la rendre.

ÉDOUARD

Je rn’cn souviendrai.

MORTINS.

Lis.

ÉDOUARD , après avoir Jeté l« yeux sur récriture.

C’est sa main.

« A sir Robert W al polo, premier lord de la Trésorerie. » Milord,

* J’attends, pour agir, les cinquante mille livres » sterling : qu’on me les remette aujourd’hui même, » et regardes-moi dans cette circonstance comme » entièrement à votre disposition. Vous sentes com- » bien U nous importe à tous deux que cet envoi • reste secret.

» Gilbert Undsey. »

C’est sa main.

MORTINS.

Il a pour le pouvoir voté le lendemain.

ÉDOUARD, après une pause.

Eh bien, puisqu’il l’a fait, il le devait sans doute ! MORTINS.

Quoi ! tu n’as donc pas lu !

ÉDOUARD

Lui? mon père!...

MORTINS.

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