‹ La popularité; comédie en cinq actesChapitre 50 sur 57 · I.rur volonté par ma voix vous confère · texte numérisé non relu

I.rur volonté par ma voix vous confère

Le droit d'agir pour eux# et le pouvoir de faire Tout ce qu’ordonnera l'urgence du moment.

Comme premier ministre à leur avènement.

ÉDOUARD

Moi!...

LADY STRAFFORD, lu» présentant un papier.

Cet acte en fait foi.

ÉDOUARD

Je ne le veux pas lire.

LADY STRAFFORD

Quand leur rnaiu l'a signé !

ÉDOUARD

* La mienne le déchire.

Ma conduite est tracée.

LADY STRAFFORD

Où courez-vous ?

ÉDOUARD

Jedoi

Marcher contre le peuple et voter pour la loi.

LADY STRlFFOnn.

La liberté de tous par elle est suspendue.

ÉDOUARD

Daus l'intérêt de tous.

Allez 1... je suis perdue.

ÉDOUARD

Vous !

LADY STRAFFORD

Perdue, Édouard.

ÉDOUARD

Je vous protégerai ;

Ma demeure est pour vous un refuge assuré.

LADY STIUKFORI).

Ou m’y viendra chercher.

ÉDOUARD

Ne craignez pas qu’on 1 ’osc ■' LADY STRAFFORD.

On Posera,

ÉDOUARD

Jamais !

LADY STRAFFORD

Je suis lady Montrosc.

ÉDOUARD

Dieu !

LADY STRAFFORD

Ce nom vous indigne ; il m’honore h mes yeux : Porté par un martyr , il fut victorieux ;

Je l’ai ressuscité ; moi , femme , à sa mémoire J’ai d’un parti déchu rattaché la victoire ; [moi , Et qui donc m’y poussa? mes rois seuls? ah! crois- Je l’avoue à ma honte , Édouard , ce fut toi ; L'amour a triomphé de ma faible nature.

Je révais dans la leur ta puissance future ;

Je t’imaginais grand de toute leur grandeur ;

Ah ! que dis-je ! ta gloire éclipsait leur splendeur. Ta gloire est mon idole , et je suis fanatique :

Je m’y sacrifiai par un acte héroïque.

Est-ce folie ? hélas ! je le sais d'aujourd’hui :

J'étais folle en effet ; car j’ai bravé pour lui La mort , et c’est par lui que je cesse de vivre ; Plus que la mort, la honte ; etc’est lui qui m'y livre ! • Édouard.

Vous ne le craignez pas 1 votre amant , votre époux N’a rien, hormis l’honneur, déplus sacré que vous.

LADY STRAFFORD

Tout a changé pour moi ; mourir est mon envie : Je ne suis plus aimée , et n’aime plus la vie.

ÉDOUARD

i Tu l'es encor ; ta vie , ah I c’est la mienne.

LADY STRAFFORD, avec exaliaüon.

Eh bien !

Défends-la donc pour toi ; défends, sauve ton bien. Mon cœur souffre à t’en faire une loi tyrannique ; Mais ta victoire enfin est mon refuge unique,

Et quelque châtiment qui doive me frapper,

! C’est par elle , Édouard , que j’y veux échapper.

Je n'ajouterai rien , non rien pour t’y résoudre ; j Sois mon juge et prononce. Adieu I tu peux m’absoudre;

Tu peux me perdre ; 5 toi jusqu’au dernier moment , Ou je vis pour t’aimer ou je meurs en t’aimant ; J’attends mon sort. Adieu 1

I oeeQ0O()QOQQQvïi<)OOQOOOQQQQOQ<3O&>OaQii<»Q9QQOCïte<X»OsX*X»Q

Page 1