SCÈNE VIII
Les Memes, MORTINS.
MORTINS, à Édouard.
J’accours pour t’avertir...
(Saluant tord Derby.) (A Édouard.)
Milord !... que de ta rue on lie peut plus sortir:
I.e peuple encombre tout; ta conduite honorable Excite les transports d’une foule innombrable. Jamais discours de toi n’eut un succès pareil :
La Cité vient en masse avec tout l’appareil D’un jour d’élection, l’éclat d’un jour de fête; Rayonnant de fierté, Thomas Goff marche en tête. Car de te haranguer il se fait un bonheur.
Et ce sont des bouras poussés en ton honneur. C’est un chorus d’ivresse, un tumulte, un délire. C’est un enthousiasme impossible à décrire.
ÉDOUARD
Rcçois-les.
A ta place! ils s’en offenseront.
As-tu donc résolu de leur faire un affront ?
ÉDOUARD
Milord, qui m’excusait, sait qu’il faut que je sorte. LORD DERBY.
C’est vrai.
MORTINS.
Je les entends, ils sont presque à ta porte ; Tu ne le peux.
ÉDOUARD
Si fait !
LORD DERBY
Je l’emmène.
ÉDOUARD
Non pat !
MORTINS.
Comme je pense à tout, j’ai donné l’ordre en bat A tes gens rassemblés de se mettre en campagne Pour préparer le rhum, le rack et le champagne. ÉDOUARD.
Je te dis...