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Études et relevés, etc

2. Vappoens, op. cit., Neison, Contribution à l'étude de la vie.

Une différence notable se rencontre, dans la proportion des suicides, selon l'importance de la population agglomérée; non seulement en France, mais dans toute l'Europe, le même fait a été observé.

Au point de vue de l'aliénation mentale, un document officiel, déjà cité, s'exprime ainsi :

« Ce sont les campagnes qui, partout, fournissent proportionnellement le moins d'aliénés, les villes qui en fournissent le plus et dans un rapport progressif en raison de leur importance.

« Dans un même Etat, c'est la province, le groupe, dans lequel agit ou s'agite le plus l'activité humaine, où elle embrasse le plus d'objets, d'idées, d'intérêts, de jouissances, de plaisirs, où elle rencontre, hélas! aussi, le plus de déceptions et de misères ^ »

Les effets économiques de l'habitation à la campagne ne sont pas moins appréciables que les effets démographiques.

Quesnay fils disait : « Tous les seigneurs, tous les gens riches, tous ceux qui ont des rentes ou des pensions suffisantes, pour vivre commodément, fixent leur séjour à Paris ou dans quelque grande ville, où ils dépensent presque les revenus des fonds du royaume. . . ^ » .

On opposait au spectacle de cette oisiveté, souvent génératrice d'une gêne inclinant à restreindre la progéniture, le spectacle des personnes assez énergiques et sensées pour maintenir en elles le respect des traditions et la préférence donnée à la vie rurale.

Ainsi, en 1765, Flntendant de Guyenne, Boutin, citait, comme exemple, « M. de Ruât, conseiller au Parlement, qui, jeune encore et avec une fortune peu considérable, a trouvé le moyen d'élever et d'établir

\. Rapport Constant, Diménil et Lunier (1874). 2, Encyclopédie méthodique, V Fermiers.

douze enfants en propriétaires de la terre de Teste, » près le bassin d'Arcachon; « très attaché à la culture de son bien », il en tira « tout le parti possible ^ ».

Olivier, docteur en médecine et membre de la Société d'agriculture de Paris, faisait cette remarque, en 1788 : « Tel ne peut vivre avec 500 livres, ayant femme et 3 enfants », « pendant qu'il y a beaucoup de gentilshommes qui élèvent une famille plus considérable et même fournissent des enfants au service, en cultivant un bien qu'ils n'affermeraient pas 500 livres ^ ».

Moheau n'était pas moins net : « Les mariages des nobles, dans les campagnes, sont peut-être plus féconds, dit-il, que ceux du peuple, quoique leur situation ne soit pas aisée... ^ ».

C'est qu'il y avait une notable différence, dans le prix de la vie, entre les localités urbaines et rurales.

En 1797, un ancien directeur des vingtièmes (on dirait, aujourd'hui, des contributions directes), estimait à 140 livres par tête « la consommation des individus tant pauvres que riches, dans les capitales et ports de mer » (où les denrées étaient « aussi chères qu'à Paris »), y compris les frais de logement, d'entretien et de maladie ' : pour un ménage composé de 5 têtes, il en aurait donc coûté 700 livres et non 500 ; de sorte que ce dernier chiffre devait, en effet, paraître modique, même dans une agglomération où les vivres étaient moins chers qu'aux lieux indiqués. Les causes de l'émigration des paysans vers les

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