Archives nationales Hi
4. Archives nationales Fio, 257 ; mémoire imprimé du 15 germinal an V, Moulins.
villes, sont générales à toutes les contrées ou particulières à chacune d'elles.
Beaucoup de personnes ont cherché à l'expliquer : les divergences sensibles entre leurs vues, prouvent que le phénomène est complexe et quil n'a pas été suffisamment approfondi, ou bien qu'on a fait une analyse plutôt qualitative que quantitative des circonstances qui pèsent le plus sur la détermination des intéressés.
C'est ainsi qu'au xviii® siècle, Quesnay père ' attribuait la désertion des champs au tirage de la milice, tandis que son fils- lui assignait, pour une origine, la mauvaise nourriture ; une paroisse l'imputait, en 1789, au gibier et aux pigeons^.
Dans la seconde moitié du xix^ siècle, on signalait, parmi les causes de délaissement : le déclin de l'autorité paternelle et du sens moral, l'extension des moyens rapides de transport, le développement de l'industrie manufacturière, et celui de la domesticité urbaine^.
On peut (du moins à l'égard de la France), fixer l'époque où commença le déplacement des populations et suivre les principales causes qui le déterminèrent. Les premières relations écrites, par les ambassadeurs vénitiens, au xvi® siècle, désignent les villes alors florissantes dans notre pays^; or, toutes ces cités avaient une existence fort ancienne, saufBlois; mais c'est au cours du xviii^ siècle, seulement, qu'une
\. Traité des grains.
•2. Encyclopédie, y° Fermiers. W ajoute : « Les plus débiles et les plus ineptes restent dans les campagnes, où ils sont aussi inutiles à l'État qu'à charge à eux-mêmes. »