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Noblesse de Marseille

régit la distribution des lumières intellectuelles et morales.

Les progrès de la civilisation n'ont point attendu, pour se manifester, que les Capitales de l'Europe et les villes importantes de chaque État renfermassent des habitants par millions ou centaines de mille.

Mais on soutient qu' « il est impossible de remonter le courant » et de répartir, dans de petites localités, les habitants des grandes villes.

Pour que cette objection fût admissible, il faudrait l'appuyer sur des faits certains et décisifs; or, l'initiative officielle ou privée n'a, jusqu'à présent, accompli aucun effort de « déconcentration ».

Cependant, un intérêt social de premier ordre s'attache à la lutte contre une attraction produisant les effets décrits plus haut. Le mauvais exemple de « l'absentéisme », déploré par F. Le Play, est venu des classes autrefois dirigeantes et qui, seules, pourraient encore déterminer, par le retour à la vie rurale, un mouvement dans le même sens, de la part d'un grand nombre d'individus vivant du travail de leurs mains.

Les rentiers et pensionnaires, qui pullulent, au sein des principales cités, sans y exercer, le plus souvent, aucune action utile, trouveraient, au contraire, dans les petites villes et bourgs, des moyens d'influence à déployer, au profit du bien public; ils assureraient plus avantageusement, aussi, leurs intérêts propres, car la fortune mobilière, outre ses fluctuations et ses risques, tend à diminuer de rendement, tandis que l'exploitation agricole, on l'a vu, procure des revenus plus élevés, lorsque le choix des récoltes et des méthodes est fait judicieusement.

A des œuvres louables, en elles-mêmes, mais sté-

riles, dans l'ensemble de leurs résultats, on substituerait, avec profit pour tout le monde, l'œuvre du rapatriement.

La décentralisation industrielle est, également, chose facile à réaliser; en Suède et Norvège, elle a été mise en pratique, et Ton s'en trouve bien; si, dans les autres contrées de l'Europe, des lacs ne peuvent, comme en Scandinavie , être utilisés, pour les transports, des fleuves et rivières navigables sont susceptibles de rendre le même service.

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