INTRODUCTION
Le terme de « population », introduit, au xviii® siècle, dans notre langue, a reçu deux acceptions successives : à l'origine, on l'employa pour signifier V accroissement du nombre d'habitants d'un lieu, d'une contrée... ; puis, il servit à désigner l'ensemble de ces habitants.
Le néologisme ainsi adopté, comme répondant à un besoin subit et impérieux, fut mis en usage peu de temps après que les éléments numériques du genre humain parurent dignes d'attention < ; aujourd'hui, plusieurs sciences, n'ayant pas toutes une assiette également solide , se disputent qualité pour étudier et résoudre les problèmes que soulève la population de notre globe ; ce sont : l'économie politique, la démographie, la sociologie, l'anthropologie, la médecine et l'économie sociale.
Est-ce un partage de travail que ces diverses sciences effectuent entre elles ? Les méthodes respectives d'investigation se prêtent-elles un appui mutuel ? Pour aboutir à des résultats concordants et ne pas s'égarer, dans les recherches, un accord préalable s'est-il établi sur certaines vérités directrices ?
A des questions aussi essentielles, l'expérience prouve qu'on doit répondre dans un sens négatif.
Étant la science des richesses, l'économie politique aspire à en développer et répartir l'importance de manière que chaque être humain trouve, dans le prix de son ac-