‹ La populationChapitre 82 sur 127 · fM · texte numérisé non relu

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Prusse. . . .

Ecosse. . . .

Suède. . . .

Danemark.

Autriche . .

Saxe

Wurtemberg . .

Bavière. . .

Dans ce deuxième groupe, encore, apparaît une tendance au relèvement moral, chez la plupart des peuples, ou des oscillations que les exemples d'heureuses évolutions permettent de ne pas regarder comme un mauvais présage.

Du reste, la levée des obstacles au mariage des pauvres, en Allemagne, n'a pas eu l'effet sensible et durable qu'on pouvait espérer, et un progrès périodique s'est manifesté ailleurs que dans ce pays.

En outre, il y aurait lieu de tenir compte du fait qu'à l'étranger les manœuvres abortives inspirent, en général, de la répugnance, ce qui contribue à élever la proportion des enfants naturels.

Les résultats qu'on vient de montrer sont faciles à concevoir.

Tout relâchement, dans le régime familial, favorise l'individualisme, et, par conséquent, détourne du désir d'accroître et perpétuer la race ; rien n'est plus propre à répandre l'égoïsme et la paresse que la perspective d'un patrimoine sur lequel la loi donne des droits absolus; le goût de l'activité, l'habitude de l'effort, le sentiment du sacrifice sont amoindris, de la sorte, chez

la masse des habitants, et telle est l'impatience de succéder qu'on tourmente, souvent, les pères et mères, pour qu'ils se dessaisissent de la propriété et jouissance de leurs biens, moyennant une rente viagère, plus ou moins régulièrement payée et dont, plus d'une fois, le service a été l'occasion de querelles, de violences, voire même d'attentats \

La sentimentalité dont mains écrivains ont fait étalage, à l'égard des enfants naturels, a été inspirée, principalement, non par la compassion, mais par le désir d'assurer, aux fruits de liaisons anormales, les mêmes avantages pécuniaires qu'aux enfants légitimes ; c'est encore là une des formes de propagande, en faveur des doctrines matérialistes, qui désagrègent et abaissent la famille, attaquent et dénaturent la propriété.

Or, ébranler les fondements de la société , c'est vouloir la ruine de tout l'édifice social, et il ne peut plus être sérieusement question d'augmenter la population, si cette dernière ne doit consister qu'en une masse sans cohésion persistante, sans équilibre stable, sans mouvements coordonnés.

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