‹ La populationChapitre 98 sur 127 · ST.\TL'RE MOYENNE. FORCE DU CONTINGENT · texte numérisé non relu

ST.\TL'RE MOYENNE. FORCE DU CONTINGENT

Hommes.

i. Etudes et relevés, etc.

2. Résultat d'autant plus remarquable que la loi du \" février 1868 abaissa de O^.Ol le minimum exigible; celle du 11 décembre 1830 avait ramené de l'",o7 à l'",54 la taille voulue; il ne s'ensuivit qu'une diminution de il'2 millimètre dans la moyenne antérieure.

On remarquera, sans doute, la stature exceptionnellement élevée des jeunes gens nés en 1815 et 1816 (classes 1835 et 1836); elle ne saurait être attribuée au licenciement d'une grande partie de l'armée, puisque la moyenne annuelle des mariages a été plus faible, de 1816 à 1824, que de 1810 à 1814 ^

En sens contraire, les sujets nés en 1847 et 1848 tombent sensiblement au-dessous de la taille normale constatée de 1837 à 1866. Mais, ici, on pourrait soupçonner l'influence des conjonctures, c'est-à-dire de la disette qui sévit, en 1847, et de la révolution qui éclata, en 1848. Cette hypothèse se fortifie, par le rapprochement d'une baisse de 0"', 02, chez les conscrits nés de 1827 à 1831, c'est-à-dire pendant une période éprouvée par la disette de 1829 et la révolution de 1830.

En tout cas, il ressort nettement du tableau ci-dessus que la taille moyenne des hommes n'a subi aucune influence, par le fait des variations, dans la force du contingent ou la durée de présence sous les drapeaux 2; il faut donc tenir pour dépourvue de fondement l'opinion de certains démographes qu' « enlever au mariage les sujets de haute taille, cela revient à donner une sorte de prime aux hommes de petite taille ».

Or, de 1818 à 1872, le tirage au sort, entre tous les garçons de 20 ans révolus, ne favorisait pas les participants d'après leur stature; le raisonnement précité n'aurait été vrai que si on eût établi un classement, par rang de taille, et appelé, successivement, jusqu'au

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