‹ La population du département du Rhône: Son évolution depuis le début du XIXe siècleChapitre 42 sur 71 · L’ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA MORTALITÉ DE 1801 A NOS JOURS · texte numérisé non relu

L’ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA MORTALITÉ DE 1801 A NOS JOURS

Nous avons vu qu’il était inexact de comparer les chiffres des décès à diverses époques dans une population, sans tenir compte des variations numériques de cette population. Cela est d’autant plus inexact que la population a vu ses effectifs varier dans des proportions plus considérables ; et c’est précisément le cas du Département du Rhône.

Nous avons établi des taux moyens de mortalité par période quinquennale, en établissant le rapport entre le nombre annuel moyen des décès pour chaque période comprise entre deux recensements, d’une part, et, d'autre part, le chiffre moyen de la population pour chacune de ces périodes envisagées. Nous avons pris pour chiffre moyen de la population pour chaque période la moyenne entre les chiffres des ‘deux recensements encadrant cette période.

L'examen des taux quinquennaux de mortalité ainsi obtenus nous montre une baisse quasi continue de la mortalité depuis le début du xix° siècle, jusqu’à notre époque.

Pendant le premier tiers du xix° siècle, les taux moyens, de mortalité sont compris entre 270 et 300 pour 10.000 habitants, correspondant à une mortalité extrêmement élevée ; ils ont été de 151 pour la période 1931-1935 et de 144 pour les deux années 1936- 1937. La baisse peut donc être évaluée à 50 %. Cette diminution de la mortalité a été progressive comme le montre la courbe des moyennes quinquennales de la figure.

Parmi les années exceptionnelles marquées par une mortalité spécialement élevée, il faut citer 1834 (14.250 décès, soit 300 pour 10.000, épidémie de choléra), 1843, 1854, 1859. Depuis lors les années les plus meurtrières furent 1870 et 1871 (21.450 et 20.140 décès, soit 320 pour 10.000 habitants) et 1918 (22.522 décès dus en grande partie à l’épidémie de grippe espagnole.

Page 1