LA MORTALITÉ PENDANT LES DEUX PREMIERS TIERS DU XIX® SIÈCLE
Pendant cette période, les taux bruts de mortalité dans le Département du Rhône sont presque constamment supérieurs à ceux de la France entière.
Taux bruts de mortalité
Périodes Rhône France entière 1806-1810 . . .... 272 263 ISLISI010 70. 270 269 1816-1820 . . .... 288 253 1821-1895... 283 247 1826-1850... . .... 292 255 HS ES fes RAS 274 260 1836-1840 . . .... 263 237 1841-1845 . . .... 243 227 1846-1850 . . .... 232 239 SALON, 247 241 LOS 60: 251 238 ISA GOT 0 231 229 1866-1870 . . .... 253 244
Si l’on tient compte du fait que le Rhône est alors en pleine période d’essor économique et industriel, bénéficiant d’apports incessants d’éléments de population jeune, et par conséquent d’une composition par âge dans laquelle prédominent les éléments jeunes et surtout adultes, on est étonné de cette mortalité si élevée et dépassant nettement celle de la France entière, dont pourtant la composition par âge était beaucoup moins favorable. A cette mortalité générale doivent correspondre certainement des taux de mortalité par groupe d’âges extrêmement élevés. Ils n’ont pas été calculés par département au cours du siècle dernier et nous manquons sur ce point de précisions qui seraient intéressantes.
Ce qui est certain et que vient confirmer cette statistique générale des décès, c’est que, au siècle der-
nier, si la mortalité générale était très élevée en France, elle l’était tout spécialement dans le Département du Rhône. La population ouvrière y vivait comme du reste dans tous les grands centres industriels à cette époque, dans des conditions d'hygiène déplorables : entassement dans des locaux malsains, durée excessive du travail, sous-alimentation. La mortalité infantile exerçait spécialement des ravages considérables.